ON DEMANDE L' ADRESSE J>ES OREILLES DE M. K. BOUGHEREAU
Je ne tardai pas à recevoir une- lettre anonyme qui m'apprenait que M. Bouchereau s'appelait André Éloi et était fondateur d'une société ayant pour but le soulagement des clercs d'huissiers dans la détresse. On ajoutait l'adresse. Gatayes et Gri-r court s'y transportèrent.
— Pardon, messieurs, interrompit-il dès leurs premières paroles, M. Karr est... blond.
' —Non, brun.
— Petit.
-r-Non, assez grand,, dit Gatayes, qui a cinq pieds huit pouces^
. — Très grand, dit Gricourt, qui n'a que cinq pieds ; mais il ne s'agit pas (Je cela. ^
— Au contraire, messieurs, il s'en agit beaur coup, et ou pourrait presque dire .. qu'il ne s'agit que de cela, car, si M. Karr est petit et blond, je «uis prêt à me couper la gorge avec lui; s'il est jg^and et brun, je tous prie instamnaent de lui faire mes très humbles excuses.
• Et il commença un récit qq'ils interrompirent :
— C'est joli, c'est même gai, mais ça perdrait jDeaucoup à être dit par un autre que par vous; .nous allons vous mener à M. Kanv auquel vous ro*^conterez l'affaire.
M. Éloi Bouchereau arrive en effet rue de la Tour-d'Auvergne et me narre qu'il avait rencontré ;à son « restaurant » un petit blond; qu'il lui avait dit s'appeler Alphonse Kan% et que ce petit blond s'était introduit chez lui et lui avait « soufiflé » sa maîtresse \inde irm, k quoi il ajouta que ce qu'il avait écrit ne s'appliquait qu'à ce petit blond, et qu'il me priait d'agréer ses excuses pour le quiproquo.
Je l'écoutai le plus sérilBiasement possible, et je donnai dans les Guêpes le dénouaient daUaffaire.
Une autre affaire eut un dénouement difi&eiït
et ïhît en sèéné ùïî péfôèiiftage qiiî à occupe ùné position coïtôîdémblè» r
Au hiotnënt où Louis Bdnarpaffte s'efforçait, pair deux tentatives, de conqu'êrir « le trône de SsDti oncle ^..» .V Ce mot me rappelle une caidcature qui eut beaucoup de succès sous la RestâniFattoû. Kou;^ allons ouvrir Une pareteUïèser . i
PARENTHESE. r-^'Ort vi^idait alopi^i beaucoup àp portraits de Louisi « le déeiré ».
Son costume habituel n'avait rien; qui pût flatter et sédairô l'imagination : les cheveux poudrés ayep une petite queue ^ttortillée dans un ruban noir, un habit bourgeois bleu âvec des épaulettes de général, et des guêtres de velours rouge; il étaitde plus démesurément gros^ On le montra donc en ténue royale : le mantëauy le scepti^e à la main , et la couronne sur la tète.
Gnpublialacontre^pàrtie : d'un côté, Louis XVIII avec maaiteau, sceptre et couronne ; en face, le petit duc de Reichstadt, s^écriant : « Tiens, ce vieux qui â' mis la dasquette à papa I »
Fermons îa^pa^^hèsec^v ^
Au moment où un nev^i souvent coBtesté do Fempereur Napoléon revendiciuait l'héritage de son oncle, il y avait à Paris deux fils non contestées tte Napoléon :
■ ' Un certain comte Léon/ qui avait avec lui uûe téâg^e^lance très frappante et 4ont l'ambition se boriïa À devenir, sffës de grandes luttes j; chef de