‹ Le livre de bordChapitre 36 sur 44 · ASTARTÉ · texte numérisé non relu

ASTARTÉ

> — Eh! de quoi, grand Dieu 1 peut être envieux le poète?

» Quelles sont les fêtes qui valent les fêtes de pensées et de rêveries qu'il se donne à luimême?

» Les acacias exhalent pour lui un parfum plus suave de leurs petites cassolettes blanches.

:» Le vent dans les feuilles, le rossignol dans la nuit lui disent de la part de Dieu des choses si belles et que lui seul peut entendre.

» Le poète est si riche, qu'il ne peut envier personne, et que tous les autres hommes ne sont auprès de lui que des fils déshérités.

MOLOCH

» — Mais, après son préambule, Janin a été plein de raison, de grâce et d'esprit. L'auteur de la comédie a attaqué Janin comme s'il n'avait pas assez d'un échec.

2G8 LE LIY|l,E 0E ÇOBD

BELIAL.

» — Les connaissances de Tauteur, aux représentations suivantes, envoyaient leurs voitures à la porte du théâtre et n*y allaient pas.

MOLOCH

» — Cérémonial d'enterrement,

l'auteur.

> — Je ne puis supporter une telle liberté. A moi, Padoke et Grimalkîn, saisissez Moloch et amenezla ici, les pattes liées.

(Après un peu d'hésitation, Padoke et Grimalkin passent du côté des insurgés. Mammone bourdonne le Suivez-moi de Guillaume Tell. Toutes les Guêpes se précipitent sur l'auteurl)

l'auteur.

> — Ilolà I Tant pis pour vous 1

» Spicùla si figant emorientùr apes.

» Les Guêpes comme le3 abeilles meurent de la blessure qu'elles font.

HOLOCH.

» — C'est un vieux conte de vieux naturalistes, et cela n'est pas vrai.

l'auteur.

Y — Mais je vous assure que c'est un de mes amis, un ancien camarade* qui avait entendu li « pièce, qui m V dit...

LE LIYÏIE DE ftonii 26D

MOLOCH

» — Ton ami est un traître; placé entre deux amis, il t'a sacrifié à l'autre ; tant pis pour toi. Après avoir si longtemps rabâché contre les amis dans tes livres, tu t'y laisses encore prendre ; tant pis pour toi. Allons, Mammone, sonne encore la charge I

l'auteur.

> — Grâce I grâces Asiartç^ toi qui es si jolio! grâce, Moloch l'invincible I grâce, ma chère petite niammone! je ne le ferai plus ; et toi aussi, Azazel! tu es si jeune, tu seras moins féroce que les autres.

• MÂMMONE, hourdormanU » — La victoire est à nous I

UOLOCH*

» — Nous sommes vengées : nous rentrons sous l'obéissance, et nous acceptons ton repentir et ton programme I seulement tu nous dénonceras l'ami perfide...

l'auteur.

3> — Grâce pour lui, mes Guêpes!

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