‹ Le Livre d'or de Sainte-BeuveChapitre 23 sur 45 · I. — POÉSIE · texte numérisé non relu

I. — POÉSIE

1. — Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme. Paris, Delanglc frères, (Imp. G. Doyen), 1829; in-16, 2 f., 243 p.

Pseudonyme. — Au verso du faux titre, épigraphes empruntées à saint Augustin et à Sénancour.

B. F., 4 avril 1829, n° 2109.

L'exemplaire de la Bibliothèque Sainte-Geneviève (A 62459. Réserve) porte cette dédicace :

A mon bien cher ami Edouard Deloètne.

S1«-Belve.

1\ — Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme. Deuxième édition. Pains, A'. Delangle, (Imp. Pinard), 1830; in-8, 2 f., 345 p.

Pseudonyme. — Faux titre en caractères gothiques; au verso, épigraphes empruntées à saint Augustin et à Sénancour; titre en caractères gothiques.

B. F., 30 octobre 1830, n° 5917.

Dans cette seconde édition, la Vie est datée (p. 41) de « Paris, février 1829 • et Ton trouve pour la première fois les poésies suivantes :

A Madame F. Le fleuve Poésie épand ses chastes eaux (p. 199-203\ — Pour mon ami Uliuc G... (p. 227-233). — I. Au temps de nos amours, en hiver, en décernai e. — II. Sonnet. // est au mowle un lieu, quel lieu! quelles délices! — III. Le Coteau. V\ilà (feux ans, ici, c'était bien ce coteau. La première édition ne contenait que XVI11 pensées ; celle-ci, avec les pensées Vlll et XVII qui sont nouvelles, eu contient XX.

M. Adolphe Jullien a, dans sa bibliothèque, l'exemplaire de Renduel, en grand papier.

Voir l'article anonyme de S.-B. publié sur cetle édition dans Le Globe du 4 novembre 1830 et reproduit dans les Premiers Lundis, I, 407.

Quérard, dans la France littéraire, annonce unn nouvelle édition de Vie, poésies et pensées de Joseph Déforme, Paris, Eug. Renduel, 1830, in-8. Il nous a été impossible d'en voir un exemplaire; et cependant, que ce soit une nouvelle édition réelle, ou, ce qui est plus probable, la seconde édition de Delangle avec un titre de relais, il doit exister un Joseph Delorme. au nom de Renduel Les couvertures des tomes IV et V des Critiques et portraits littéraires (1839), celle des Pensées d'Août (1837) et des Consolations (1834), un extrait du catalogue de Renduel, g. d., mais probablement de 1835, in-8°de 11 pages, que possède M. Tourneux, indiquent : Joseph Delorme, Vie et poésies, 1 vol. in-8°. D'autre part, la deuxième édition des Consolations, publiée chez Renduel, en 1834, porte : Œuvres de Sainte-Beuve, Poésie, tome II, ce qui semble impliquer un tome I, qui serait Joseph Delorme. Eufin, le Feuilleton du Journal de la Librairie, du 15 novembre 1834, annonce les Livres pour élrennes en vente chez Renduel; on y voit : Sainte-Beuve, Poésie, Les Consolations, Joseph de Lorme (sic), 2 vol. Prix 15 fr. Il est vrai que, dès 1835, Renduel faisait réimprimer un titre pour son édition des Consolations. Voir n° 2b.

Voir les notes des n°* 8, 10 et 12.

2. — Les Consolations, poésies. Paris, Urbain Canely Levavasseur, (Imp. David), 1830; in-16,xxxii-237 p.

Anonyme. — Au verso du faux» titre, épigraphes empruntées à René et à la Vita solitaria de Pétrarque.

B. F., 27 mars 1830, n° 1670.

Longue dédicace : o A Victor H. » (p. v-xxxu), datée, à la dernière page, de décembre 1829.

La pièce VI : A M. A. de L , provoqua la belle épître de Lamartine : Oui, mon cœur s'en souvient de celte heure tranquille... recueillie dans les Harmonies poétiques et religieuses, où elle est accompaguée d'un curieux commentaire : o C'était en 1829. J'aimais alors beaucoup un jeune homme pâle, blond, frêle, sensible jusqu'à la maladie...».

