Peignot, op. cit.; t. I, p
mait la quatorzième lettre des Provinciales de Pascal un chef-d'œuvre d'éloquence égal à tout ce que l'antiquité a le plus admirée Dans les Instructions qu'il adresse à son fils, on voit quelles lectures il lui conseille : ce sont, par exemple, la seconde partie du Discours sur Vhistoire universelle de Bossuet, divers ouvrages^ de Grotius, de Pufendorff, de Domat, d'Arnauld, de Malebranche, Nicole, Quintilien, etc. Montesquieu (1689-1755) faisait de Tacite sa lecture favorite. « J'avoue, dit-il % mon goût pour les anciens; cette antiquité m'enchante, et je suis toujours prêt à dire avec Pline : « C'est à Athènes « que vous allez; respectez les dieux «. Il faisait particulièrement cas de Télérnaque, « l'ouvrage divin de ce siècle, Télémaque. dans lequel Homère semble respirer^ ». Eschyle, Euripide, Sophocle, Plutarque, Aristote, Platon, Cicéron, Suétone, Virgile, etc., étaient encore au nombre de ses favoris. « Deux chefs-d'œuvre : la mort de César dans Plutarque, et celle de Néron dans Suétone, » écrit-iP. Parmi les modernes, il estimait particulièrement Crébillon : « Nous n'avons pas d'auteur tragique