CHAPITRE XXIV
Hénoch voit sept montagnes splendides et un arbre merveilleux.
1. De3 là je passai dans un autre lieu de la terre, et il me montra une montagne ^ de feu qui jetait des flammes jour et nuit. 2. Je marchai'^ dans sa direction et je vis sept mon-
1 « Sans interrompre » manque dans G.
2 « Qui poursuit, » d'après le grec. — Tous les manuscrits éthiopiens portent : « qui brûle, « yenaded, au Heu de yesaded.
3 G, en surcharge et en titre : « Des sept montagnes splendides. »
a« Et je vis un feu qui courait; » « ardent » manque dans le grec.
b « Cette course du feu, c'est le feu de l'occident, celui qui chasse, » etc.
c Après « et il me montra des montagnes de feu qui brûlaient >), lacune jusqu'à « nuit ».
(i « Et au delà d'elles, je m'avançai et je vis sept montagnes, toutes magnifiques, et chacune dillerente des autres, dont les
voir XXV, 7 ; xxvii, 5 ; xxxvi, 4 ; xxxix, 9-12; xlvhi, 10; Lxxxr, 3 ; lxxxiii, 11 ; Lxxxiv; xc, 40.
4. D'après Dillmanu , ce feu qui poursuit les luminaires serait, dans la pensée de l'auteur, la masse ignée qui fournirait lumière et chaleiH" aux astres en courant de l'un à l'autre.
XXIV, 2. Sept montagnes, c'est-à-dire sept pics ou sommets composant la chaîne de montagnes qu'il a vue de loin (y. 1). Le plus élevé de ces pics est le trône de Dieu (xxv, 3). Cf. xvni, 0-9, qui place ces montagnes au sud.
64 LIVRE D'HÉNOCII XXIV, 3-5.
tagnes magnifiques, toutes différentes Tune de l'autre, et des pierres précieuses et belles, et toutes étaient splendides , d'une apparence magnifique et d'un aspect admirable : trois du côté de l'orient appuyées lune contre l'autre, et trois vers le midi l'une au-dessus de l'autre ; et (je vis) des vallées profondes et sinueuses * ; aucune n'approchait de l'autre. 3. La septième montagne était au milieu d'elles; elle les dépassait •* toutes comme un trône 2, et des arbres odoriférants l'entouraient. 4. Parmi eux se trouvait un arbre ^ dont * je n'avais encore jamais senti le parfum , et il n'y en avait pas de semblable parmi ces arbres ou d'autres ; il exhale une odeur au-dessus de tout parfum, et ses feuilles, ses fleurs et son bois ne se dessèchent ^ jamais; son fruit est beau, et il ressemble aux grappes du palmier. 5. Alors je
1 « Sinueuses » manque dans A.
2 « Et elle les dépassait toutes comme un trône, » d'après le grec. — L'éthiopien : « et (dans) leur hauteur elles ressemblaient toutes à un trône. »
3 « Un arbre. » — T ajoute en glose : « la croix. » — G, en surcharge et comme titre : >i Des arbres odoriférants. »
pierres (étaient) précieuses par (leur) beauté, et toutes (ces montagnes) étaient précieuses et magnifiques et d'un bel aspect, appuyées < trois vers > le levant l'une à l'autre, et trois vers le midi l'une à l'autre. Et (je vis) des ravins profonds et rocailleux , » etc.
^ (1 Et elle les dépassait en hauteur, semblable au siège d'un trône. »
f> <■ Que je n'avais jamais senti, et personne autre n'a été charmé par lui, et il n'y en a pas de semblable à lui. »
c <( Et (cet) arbre ne dépérit jamais, et ceux (?) autour tlu fruit (sont) comme les grappes des palmiers. » — Diels propose de lire : « les fruits qui sont autour de lui, » oi oà tteci aùxô xapirot, au lieu de ot oà Ttepl rbv x'/pTrov.
5. L'arbre d'un aspect agréable et d'une odeur suave est l'arbre de vie. Voir infra, xxv, 4-6.
dis : <( Le bel arbre ^ ! Il est beau à voir, son feuillage est gracieux, et son fruit est d'un aspect très agréable '"'. » 6. Alors Michaël, l'un des anges saints et glorieux *, qui était avec moi, et qui était préposé à ces (arbres), me répondit.