L'exemplaire de la Bibliothèque nationale (Réserve p Y e. 227) porte cet envoi : * à Madame Nodier, hommage respectueux. Sle-BBUVE ».

2a. — Œuvres de Sainte-Beuve. Poésie. Tome II. Les Consolations. Deuxième édition. Paris, Eugène Renduel, (Imp. Plassan), 1834; in-8, 284 p., les xxvii premières (faux titre : Œuvres de Sainte-Beuve. Poésie., titre et dédicace : A Victor H.) numérotées en chiffres romains.

B. F., 20 décembre 1834, n« 6915.

Cette seconde édition est suivie de cinq pièces nouvelles, accompagnées de la note suivante (p. 233) : a On a cru pouvoir ajouter à la fin de ce recueil, et sans en déranger le ton, quelques pièces composées depuis 1830 ».

I. — A M. de Lamartine {Revue des Deux-Mondes, lor octobre 1832). II. — Vers tirés de Volupté.

III. — Épitre à M. Achille du Clésieux, auteur d'Exil el Patrie. Précy, 12 octobre 1834.

IV. — Sonnet : Heureux, loin de Paris, d'errer en ce doux lieu Précy, 9

octobre 1834.

V. Vers à Amaury, « qui auraient pu être imprimés à la fin du livre Volupté, auquel ils se rapportent... ». Précy, octobre 1834.

Ces trois dernières pièces ont été insérées depuis dans les Pejisées d'Août.

M. Adolphe Jullien possède les exemplaires mêmes de Renducl; l'un sur papier de Chine, l'autre en grand papier avec la couverture imprimée portant l'annonce suivante :

OEUVRES DE A.-C. (sic) SAINTE-BEUVE, belle édition in-octavo. Volupté, roman, 2 vol., 15 fr. — Critiques et Portraits littéraires, 1 vol. 8 fr. — Joseph Delorme, Vie et Poésies, 1 vol., 7 fr. 50. — Poésie française au xvi° siècle, 2 vol., 15 fr. — Les Consolations, 1 vol., 7 fr. 50. — Sous presse : Critiques et portraits littéraires, Ouvrage nouveau, 1 vol., 8 fr.

2b. — Les Consolations. Poésies. Deuxième édition. Paris, Eugène Renduel, (Imp. Plassan), 1835; in-8, 284 p., les xxvn premières numérotées en chiffres romains.

Faux titre : Œuvres de Sainte-Beuve. Poésies.

Même édition que la précédente avec un nouveau titre.

3. — Pensées d'Août. Poésies. Paris, Eugène Renduel, (Imp. Terzuolo), 1837; in-12, vn-219 p.

Anonyme. — La couverture porte au dos le nom : Sainte-Beuve.

B. F., 30 septembre 1837, n° 4971.

Avant-propos, sans titre (p. v-vn) :

« Le titre général de ce volume est tifé de la première pièce , comme c'était la coutume, dans plusieurs recueils poétiques des anciens .... ». Cette première pièce avait paru, en septembre 1836, dans le Magasin pittoresque (IV, 281-4), avec la note suivante : « Nous désirions, depuis longtemps, donner â nos lecteurs quelques vers (lui, par le caractère moral, s'accordassent avec le ton général de notre publication. M. Sainte-Beuve, avec qui d'anciennes relations d'amitié nous unissent, nous communique, comme pouvant répondre en partie à notre pensée, la poésie suivante; si notre public l'agréait, elle pourrait être suivie de quelques autres, et nous espérons que plus d'un poète y contribuerait...». Le mois suivant, le même recueil contenait (p. 377-383) : Monsieur Jean, Maître df École.

A la dernière page de la couverture, on lit l'annonce suivante : ŒUVRES DE A.-C. (sic) SAINTE-BEUVE, belle édition in-octavo : Volupté, roman,

2 V... 15 fr. — CRITIQUE ET PORTRAITS LITTÉRAIRES, 3 V... 24 fr. — JOSEPH DeLORME, Vie

et poésies, 1 v... 7 fr. 50. — Les Consolations, 1 v... 7 fr. 50. — Poésie française au xvie siècle, 2 v... 15 fr. — Sous presse : Port-Royal, 2 v... 15 fr.

