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Les Passionnés du livre, pp. 127-1*J

que l'atmosphère pouvait être ce jour-là chargée d'humidité; avant d'entrer dans son cabinet, ils changeront de costume, mettront chacun une robe de chambre (il en a deux toutes neuves pour cet usage), un bonnet et des pantoufles, leurs vêtements et leurs chaussures ordinaires pouvant introduire delà poussière, — la chose la plus pernicieuse pour les livres. Ce sont, du reste, des précautions auxquelles il se soumet lui-même. Les deux amis acceptèrent; mais ce fut inutile' : il traîna la chose en longueur, et finalement mourut, laissant cependant sa fameuse bibliothèque à l'État ; mais, ajoute M. Firmin Maillard, avec des stipulations qui n'avaient d'autre but que d'écarter autant que possible de ses diables de livres les malheureux lecteurs ^ »

1. Edmond Texier, dans son volume les Choses du temps présent (pp. 147-148) fait un rôcil qui diiTère sensiblement de celui de M. Firmin Maillard. 11 se borne à dire, sans le nommer, que le baron Westreenen contraignait ses amis les plus intimes, lorsqu'ils manifestaient le désir de visiter ses richesses, « à l'humiliante condition de revêtir par-dessus leur habit une grande robe sans manches et sans ouvertures pour laisser passer les bras ». Touchante confiance !

2. La Bibliolhcque ou Muséum Meermanno-Weslreeninnum, ([ui occupe à la Haye un local distinct de la BibIiothè(iue royale, sur les confins de la ville, au bord du canal dit Prinzessegracht, n'est ouverte au public que les premier et troisiènfe jeudis du mois. — A propos du baron Westreenen, rappelons qu'il s'est spécialement occupé de l'iiisloire de l'imprimerie dans les Pays-Bas, et s'est tout particulièrement attaché à prouver que la première idée de l'emploi des caractères mobiles est due aux Hollandais, — à Laurent Coster, de Harlem, — idée qui sest ensuite perfec-

Le comte de Labédoyère (xix® siècle), dont nous parle encore M. Firmin Maillard', était de même un bibliomane et bibliotaphe implacable. « Il avait inventé Tart de coifTer les livres, c'est-à-dire de les emprisonner dans un carton, qui ne laissait de visible que le dos ; il ne les prêtait jamais et ne les communiquait même pas, ce dont nous ne pouvons le blâmer »

Si nos livres n'étaient que des objets de luxe, s'ils ne devaient servir que pour l'ornement et la montre, volontiers, si beaux, si merveilleux qu'ils fussent, nous suivrions les généreuses recommandations de M. Mouravit, et conclurions avec lui que le devoir de tout bibliophile est d'ouvrir libéralement à tous sa bibliothèque, de doubler et tripler

tionnée à Strasbourg et à Mayence. Cette thèse, dont l'erreur est pleinement démontrée aujourd'hui, — puisque « Laurent Coster, né en 1370, avait soixante-dix ans en 1440, époque la plus éloignée qu'on puisse attribuer à la découverte de l'imprimerie, et que cette année même est celle où il est mort » (Ambroise Firmin-Didot, Essai sur In typoyrupliie, col. 590). — a été également soutenue par un autre bibliographe hollandais, le baron Gérard Meerman (1722- 1771), père du comte Jean Meer.max (1753-1815). C'est ce dernier qui a laissé à la ville de la Haye la riche bibliothèque de son père, bibliothèque qu'il avait lui-même beaucoup augmentée, et qui a été réunie à celle du baron Westreenen.

1. 0/1. cil., p. 5. Sur le comte de Labédoyère, cf. supra, p. 220, n. 2.

ainsi son bonheur par le bonheur dautrui. Tout en déplorant ces négligences et ces dégradations, en nous indignant contre ces soustractions, ces escroqueries, plus ou moins dissimulées ou efîrontées, nous passerions sur elles condamnation.

Mais, pour nous, et selon notre méthode et nos principes, nos livres sont à la fois des confidents et des instruments de travail : ils peuvent porter trace, dans leurs marges ou sur leurs gardes, de nos réflexions. de nos recherches, de nos comparaisons ou hésitations, et ces confidences n'appartiennent qu'à eux seuls et à nous seuls.

En outre, vous en avez sans cesse besoin, de vos livres, vous liseur, travailleur et fureteur. — et de tous, sans distinction ni prévision possibles. Tel mol entendu, telle bribe de causerie, tel aiticlr dr journal, tel passage de roman, une rencontre, une allusion, un événement ou incident quelconque vous amène et vous oblige, presque à tout instant, à consultertel ou tel de vos volumes; et, remarquezle bien, c'est toujours le livre absent qui vous fera défaut, toujours, comme par un fait exprès, celui-là que vous voudriez feuilleter. Ayez-les donc toujours tous sous la main, en état de répondre immédiatement à votre appel. — et. pour cela, hélas! n'en prêtez pas.

INDEX ALPlHABÉTIQUE

Abauzit : 7.

Abd-Allatif, médecin arabe : 266.

Abeilles (les), comparées à certains lecteurs: 63 et s.

About (Edmond) : 178.

Abraham : 94.

AccuRSE : 148.

Addison : 117.

