Cité par Gabriel Guillemot, journal le Rappel, 5 mai
4. Cité par Gabriel Guille.mot, ibid. On trouve, dans cet article de l'érudit et spirituel Gabriel Guillemot (1855-1885),
la gardienne de la liberté, la presse gênée en est le fléau. L'opinion publique, voilà le seul juge compétent des opinions privées, le seul censeur légitime des écrits.... La liberté de la presse n'inspire de terreur qu'à ces gens usurpateurs d'un crédit et d'une considération de mauvais aloi, forcés de s'avouer intérieurement combien leur est nécessaire l'ignorance publique. »
^IiRABEAU (1749-1791) proclame de même que « c'est la liberté de la presse qui est le palladium de toutes les libertés' ».
SiEYÈs (1748-1856) pareillement : t Point de liberté publique et individ uelle sans la liberté delà presse * » .
a Le grand remède de la licence de la presse est dans la liberté de la presse, déclare Camille Desmoulins (1762-1794)^; c'est cette lance d'Achille qui guérit les plaies qu'elle a faites. »
« La presse est une nécessité sociale plus encore
nombre d'autres citations se rapportant à notre sujet, à l'iinjiortance et à la lil)erté de la presse, entre autres, cette sentence de SocRATE : ■< L'univers pourrait aussi facilement se passer «lu soleil que les institutions libérales de la liberté de la parole -.
\. Mirabeau, Adresse aux Bataves, xxvi : Mirabeau, sa vie, ses opinions et ses discours, par A. Vermorel, t. Il, p. 159. (Paris, Bibliothèque nationale, 1865.)
2. Ap. Eugène Dubief, le Journalisme, p. 504. (Paris, Hachette. 1892 ; Bibliothèque des Merveilles.)
5. Le Vieux Cordelier, n° VII: Œuvres, t. III, p. 152. (Paris, Bibliothèque nationale, 1869.) Dans ce même numéro du Vieux Cordelier (p. 119), Camille Desmoulins cite cette maxime de Sylvain Bailly, le maire de Paris (1756-1793) : « La publicité est la sauvegarde du peuple ».
qu'une institution politique, » affirme Royer-Collard (1765-1845)'. « Fondez la liberté de la presse, dit-il encore*, vous fondez du même coup toutes les libertés. »
« La presse, machine quon ne peut plus briser, continuera à détruire l'ancien monde, jusqu'à ce qu'elle en ait formé un nouveau, » a prédit Chateaubriand (1768-1848), qui ajoutait : « La liberté de la presse a été presque l'unique afl'aire de ma vie:... j'y ai sacrifié tout ce que je pouvais y sacrifier : temps, travail et repos'- ».
« Laissez dire, laissez-vous blâmer, condamner, emprisonner, écrit Paul-Louis Courier (1772-1825). dans son Pamphlet des pamp/ilet'<^; laissez-vous pendre, mais publiez votre pensée. Ce n'est pas un droit, c'est un devoir, étroite obligation de quiconque a une pensée, de la produire et mettre au jour pour le bien commun. La vérité est toute à tous. Ce que vous connaissez utile, bon à savoir pour un chacun, vous ne le pouvez taire en conscience. Jenner, qui trouva la vaccine, eût été un franc scélérat d'en garder une heure le secret; et comme il n y a point d'homme qui ne croie ses idées utiles, il n'y en a point qui ne soit tenu de les communiquer et répandre