En 1840, cette édition reçut une nouvelle couverture, imprimée chez A. Saintio, portant le titre suivant :

3\ — Pensées d'Août. Poésies par Sainte-Beuve. Paris, chez tous les Libraires de Paris et des départemens, 1840.

Épigraphe : C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais triste et solitaire lièpandre en secret ma prière Près des autels consolateurs .

A. de Lamartine.

Voir sur ce volume l'article de G. Planche dans la Rev. des D.-M. du l«r octobre 1837, ' p. 73-89; et dans le n° du 1er novembre 1837, à la On de la Chronique, la note relative à la « malveillance » à laquelle « la publication des Pensées d'Août a donné lieu dans la presse ». — Voir aussi la note des n" 9 et 12.

4. — Un dernier rêve. S. I. (Paris, Imp. Pommeret et Guénot), n. d. [1840]; in-8, 24 p.

B. F. 19 septembre 1840, n° 4639.

Anonyme. — Titre: « Un dernier rêve » et deux épigr.: Et pour jamais, pour ne plus revenir! (Schubert, Barcarolle.) — Jamais! ô jamais plus! (Mmo Tastu ) (p. 1, n. ch.); note en prose, sans titre : * Il fut court; il a commencé sur le plus vague et le plus tendre nuage de la poésie... » (p. 3, n. en.); Sonnet, traduit d'Uhland (p. 5, n. ch.); Sonnets. A deux Soeurs. I. A Mademoiselle Frédériqub... (p. 7, n. ch.); II. A Mademoiselle Éliza-Wilhelmine... (£. 8); Sonnet: J'ai fait le tour des choses de la vie (p. 9, n. ch.); Paroles, vœux d'un cœur amoureux et timide (p. 11, n. ch.); On parlait de la mort ; un ami n'était plus (p. 13-14); A deux Soeurs. Sur un exemplaire de la Marie de Brizeux. Dans un chagrin (p. 15, n.ch.); (Un jour qu'on croyait avoir trouvé.) // est trouvé le bonheur et le charme (p. 17-18,/; Ne coulez plus, larmes de Poésie (p. 19, n. ch.); Note [en prose]. Un canevas. (Le rêve était détruit avant que la pièce songée fût éclose), (p. 21., n. ch.) Au bas de la p. 21 le nom de l'imprimeur. Les p. 22 à 24 sont blanches. — Voir la note du n° 6.

5. — Livre d'Amour. Paris, (Imp. Pommeret et Guénot), 1843; in-12, 2 f., (faux titre et titre), 108 p., la d. n. ch.

Anonyme. — Épigraphe au verso du faux titre :

Amor ch'a nullo amato amar perdona.

Dante.

B. F., 11 novembre 1843, n° 5157.

Les pièces de ce recueil de poésies, numérotées de 1 à XL1, sont suivies de « quatre pièces finales », au sujet desquelles il est dit, page 103 :

« On a pensé que les quatre pièces suivantes, bien qu'elles ne se trouvassent pas classées parmi celles du Recueil, se rapportaient a la même passion, dont elles exprimaient ou le déchirement ou la décroissance ».

La plus ancienne date du volume est celle de la pièce IV (L'Enfance d'Adèle)'. 9 août 1831 ; la plus récente est celle de la dernière pièce : décembre [1837 ?].

D'après une note manuscrite de P. Ghéron sur l'exemplaire annoté par Sainte-Beuve et relié à la suite des Poésies complètes (Paris, Charpeutier, 1840) qui se trouve à la Bibliothèque nationale (Y e 4800, 4801), ce livre aurait « été tiré à 500 exemplaires, qui ont été détruits par l'auteur, sauf quatre ou cinq donnés, lors de l'impression, à différentes personnes (MmM d'Arbou ville, de Rozan, Hortense Allart, etc.), un paquet de 10 ou 12 trouvé chez Fauteur après sa mort et 7 qu'il a corrigés et annotés de sa main et fait relier avec différents ouvrages... ». Mais le testament même de S.-B., écrit, un mois après le dépôt du volume, le 19 décembre 1843 et annexé à sa lettre du môme jour adressée à Juste Olivier, parle de 204 exemplaires « plus un paquet de bons à tirer » qui semblent bien représenter la totalité de l'édition: • 202 brochés en vert, 1 exemplaire mal broché en jaune, 1 exemplaire non broché, de bonnes feuilles».

