Et ses Annales aussi sans doute
2. Comme Mably, Vertot et Saint-Réal sont présentement bien abandonnée et pourraient être supprimés de cette liste.
5. Nous ajouterions volontiers ici deux autres ouvrages de Voltaire, l'Essai sur les mœurs et le Siècle de Louis XIV, — sans parler du Dictionnaire philosophique, qui auiait immanquablement pris place dans une des sections précédentes. Mais que d'autres historiens mériteraient de figurer aujourd'hui sur cette liste! Le cardinal de Retz, Saint-Simon, etc.; et Augustin Thierrj', Michelet, Taine, etc. Nous ne manquerions pas non plus d'ajouter aux Considérations sur les causa de la (jrandeur des JRomains et de leur décadence de Montesquieu, l'Esprit des lois et les Lettres persanes. II est à remarquer, en outre, que nulle mention n'est faite ici ni de Dante, ni de Shakespeare, ni de Rabelais, ni de Jean-Jacques Rous-
d'Auguste Comte (1708-1857)', où se trouve une liste de inO volumes ou ouvrages destinés à composer la « Bibliothèque positiviste au xix' siècle »: — les « Catalogues des bibliothèques de Napoléon p'^ » (bibliothèques de voyage, de la Malmaison, des Tuileries, etc.), publiés par M. Gustave Mouravit, dans son étude sur « Napoléon bibliophile » - : — le « Catalogue de livres (au nombre de AT)), choisis par la Société Franklin pour les bibliothèques populaires »^; — et les plans de bibliothèques insérés
seau, ni de Diderot, tous reconnus aujourd'hui pour des écrivains de premier ordre, mais qui, du temps de Peignol, n'avaient pas obtenu la renommée qu'ils ont acquise depuis.
1. Pages 57-40. (Paris, sans nom d'éditeur. En vente, 10, lue Monsieur-le-Prince, 1890; ô- édit.)
2. Revue bibUo-iconofjraphique, mai lOO-ï à 1903. \o\v notamment le numéro de décembre 190.3, pp. 589-591, où se trouve une lettre relative au projet de l'cmpoiour (projet qui ne fut jamais exécuté) de faire imprimer une bibliothèque d'un millier de volumes pour son usage particulier. « Les volumes — imprimés sans marges, pour ne pas perdre de place, — seraient de cinq à six cents pages, reliés à dos brisé et détaché, et avec la couverture la plus mince possible. Cette bibliothèque serait composée d'à peu près : 40 volumes de Religion; 40 des Épiques (Homère, Lucain, le Tasse, Télémaque. la Henriade, etc.); 40 de Théâtre; 60 de Poésie; 100 de Romans; 60 d'Histoire. Le surplus, pour arriver à 1000, serait rempli par des Mémoires historiques de tous les temps. • Etc.
3. Dans le Magasin pittoresque, 1871, p. 159. Ce « Catalogue • est suivi de « Conseils aux fondateurs de bibliothèques populaires ». Sur ces bibliothèques et sur « une bibho- Ihèque de pauvres gens ■-. voir les considérations émises par Lamartine, dans la préface de Geneviève, histoire d'une servante, pp. 25 et s. (Paris, Librairie nouvelle, 1855):- ...Ainsi,
dans les Notes et Réflexions d'un lecleur, de M. Albert CoLLiGNON ^ ; dans Fra i libri., de MM. Guicciardi el V . DE Sarlo- ; dans le Bonlieur de vivre, de sir John LuBBOCK^; etc.
Cette a liste de cent bons livTes », donnée par sir .John Lubbock dans ce dernier ouvrage, et formée par un auditoire d'ouvriers anglais, est, bien entendu et inévitablement, composée surtout de livres anglais. Les noms de Corneille, de Racine, La Fontaine, Montesquieu, Diderot, J.-J. Rousseau, etc., sont omis ; mais on y voit resplendir ceux de Bunyan, de Keble, White, Smiles, etc. Comme lavoue, du reste, spontanément l'auteur ^ : « Si je m'étais adressé à un auditoire français, ma liste aurait été très différente ».
(le tout ce qui compose une bibliothèque complète pour un homme du monde ou pour une académie, à peine pourrait-on extraire cinq ou six volumes français à l'usage el à l'intelligence des familles illettrées, à la ville ou à la campagne... » (p. .30). « Il n'y a que les gens de loisir qui l)euventlire des Uvres en beaucoup de volumes.... >• (p. 45). (Pour le peuple, il faut des ouvrages de peu d'étendue : nous voilà loin des romans-feuilletons!) Etc.