‹ Le livre de familleChapitre 194 sur 197 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LA GOUVERNANTE, MIMY.

LA GOUVERNANTE. — Voilà dcux méchantes pestes ; si je les avais soupçonnées d'être aussi dangereuses, elles ne seraient certainement point entrées ici.

Mais, que signifie, s'il vous plaît, ce bonnet neuf qu'elles veulent vous voir tantôt?

MLMY , avec humeur. — Ah ça ! c'est mon bonnet d'étrennes : pourquoi ne voulez-vous pas que je le mette aujourd'hui?

LA GOUVERNANTE. — Pôurquoi ? la question est singulière , mademoiselle ; vous le savez bien mieux que moi ; d'ailleurs, je vous le défends, cela doit suffire.

MIMY, à demi-voix. — Oh ! vous me le défendez!... vous me le défendez!...

est-ce que je suis faite pour...

LA GOUVERNANTE, — Parlez plus haut, mademoiselle ; ce que vous avez à dire mérite d'être entendu.

MIMY, du même ton. — C'est vrai...

une servante... faire la maîtresse.

LA GOUVERNANTE , ttprès l'uvoir regardée quelque temps sans rien dire. — Fort bien, mademoiselle; vous avez admirablement profité : si on vous laisse faire, vous égalerez bientôt vos maîtresses. Je ne sais pourtant pas si madame votre mère aimerait que vous prissiez de pareilles leçons ; je l'entends , je crois ; il faut lui demander son avis.

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