Voir : E. Lemaltre : Le Livre d'Amour (n° 181) ; L. Séché: Sainte-Beuve, II, 55-74 (n° 197); G. Michaut : Le Livre d'amour de Sainte-Beuve (n° 199) ; la notice de M. J.Troubat en tête de la réimpression annoncée ci-après (n* 5*>) ; Correspondance inédite de* Sainte-Beuve avec M. et M™* Juste Olivier, p. 346 (n° 148); et la note du n» M.

5\ — Livre d'Amour. Paris, (Imp. Pommeret et Guénot), 1843; in-8, 3 f., 108 p., la dernière non chiffrée.

On lit au verso du premier feuillet, avant le faux titre :

« Pour satisfaire la curiosité de quelques Bibliophiles, ce Livre, réimpression de l'édition originale, a été tiré à treize exemplaires numérotés sur papier vélin à la forme des Manufactures du Marais, plus un exemplaire sur papier de Chine. — Texte et imposition strictement conformes à ceux de « l'édition princeps ».

5b. — C.-A. Sainte-Beuve, de l'Académie française. — Livre d'Amour. Préface par Jules Troubat. Paris, A, Durel, (fmp. Ph. Renouard), décembre 1904; in-8, xv-187 p.

Même épigraphe que ci-dessus .

Il a été tiré 450 exemp. pet. in-8 sur pap. véliu, numérotés à la presse de 1 à 450; 50 exemp. in-8 sur pap. du Japon, numérotés de I à L; plus quelques exemplaires destinés à être offerts.

B. F. 3i décembre 1904, n° 12122.

Préface et P. -S. (p. v-xu); Note de l'éditeur (p. xm-xv). L'Ode au soir : Si quelque flûte de Sicile, non numérotée dans l'édition originale, porte le n° xx; par suite, la pièce xx de l'édition de 1843 : Un mot qu'on me redit, est numérotée xxi, et ainsi de suite jusqu'à la pièce xli devenue xlii. Dans la réimposition pour le tirage sur papier du Japon, les pièces xxvm à xxxn ayant été mêlées, on réimprime en ce moment les feuilles 15 et 16 de ces exemplaires; tout est régulier avant et après. — Les notes autographes de l'auteur qui se trouvent sur l'exemplaire de Paul Çhéron, donné à la Bibliothèque Nationale, ont été reproduites dans cette édition.

6. — [Poésies] s. I. n, d. ; in-8, 29 p. en partie non chiffrées.

Anonyme. — Recueil de treize pièces en vers et en prose, imprimées au recto seulement de chaque feuillet quand la pièce tient sur une page, ou au recto et au verso quand elle est plus longue, et ainsi composé : .

P. I, Épigraphe : Depuis déjà longtemps, je ne chante plus empruntée à un

« poète persan ». P. 3-4, Amie, il faut aimer,.. (Vers précédés de cette épigraphe : Je ne veux plus, je ne chercherai plus, me disait-elle. — Je répondais : ). P. 5-6, Chanson: Dans des coins bleus parsemés d'or. P. 7-8, Quand votre pure octogénaire. P. 9 (non chiffrée), Plus que narcisse et pâle tubéreuse. P. 11-12, Rondeau. A une belle Chasseresse. P. 13, Sonnet : Une soirée encore était presque passée, P. 15-17, Comment chanter quand VAmie est en pleurs? P. 19 (non chiffrée), Imité de l'Anthologie [en prose] : Ils disent que voire lèvre charmante,., P. 21, (En vue d'elle), [en prose] : Dans tamour même, à le prendre au vrai. [A la fin] : (Pensées morales), P. 23-25, A une chassekessb. Héroïde : Chez Tibulle9 autrefois. P. 27, Dans ces essors fougueux d'un galop insensé. P. 29, Sonnet : Oso?is tout et disons nos sentiments divers.

Les dix pièces de vers indiquées ici ont été réimprimées par l'auteur, sauf la seconde, sans leurs épigraphes ou arguments en prose, dans les Poésies diverses qui forment une sorte de supplément aux Poésies complètes de 1845 (1), et au tome 1er, p. 204-217 de l'édition de Poulet-Malaesis.

