Pièce XXXIV
Mais peu à peu dans ces poèmes, apparaît une noie que nous n'avions point entendue jusqu'ici. Jadis, il attestait leur commune innocence ; aux scrupules d'Adèle, il opposait l'inaltérable pureté de leur tendresse ; il en prenait à témoin tour à tour et le Dieu qu'elle adore, et le souvenir de sa mère, et ses enfants, à elle. Plus jamais maintenant, nous ne trouvons rien de pareil. Au contraire, on lit des mots qu'on n'ose interpréter. N'a-t-il point lair d apaiser des remords, — et non plus des scrupules, — quand il parle de « blâme », encouru dans cet amour « trop cher » où « deux cœurs ont failli », de «sens émus» et de « fragile oubli », de « faute » qu'efifacera la constance et que le temps lavera*? Ailleurs, que signifie cette explication donnée de son silence? quel est ce bonheur si grand qu'on doit se taire quand on en est « pris »?quel est ce bien, le « seul réel », dont Tâge le sèvrera^?