L'Art de former une bibliothèque, pp
2. Cf. le mot de Virgile : « On prétend que Virgile, interrogé sur les choses qui ne causent jamais ni dégoût ni satiété, répondit qu'on se lassait de tout, excepté de comprendrC; — prœler intelligere. » (Littré, ap. Sainte-Beuve, Nouveaux Lundis, t. V, p. 215.) « Il n'y a pas dans ce monde une joie plus vraie ni plus ardente que de voir une grande intelligence qui s'ouvre à vous. » (Gœthe, Werther, trad. Louis Énault, p. 105.)
5. « Il est bon d'exercer son esprit pour se procurer des plaisirs à tous les âges; il est bon de se former des plaisirs intellectuels qui servent d'cntr'actes aux plaisirs des sens.... •> (SÉNAC de Meilhan, np. Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. XII, p. 475.)
lence, dit M. Alfred Mézières (1820-....)*; il nous a rendu les mondes anciens, lalin et grec; il a l'ait reculer toutes les barbaries, et il contient en lui., chaudes et vivaces, toutes les améliorations que nous doit, que nous donnera l'avenir. Travailler pour le Livre, c'est donc faire œuvre d'homme d'Etat, de philosophe, de prêtre laïc, de propagateur, de coopérateur et de semeur des idées généreuses, qui nous rendront plus douce la vie et plus facile l'espérance. »
Dans la Vie littéraire, dans la Beli(jion des lettres, dans d'autres ouvrages encore, M. Albert Collignon (1859-....) s'est spécialement occupé du sujet que nous traitons ici, des livres et de la lecture. « L'art de lire a sa place dans Fart de vivre, écrit-iP. Les sensations les plus agréables, même les plus violentes, s'usent par la répétition, mais la lecture est un plaisir si varié, toujours si différent de lui-même, qu'il ne peut conduire à l'ennui. »
« Les Lettres sont la source paisible, charmante et féconde, d'où dérivent le bon style et la bonne vie, le bien dire et le bien agir, l'éloquence, l'art et Fhéroïsme^. »
« On a parfois comparé, écrit encore M. Albert
1. Ap. Léon-Félix de Labessade, V Amour du livre, p. ."»L (Paris, Imprimerie nationale; 1904.)