L'exemplaire décrit ici nous a été communiqué par M. Maurice Tourneux. Le Bulletin mensuel de la librairie D. Morgand, de novembre 1890, annonçait, sous le n° 19194, une plaquette contenant cette brochure reliée avec Un dernier rêve. Sur la garde, S.-B. avait écrit, au-dessous de sa signature : « Ces vers sont de moi ».

Pour plus de simplicité, nous conservons à cette plaquette la date approximative

(1) On trouve d'ailleurs dans cette édition de 1845 six de ces pièces : les 1»», 5°, 6% 7% 9* et 10e, plus la seconde, imprimée (p. 467-8) dans les Romances.

de 1844 qui lui a été assignée par M. G. Michaut : Sainte-Beuve avant les Lundis, p. 689.

7. — Poésies de Sainte-Beuve. — Joseph Delorme. — * Les Consolations. —

Bruxelles, E. Laurent, imprimeur-éditeur, place de Louvain, n° 547 , 1834; in-32, 384 p.

Ce volume reproduit le texte des éditions originales; il est terminé par la pièce empruntée à Arthur et iutitulée Désir : Eh quoi! ces doux jardins, cette retraite heureuse . . .

M. Maurice Tourneux possède, de cette jolie contrefaçon, l'exemplaire même de Sainte-Beuve, portant cet envoi : « A l'Auteur, respectueux souvenir. Dourdain, 4 mai 1837*. Le donateur est probablement Charles-Aristide Dourdain, le plus ancien secrétaire de Sainte-Beuve, dont il est parlé dans l'appendice, intitulé : Mes Secrétaires du tome IV des Nouveaux Lundis (p. 457-8).

8. — Poésies complètes de Sainle-Beuve. — Joseph Delorme. — Les Consolations.

— Pensées d'Août. — Paris, Charpentier, (Imp. Béthune et Pion), 1840 ; in-12, 2 f. 403 p.

Épigraphe : Hos inter si me ponere Fama volet!

Properce.

B. F., 25 avril 1840, n" 1806.

Préface (p. 1-2) : « On trouvera ici réunies toutes les poésies que j'ai publiées en volâmes jusqu'à ce jour, augmentées du petit nombre de celles qui me restaient à recueillir. Elles forment un ensemble qui se complète et auquel j'aurai désormais bien peu à ajouter... ».

Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme (p. 3-142). Les vers « A Madame F. » et ceux « Pour mon ami Ulric G. », ajoutés à la deuxième édition de Joseph Delorme, sont compris ici dans les Poésies diverses. Les Pensées sont au nombre de vingt comme dans la seconde édition, mais avec un paragraphe de plus à la neuvième.

Poésies diverses (p. 143-164 et 243-248); les Consolations (p. 165-241); Pensées d'Août (p. 249-364); Notes et Sonnets (p. 365-396); Romances (p. 397-399); Sonnet -Épilogue (p. 400).

Les vers : Pour de lointains pays (quand je devrais m'asseoir) (p. 389), dédiés ici « A J.-B. Soulié », portent dans les éditions suivantes le litre : a Elégie ».

9. — Poésies complètes de Sainte-Beuve. Édition revue et augmentée. — Joseph

Delorme. — Les Consolations. — Pensées d'Août. — Paris, Charpentier, (Imp. Crapelet), 1845; in-12, 2 f., 476 p.

Épigraphe : Hos inter si me ponere Fama volet!

Properce.

La couverture porte : a Nouvelle édition revue, corrigée et très augmentée », et la date de 1846.

Cette édition ne parait pas avoir été enregistrée par la B. de la F.

P. 1-2, Préface, datée d'avril 1840, avec un P. S. de décembre 1844, annonçant qu'on « a ajouté dans cette réimpression quelques pièces qui ne faisaient point partie de l'édition de 1840, en rattachant toutefois à ne pas rompre Vordre el la gradation des nuances, ce qui est important dans ces volumes de Sylves... ».

Cette édition contient 10 pièces nouvelles dans les Poésies diverses; 6 dans les

Pensées d'août; 4 dans les Notes et Sonnets ; 3 dans les Romances ; des vers en réponse à ceux d'Edouard Turquety (p. 463-464); et (p. 472), une Pensée omise parmi celles de Joseph Delorme, a intercaler après le numéro VI.

