‹ Le livre (volume 2)Chapitre 55 sur 322 · Op. cit., pp · texte numérisé non relu

Op. cit., pp

5. Nous l'avons donné également : voir notre tome III, p. 352.

4. En admettant qu'il n'y ait pas là une simple faute d'impression, — ser)>ent, au lieu de serpente, — nous remarquerons que la locution « papier serpent » manque dans Littré, dans Hatzfeld, dans Larousse, etc., qui tous ne donnent que « papier serpente ». Cf. Littré, up. cit., art. Serpente; — Hatzfeld, Dictionnaire général..., art. Serpente; — Larousse, op. cit., art. Papier, t. XII, p. 150, col. 5, et art. Serpente.

d'imprimerie ne se décharge des pages l'une sur l'autre. »

On remarque fréquemment, dans des volumes parus il y a deux ou trois siècles, ou même des volumes plus récents, des volumes publiés il y a cinquante ou soixante ans, que des feuilles entières, souvent même toutes les feuilles du livre, sont jaunies par l'encre d'imprimerie ; cette encre s'est altérée, décomposée en quelque sorte; l'huile quelle contient s'en est en partie peu à peu séparée, et étend tout autour des lettres une teinte jaunâtre qui finit par envahir toute la page. Une altération analogue peut se produire dans les anciennes estampes. Gabriel Peignot1 indique, d'après le « Dictionnaire de l'Industrie »

1. Dictionnaire raisonné de bibliologie. t. I, pp. 108-110. Namur, dans son Manuel du bibliothécaire (pp. ^3-255), a reproduit (et quelque peu tronqué) cet extrait de Peignot. en y joignant la note relative au nettoyage des estampes (cf. infra, pp. 92-95), sans mentionner une seule fois le nom de celui qu'il mettait si copieusement à contribution. De tels oublis ou supercheries expliquent le véhément article, véritable diatribe, publié par Quérard (la France littéraire, art. Peignot, t. VII. p. 18) sur le bibliothécaire Namur : « ... Un des plus déboutés plagiaires de M. Peignot, c'est, sans conteste, M. Namur, docteur en philosophie et en lettres. et bibliothécaire à l'Université de Louvain, qui, sous le titre de Manuel du bibliothécaire, a publié un livre qui offre une particularité peut-être unique jusqu'à ce jour: c'est que rien n'appartient à l'auteur dont il porte le nom: le titre même n'est pas de M. Namur. il l'a trouvé page ix du Discours préliminaire du Dictionnaire raisonné de bibliologie de M. Peignot. où on lit que cet ouvrage devait paraître sous le titre de Manuel du bibliothécaire. » Etc., etc.

sans spécifier davantage), le moyen suivant, —

Doyen aussi compliqué que suranné, nous devons

e reconnaître, — de remédier à cet inconvénient :

On ôte d'abord la couverture du livre qu'on veut

et lover, ensuite on prépare une lessive avec de la

ndre de sarment de vigne; il ne faut point que la fessivesoit trop forte; pour cet effet, on met un boisseau de cendre sur quatre seaux d'eau de rivière; on la fait bouillir plusieurs heures pour que l'eau se charge des sels de la cendre ; on lalaisse reposer l'espace de sept à huit jours ; on la tire ensuite à clair par inclinaison. On peut alors, avec cette lessive, nettoyer toutes sortes de livres et d'estampes, pourvu qu'ils ne soient point écrits ni peints avec encre ou couleurs gommées ; car il n'y a que l'encre d'impression qui résiste à ce blanchissage. On prend le livre que l'on veut lessiver, on le met entre deux cartons que l'on serre légèrement avec une ficelle, afin que la lessive puisse pénétrer entre les feuillets; dans cet état, on met le livre bouillir un quart d'heure dans la lessive préparée : on l'en retire ensuite ; on ôte la ficelle, et on le met en presse pour en exprimer toute l'eau qui sera chargée de sa crasse ; on le laisse sous presse un quart d'heure, puis on le remet de nouveau dans la lessive bouillante, comme auparavant. Après l'avoir passé une seconde fois à la presse, on le met dans un chaudron plein d'eau de rivière, bouillante et propre, qui achève de le nettoyer parfaitement, et d'en enle-

ver toutes les taches de graisse et de crasse, sans que le papier ni l'impression en souffrent. S'il y avait quelques endroits qui ne fussent pas bien nettoyés, il faudrait recommencer le même procédé. Gomme, dans ces opérations réitérées, les lessives détachent une bonne partie de la colle du papier, qui, alors, n'ayant presque plus de corps, serait sujet à se déchirer, on y remédie en mettant le livre par deux fois dans de l'eau d'alun, et même alors il pourra souffrir récriture sans boire l'encre. On fait ensuite sécherle livre sur des ficelles, en éparpillant un peu les feuillets (pour qu'ils n'adhèrent pas ensemble), dans un endroit qui ne soit point exposé au grand air ni au grand soleil. 11 faut qu'il sèche lentement. On peut. en suivant la même méthode, blanchir les estampes. et, lorsqu'on veut les faire sécher, on doit avoir les mêmes précautions, et les suspendre à des ficelles avec de petites fourchettes en bois1. »

Gabriel Peignot ajoute ici en note2, que si les estampes sont couvertes soit d'une teinte jaune provenant de ce qu'elles ont été imprimées avec de l'encre dont l'huile n'a point été assez brûlée, soit d'une teinte rousse, assez semblable à la précédente, et qui leur vient d'avoir été exposées à l'air, on fait

1. Ou plutôt, comme nous allons le voir, mettre ces estampes sous presse (pour les empêcher <l<> gondoler), après en avoir « pompé >• l'eau au moyen d'un linge bien propre, puis de buvard blanc.

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