vihxy; les interpretes modernes traduisent ainsi : je
crains le renouvellement de toutes mes douleurs. Mais Ie sens que nousavons suivi apres lesLxx etla Vulg. paraitbien plus nalurel, el puisque le verbe xiV au ch. 10, v. 8, signifie
(agonner, le mot sjry peut bien se preter h la signification generate d 'oeuvre, action.
35. Gesenius voudrait traduire : car ainsi, dans mon etat actuel, je ne suis pas maitre de moi-meme, je suis trop effraye pour pouvoir repondre. Ge sens parait un peu force.
X,1 Mon ame est lasse de la vie ;
Je donnerai cours a mes plaintes ;
Je parlerai dans l’amertume de mon cceur.
2 Je dirai & Dieu : ne me condamne point :
Montre-moi de quel crime tu m’accuses.
3 Prends-tu plaisir h opprimer,
A repudier l’oeuvre de tes mains,
Et a favoriser les conseils des mechants ?
4 As-tu des yeux de chair,
Et vois-tu comme les homines?
5 Tes jours sont-ils semblables aux notres,
Et tes annees a celle d’un mortel ;
(5 Pour que tu recherches mon iniquite,
Et que tu epies mes faiblesses :
7 Quand tu sais que je ne suis pas un impie,
Et que personne ne peut me delivrer de tes mains.
8 Tes mains m’ont forme, et faconne de toutes parts, Et tu voudrais me perdre ?
9 Souviens toi que tu m’as petri comme l’argile,
Et que bientot tume ferasrentrer dans la poussiere.
10 Tu me fis couler comme le lait,
Tu m’affermis comme un laitage presse.
1 1 Tu me revetis de chair et de peau ;
Tu me consolidas par un tissu, d’os et de nerfs.
12 Tu me donnas la vie, tu m’accordas ta faveur ;
Et c’est ta providence qui a garde mon &me.
! 3 Et ces souvenirs, tu les retiens caches en ton cceur !
13. II nous parait evident que ce verset se lie au v. 9, sou -
Car assurement ils n’y sont pas effaces.
14 Si tu m’apercois en quelque faute,
Aussitot je te voisarme pour me punir.
1 5 Suis-je coupable, malheur a moi :
Innocent, jen’ose lever la tete,
Abreuve d’opprobres et de douleurs.
1 6 Qu’elle se releve un instant, soudain tu me poursuis
comme un lion,
Et de nouveau tu deploies contre moi ta puissance.
17 Tu produis de nouveaux temoins contre moi;
Tu rallumes ta colere,
Et tu redoubles tes assauts.
1 8 Pourquoi me tiras-tu du ventre de ma mere ? J’aurais peri, etl’ceil ne m’cut point vu.
viens-toi , etc. Ce sont ces souvenirs de la bonte de Dieu a son egard que Job veut reveiller, et qu’il lui reproche de paraitre avoir oublies. dependant les interpretes modernes, embarrasses de trouver une liaison dans les versets suivants, les ont rattaches au treizieme qu’ils ont ainsi separes de ce qui precede. Mais nous croyons avoir leve cette difficulte, et assez bien marque la suite des idees dans notre traduction : voici au reste la traduction commune :
« Des lors pourtant tu cachais ceci dans ton coeur; je « connais que tu me le reservais : tu gardais d’avance le sou- « venir de mes fautes, et tu ne m’en pardonnais aucune. »
4G. nKji'i, le sujet de ce verbe ne peut etre autre que
du verset precedent.
DlSiSn des troupes de rechange, des troupes fraiches et
une armee pour dire une armee de troupes fraiches conti e moi.
1 9 Je serais comme si je n’avais jamais etd ;
Du sein maternel on m’aurait porte au sepulcre.
20 Mes jours ne sont-ils pas bien courts? Cesse done, Ecarte ton bras ; laisse-moi respirer un instant
21 Avant que je m'en aille sans retour
Dans la region des tenebres etde l’ombre delamort;
22 Region d’obscuritd noire, d’ombre mortelle,
Et de chaos affreux,
Dont le jourmeme est une profonde nuit.