I. — Comment chanter quand l'Amie est en pleurs. — A une amazone: Dans ces essors fougueux d'un galop insensé. — Sonnet : Osons tout et disons nos sentiments divers,

— Pour mon ami Auouste Desplaces : De nos folles ardeurs, Amour, que lu l'amuses.

— Trois pièces de Moschits : Dans un souffle apaisé, quand rit la mer sereine. Pan aimait Écho, sa voisine. Quittant Pise et ses jeux, Alphée, au flot d'argent. — Sonnet : Le vieux coursier hennit aux escadrons fumants. — Imite d'Ovide : De tous les dons du Ciel, de tout ce que la Terre. — Sonnet : J'étais un arbre en fleur où chantait ma jeunesse.

II. — On parlait de la mort: un ami n était plus. — Le Joueur d'orgue :Nous montions lentement, et pour longtemps encore. — Sonnet : Mais dans Vautre moitié du rapide passage. — Sonnet : Taime Paris aux beaua- couchants d'automne. — La Fontaine de Boileau, Épitre : Dans les jours iV autrefois qui n'a chanté Bd ville? — Maria : Sur un front de quinze ans la chevelure est belle.

1 II. — Le dernier des onze sonnets de Cii. Lamb : Nous étions deux enfants à passer notre enfance. — (Un soir, le lendemain du sonnet de Lamb) : Paroles, vœux d'un cœur amoureux et timide. — Sonnet : Ces joints derniers, dans les airs, la Nature. — Sonnet, imité de Ruckert : Et moi je fus aussi pasteur en Arcadie.

IV. — Chanson : Dans les coins bleus parsemés d'or. — Ballade du vieux temps: A qui mnttoit tout dans l'amour. — (Un jour, qu'on croyait avoir trouvé) : // est trouvé le bonheur et le charme.

L'avertissement des Pensées d'Août, septembre 1837, est suivi d'un P.-S , de décembre 1844,oVi il est dit que «l'auteur a composé en tout quatre recueils de vers dans chacun desquels, n'aimant pas trop à se répéter, il aurait voulu avoir fait quelque chose de nouveau et de distinct. On a dans Joseph Delorme et Les Consolations les deux premiers de ces recueils; les Pensées d'Août sont le quatrième. Entre celui-ci et Les Consolations, il y a donc, à certains égards, une lacune, un intervalle [le Livre d'Amour]: la nuance certainement est autre... ».

10. — Poésies diverses. S. /. ( [Paris], De V Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, 9), n. d. [1845]; in-12, 1 f. (faux titre), 44 p.

B. F. 2 août 1845, n° 3953.

Anonyme. — Brochure sans titre, en tête de laquelle on lit (p. 1) : « (On a fait réimprimer ici, à un petit nombre d'exemplaires, et avec quelques additions, ces quelques pièces qui rappellent plus ou moins le ton de Joseph Delorme, et qui se placeraient naturellement après, dons le recueil des Poésies complètes. — Voir l'édition de 1845) ».

Ces poésies diverses ne forment pas, à proprement parler, un supplément au volume de 1845, car sur les trente-six pièces dont elles se composent, huit seulement manquent à cotte édition; ce sont : Épode. Le malin en passant sous r humide ramée (p. 4-5). — Quand votre père octogénaire (p. 8-9). — Plus que narcisse et pâle tubéreuse (p. 9). — A une chasseresse encore. Héroïde : Chez Tibulle, autrefois, Sulpicie à Cérinthe (p. 12-14). — A mon cher Marmier : Oh! oui, comme autrefois, comme aux jours de folie (p. 28-30). — Sous l'Odéon. A Auguste Desplacks : 0 la belle élancée,

élégante et nu-UHe (p. 31-32). — A H Avec un Marc-Auréle qu'elle a demandé:

Voici donc le S toi que et sa mâle sagesse (p. 37-38). — Sonnet. A Marie, dite La Petite Bohême : Ces beaux petits cheveux aux doux flots ondulés (p. 40).

Le sonnet : Le vieux coursier hennit aux escadrons fumants (p. 186 de l'édition de 1845) porte (p. 39) une dédicace a A k Comtesse Marie d'.... ».

