Tome II. p
ï. Lorsqu'un livre porte des annotations manuscrites dans
Oui, la meilleure manière de prouver à nos livres tout le cas que nous faisons d'eux et toute l'affection que nous leur portons, c'est, non de les considérer comme « sacrés », à la façon des Cantiques de Lefranc de Pompignan1; mais, bien au contraire, de les fréquenter et compulser le plus possible, de les traiter en camarades et confidents, avec lesquels on aime à deviser et discuter, à se rappeler, conférer et s'épancher.
En terminant, pour prendre congé du lecteur el le laisser sur ce qu'on nomme la bonne bouche adressons à ces chers livres, comme un derniei
ses marges, nombre de relieurs ont la lies fâcheuse babii tudè de replier ces marges, de façon quelles ne soient pa i atteintespar le rognage. Ce procédé a deux graves inconvt'j nients : d'abord le feuillet ainsi traité se trouve marqu d'un pli ineffaçable, se trouve cassé, et jamais, sous aucu prétexte, il ne faut casser un feuillet: en second lieu, le annotations faites au crayon d'un côté du pli se reporter naturellement de l'autre côté, lorsque le volume est près* et passé au cylindre : il en résulte que la note devient toul surchargée, màchurée et illisible. Le meilleur système suivre, c'est d'exiger du relieur qu'il intercale, deva chaque page contenant des notes au crayon, une feuille < papier pelure, — feuille protectrice, qu'il sera loisible d'e lever une fois la reliure terminée: et ensuite et surtout, possible, — les relieurs, on s'en souvient (cf. t. III. pp. 3 et suiv.), sont d'acharnés et terribles- tondeurs . — de pas rogner le livre.