‹ Le livre de demainChapitre 131 sur 136 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

hasard m’a mis en rapport depuis quelques jours seulement avec M. Alkan aîné, qui m’a envoyé un article publié par lui sur ce sujet, en 1839, dans les Annales de la Typographie. J’y vois que Caraccioli avait senti comme moi les rapports des saisons et des couleurs.

« J’avertis le public, disait le spirituel abbé, dans le Livre à la Mode (édition rose), que je travaille maintenant à donner régulièrement tous les mois le Journal a la Mode et que chaque journal aura sa couleur particulière : janvier en noir, février en brun, mars en gris, avril en vert, mai en lilas, juin en ponceau, juillet en cramoisi, août en bleu, septembre en violet, octobre en jaune, novembre en moire dorée, et décembre en feuille morte... Cette mode prendra, et bientôt, je m’en flatte, le noir ne servira plus qu’aux Élégies, aux Épitaphes, aux Oraisons funèbres... »

Ainsi cette idée, que je croyais mienne, avait déjà été émise par un autre ; c’est la peine du talion pour celui qui a fait remonter aux Grecs tant d’inventions modernes. En revanche, j’ai la satisfaction de constater que mes idées sont dans l’air, et que les élégantes du jour commencent à écrire leurs lettres sur des papiers à tons clairs avec des encres de couleurs assorties. Cependant la science de la couleur n’est encore qu’en voie de

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