LA PEUREUSE
— Eh ! de quoi as-tu peur? De ta petité çnain je n’ai baisé que les doigts, enfant, tout juste les doigts... Et puis, qu’est-ce que çà fait? Encôre un baiser! — Aïe ! aïe ! aïe !
— Sur tes blonds cheveux qui se déroulent j’ai pri& un baiser pour étrénnes, tout juste sur les cheveux. . . Et puis, qu’est-ce que çà fait ? Encore un baiser! — Aïe! aïe’ aïe!
— De ton cou où ma vue s’égare, à peine ai-je baisé le collier de perles-, à peine les perles !.. . Et puis, qu’est-ce que çà fait r Encore (un baiser! — Aïe ! aïe ! aïe ! .. ’
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— J’ai un brin baisé ton épaule, là où ton lïchu descend, un brin à peine?... Et puis, qu’est-ce que çà fait ! Encore un baiser ! — Aïe ! aïe! âïe!
— De tes yeux bleus ma toute belle, j’ai tout juste baisé les paupières, tout juste les paupières !... Et puis, qu’est-ce que çà fait : Encore un baiser !
— Aïe ! aïe! aïel
L’églantine de'ta bouche, à peine en ai -je baisé l’épine, Aguette, à peine l’épine!... Et, puis, qu’est-ce que çà t'iit r Encore un baiser ! — Aïe !
aïe! aïe!
— Pourquoi vas^tu seule à la fontaine ? Et pourquoi t’aime-je tant, charmeuse r Encore un, mignone! . . . Encore deux ! Le dernier est toujours le plus doux.
As- K- tract.
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