Sur les dix pièces de vers de la brochure de [1844?] décrite ci-dessus (n°. 6), neuf figurent ici; il n'y manque que la chanson : Dans des coins bleus parsemés d'or, imprimée dans les Poésies complètes de 1845 (p. 467-68).

Ce projet de supplément à Joseph Delorme a été réalisé plus complètement dans l'édition de 1861 (Voir le n° suivant).

11. — Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme. Nouvelle édition très augmentée. Paris, Poulet-Malassis et de Broise, (Imp. S. /façon et C"), 1861 ; in-8, 2 f., 306 p.

Titre rouge et noir. Le faux titre porte : Poésies de Sainte-Beuve. Première partit. Joseph Delorme.

B. F., 13 avril 1861, n° 3593.

Epigraphe, au verso du faux titre : Hos ego versiculos, quoad ebria s&viit xlas

Avertissement, daté du 24 octobre 1860 (p. 1-2).— Vie, Poésies et Pensées de Joseph Delorme (p. 3-172). — Suite de Joseph Delorme. Poésies du lendemain ou dans le même ton (p. 173-285). — Jugements divers et témoignages sur Joseph Delorme (p. 287-301).

Une note indique (p. 301) qu'il «est bien entendu que tous ces jugements et témoignages des anciens amis ne s'appliquent qu'au Joseph Delorme primitif, qui se termine à la page 172 de ce volume ».

Les poésies de Joseph Delorme contiennent (p. 137) un nouveau sonnet : Piquante est la bouffée à travers la nuit claire. — La Suite est le développement de l'idée qui avait présidé à la composition de la plaquette: Poésies diverses (n* 10) dont les vers, joints à ceux empruntés au Livre d'Amour, forment la majeure partie des soixantequinze pièces de ce supplément.

Ou trouve dans les Portraits contemporains (II, 84-85 et 88-89) un autre témoignage d'un « ancien ami » sur Joseph Delorme et sur les Contemplations ; c'est celui d'Alfred de Vigny, dans deux lettres des 3 avril 1829 et 2i mars 1830.

Un exemplaire « composé de bons à tirer, avec de nombreuses corrections et additions de la main de M. Sainte-Beuve et des observations caractéristiques adressées à l'Éditeur », a été catalogué, sous le n° 268, dans la Notice d'une jolie collection de livres modernes, spécialement de l'École romantique [provenant de Ph. Burty], vendus, les 13 et 14 mai 1870, par les soins de MM. Liepmannssohn, expert, et Delbergue- Corraont, commissaire-priseur.

12. — Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme. Nouvelle édition très augmentée. Paris, Michel Lévy frères, (Imp. S. Raçon et Cu), 1863; in-8, 2 f., 306 p.

Le faux titre porte : Poésies de Sainte-Beuve. Première partie; et la couverture : Sainte-Beuve. Poésies complètes. Première partie. Nouvelle édition très augmentée : Vie, Poésies et Pensées de Joseph Delowne.

B. F., 14 mars 1863, n° 2346.

Même édition que la précédente (n° 11) avec un nouveau titre, tiré en noir, et une nouvelle couverture.

Les Consolations. — Pensées d'Août. — Notes et Sonnets. — Un Dernier rêve. — Par C.-A. Sainte-Beuve. Nouvelle édition revue et augmentée. Paris, Michel Lévy frères, (Imp. S. Raçon et Cu), 1863; in-8, 2 f., 353 p.

Le faux titre porte : Poésies de Sainte-Beuve. Seconde partie; et la couverture :

Sainte-Beuve. Poésies complètes. Seconde partie. - Sauvette édition reoue et augmentée. — Les Consolations. — Pensées d'Août. — Sotes cl Sonnets. — Un dernier rêve.

B. F. 14 mars 1863, n* 2346.

Epigraphe, au verso du faux titre : Hos inter si me potière Fauta volet.

Propehck.

Avertissement, daté du 16 juin 1862 (p. 1-2); Les Consolations (p. 3-93); Poésies diverses faisant suite aux Consolations (p. 95-10fc) ; Jugements divers et témoignages sur Les Consolations (p. 105-127); Pensées d'Août avec des pièces nouvelles (p. 129-285); Notes et Sonnets faisant comme suite aux Pensées d'Août (p. 287-334); Un Dernier rêve p. 335-347).