Aimé Martin : 118.

AïssÉ (Mlle) : 277.

Albany (comtesse d') : 75.

AldeManuce : 82, 145,257.

Alembert(d') : 154, 199, 2"9, 280, 529, 555.

Alexandre le Grand : 220.

Alexandre Polyhistor :

Alfieri : 57, 84.

Alkan aîné : 255, 296, 298.

Almeloveen (Jans.) : 145.

Ambroise (saint) : 95.

Ajupère (André-Marie) 175, 176.

Ampère (Jean-Jacques)

Amrou-ben-Alas, lieutenant d'Omar : 266, 2(i7.

Amyot (Jacques) : 64, 95.

Anacréon : 122.

Ancillon (David) : 72, 85,

Anne de Bretagne : 296.

Annotations manuscrites sur les livres : 79 et s.

Appien : 55.

Argent (l'j, sa toute-puissance, « le nerf et le dieu de la littérature d'aujourd'hui » (Sainte-Beuve) :

207 et s.

Argental (comte d') : 56.

Argilète (1'), quartier de Rome habité par les libraires : 540.

Arioste (l') : 107, 121.

Aristippe de Cvrène : 9Î.

Aristophane- : 122.

Aristote : 70.

AnsouiLLE (milord l') : 209.

Artois (comte d') : 501.

AssELiNEAu (Charles) ; 544,

.\trectus : 540.]

Aubert (abbé) : 157.

AuBiGNÉ (Agrippa d'i : 61.

Aubry (J. -Thomas) : 541.

1. Les cliillVes i;ras (éyvjjUennes) indiquent des pages contenant des renseignements détaillés.

INDEX ALPHABÉTIOUE.

AUC4USTE, empereur : 108,

Augustin (saint) : 19, 56, 285.

AuMALE (duc d') : 221.

AusoNE : 97, 155.

Auteurs anciens: 161 et s.,

180 ; — modernes : ICI et s.

Voir Gens de lettres.

AvENEL (Georges) : 107.

Bacon (François), chancelier :95, 115.

BAGFORD(John) :277.

Baillet : 1 1<).

Baillière (Henri) : 252, 257.

Bailly (Sylvain) : 212.

Baluze (Etienne) : 85, 555.

Balzac (Guez de) : 62.

Balzac (Honoré de) : 21, 107, 112, 185, 200, 201, 210, 222, 507.

Baranzane ou Baranzanus:

Barbey d'Aurevilly : 210.

Bardoux (Agénor) : 57, 109.

Barl.teus : 245.

Barracand (Léon) : 9.

Barrère, conventionnel :

Barrientos (Lope de) : 272.

Barthélémy (abbé) : 125.

Basile (saint) : 225.

Bathis : 551.

Bayle:72,155,142, 146, 195.

BÉGiN (E.-A.) : 288, 2S9.

Bégon (Michel) : 551, 552.

Bensinger (Max) : 521,522.

Bkntkowski (Félix), historien : 240.

Beraldi (Henri) : 147.

Bergier : 116.

Bernard (Mlle) : 116.

Bernard (saint) : 144.

Bernardin de Saint-Pierre : voir Saint-Pierre (Bernardin de).

Béroalde de Verville :

BÉROSE, historien : 265.

Berouin : 44.

Berthoud (Henry) : 252.

Bertin (Armand) : 228.

Bkssarion (cardinal) : 95.

Beyle (Henrij : voir Stendhal.

Bible (la) : lOS, 110, 112,120.

Biblioclastes : 263 et s.

Bibliokleptes : 218.

Bibliolàtres : 216 et s.

Bibliomanes : 216 et s., et fjassim.

Bibliophile Jacob : voir Lacroix (Paul).

Bibliophile (un) [Etienne Mulsantj, auteur d'un ouvrage sur les Ennemis lies livres : 297.

Bibliophiles : 216 et s., et jxt^^sim ; « le véritable bibliophile est celui qui a déjà lu tous les livres qu'il possède... «(Tenant (io Latour) : 256.

Bibliophilie, le bonheur de la — : 150-151.

Bibliophobes ; 263 et s.; « nos grands seigneurs de la politique, de la banque, etc., sont gêné-

INDEX ALPHABÉTIQUE

ralement bibliophobes »

(Charles Nodier) : 501.

Bibliotaphes : 218.

Bibliothèque, — de Daniel Huet: 27-29; — de Jacques de Thou : 28 ; — nombre de volumes que possèdent les bibliothèques des principales villes du inonde: 90 et s. ; — Bibliothèque Nationale : 90;

— de l'Arsenal : 91, 511 ;

— Mazarine, Sainte-Geneviève, etc. : 91 ; — de la Sorbonne : 91,514; — Palatine (d'Heidelberg) :

91, 274; British Muséum (à Londres) : 92; bibliothèque d"()xford (Bodlèienne) : 92, 2(ii, 515 et s.; — Ossolinski (à Lemberg) : 92 ; — Angélique, Barberini , Casanatense ou de la Minerve, Alexandrine ou de la Sapienza, Vaticane, etc. (à Rome) :

92; — Marjlkibecdiiana :

92, 259; — Mediceo-Laareaziana, Marucellidna, Riccanliana (à Florence) :

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