Les Pensées (TAoût portent pour la première fois eu épigraphe les « Paroles de Goethe à Eckermann : Tous les petits sujets qui se présentent, rendez-les chaque jour dans leur fraîcheur .. »

Les vers : On parlait de la mort ; un ami n'était plus, de l'édition précédente des Pensées tCAoût, font partie de Un Dernier rêve (p. 313-344).

Les poésies se terminent par cette note (p. 347) : Toutes ces poésies quon vient de voir étant ainsi assemblées et la gerbe liée, ne suis-je pas autorisé à dire : « Aujourd'hui on me croit seulement un critique', mais je n'ai pas quitté la poésie sans y avoir laissé tout mon aiguillon. »

Errata (p. 353), à la un de la table.

Dans la notice autobiographique qu'il a rédigée en 1868 et qui se trouve dans Souvenirs et Indiscrétions, S.-B. parlant des éditions de ses Poésies dit (p. 88) : « Une édition dernière qui a paru chez le libraire Michel Lévy en 1863 forme deux volumes et est préférable pour le complet a toutes les autres ».

A propos de cette édition, Lamartine, sous forme de « Lettre à M. Sainte-Beuve », consacra les Entretiens CI et Cil du Cours familier de Littérature XVII, 313-488) à l'examen de l'œuvre du Critique. Sainte-Beuve l'en remercia par une lettre du 13 juillet 1864, insérée dans les Causeries du Lundi (IX, 563-5), avec une lettre à Paul Verlaine, 19 novembre 1865, « qui avait parlé légèrement de Lamartiue ».

13. — Poésies complètes de Sainte-Beuve. Édition revue et augmentée. —Joseph Delorme. — Les Consolations. — Pensées d'Août. — Paris, Charpentier et (?'•, (Imp. S. Racon et C"), 1869; in-12, 2 f., -476 p.

Epigraphe : Hos inter si me ponere Fama volet!

Propkrce.

B. F. 27 novembre 1869, n° 10971.

Edition conforme à celle de 1845 ; elle a été réimprimée et le dernier tirage en vente (Sceaux, Imp. Charaire et fils) porte la date de 1890.

14. — Œuvres de Sainte-Beuve. Poésies complètes. — Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme. — Les Consolations. — Pensées d'Août. — Notes et sonnets. — Un dernier rêve. — Notice par A. France. Paris, A. Lemerre, (Imp. Ch. Unsinger), 1879; 2 vol. pet. in-12, 2f., xxxix-385 p. et 2 f.f 430 p.

Titre rouge et noir. — Petite bibliothèque littéraire.

Outre l'édition ordinaire sur papier vélin teinté, il a été tiré 25 exemplaires sur papier de Hollaude et 25 sur papier de Chine, numérotés et paraphés. B. F. 19 juillet 1879, n° 7848.

Aux indications du titre, il convient d'ajouter les suivantes : Tome I. — En regard du titre, portrait de Sainte-Beuve gravé à l'eau-forte par

IMBLKXiHAPHIE 363

Martitiez (les exemplaires numérotés l'ont en deux états, noir et sanguine). — La notice de M. Anatole France, occupant les xxxix pages du début, est intitulée : Sainte-Beuve poète. — En tétc de la vie de Joseph Delorme, avertissement de S.-B. pour l'édition de 1861 avec l'épigraphe de l'édition originale de 1829 (p. 1-3). — Jugemenls divers et témoignages fur Joseph Delorme (p. 357-79,.

Tome IL — Avertissement de S.-B., daté du 16 juin 1862 (p. 1-3). — Dédicace des Consolations « a Victor H. », datée de décembre 1829 (p. 7-21). — Jugements divers et témoignages sur les Consolations (p. 127-163). — En tétc des Pensées d'Août, * paroles de Goethe à Eckermann » (p. 165) et Avertissement, daté de septembre 1837 avec P.-S de décembre 1844 (p. 167-171). — Notes et Sonnets Taisant suite aux Pensées d'AoïH (p. 353-409 . — l-n Dernier rt*ve (p. 411-424^.

OUc édition cet conforme pour le texte a celle de 18C3.

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