‹ Le Livre de JobChapitre 64 sur 82 · nays est une preposition employee comme adverbe · texte numérisé non relu

nays est une preposition employee comme adverbe

par la suppression de son complement. Ce complement serait exprime au commencement du verset, ce qui permet

de l’omettre au second membre sans nuire h la clart6. On trouvera dans la Bible d’autres exemples analogues. (Voyez Isaie, lix, t8, bw.)

i. ^interrogation pure equivaut d peu pres ici & une interrogation negative. On eut pu mettre ne sais-tu pas? Mais il y a dans l’omission de la negation une nuance que j’ai tenu ii conserver.

5 La joie des mechants est courte,

Le bonheur de l’impie n’a qu’un instant.

6 Quand il porterait son orgueil dans les cieux,

Et que sa tete touchat aux nues;

7 Comme son ordure, il est eraporte pour jamais,

Et ceux qui l’ont vu diront : ou est-il?

8 Comme un songe il s’envole, et ne se trouve plus; Il s' efface comme une vision de la nuit.

9 L’ceil qui le voyait ne le decouvre plus;

Sa place ne l’apercevra plus.

10 Ses enfants repareront le tort qu’il a fait aux pau-

vres.

De ses propres mains, il restituera ses rapines.

1 1 Ses os sont engraiss6s de ses iniquites secretes ; Elies descendront avec lui dans la poussiere.

<0. !|jnv La plupart des interpretes donnent au verbe nan

le sens de yap briser, et traduisent en consequence : « Les

pauvres briseront ses enfants, leur rendront l’oppression qu’ils ont subie. » Ni le parallelisme, ni l’usage de la langue ne favorisent cette interpretation. Puisque le verbe nsn si-

gnifie se complaire, — etre satisfait, il est tout naturel qu’au pihel il signifie satisfaire. Le kal se prend meme quelquefois dans ce sens transitif.

\\. peut signifier la jeunesse et les pe'ches secrets.

Selon la premiere signification on traduirait: a Ses os etaient pleins de jeunesse; » c’est-a-dire apparemment , de la vigueur et du sue de la jeunesse, il meurt dans un &ge precoce. Mais le second membre se prete moins bien a ce sens. Peut-on dire que sa jeunesse dort avec lui dans la poussiere?

Saint Jerome semble avoir voulu reunir les deux sens en mettant : Ossa ejus implehuntuv vitiis adolescentioe ejus. Dans

1 % Que le mal soit doux & sa bouche ;

Qu’il le derobe sous sa langue,

13 Qu’il le savoure, et ne le lache point;

Qu’il le retienne sous son palais ;

1 A Cette nourriture se tournera dans son ventre,

En venin d’aspic dans son sein.

1 5 11 a englouti des richesses, et il les vomit.

Dieu les retire de ses entrailles.

16 II suqait le fiel de 1’aspic,

La langue de la vipere le tuera.

17 II ne verra point couler pour lui des ruisseaux, Des torrents de miel et de lait.

1 8 II rendra ses usures, et ne s’en gorgera plus;

Selon la mesure de ses profits, et il n’en jouira point.

1 9 Car il a opprime et delaisse les pauvres ;

Il a pi!16 leur maison, loin de la batir.

cette traduction, l’idee principale est la meme que dans la notre. Ce sont les vices ou les peches qui, penetrant jusqu’k la moelle, exercent leur action dissolvante sur les os et les rongent encore dans le sepulcre.

17. Mieux peut-etre, de beurre. Dans les pays meridionaux, le beurre ne peut se conserver qu’a l’etat liquide. On le met dans des jarres, et on Ten verse conime de l’huile.

18. ya i G’est tantot le travail, et tantot le salaire qui y est

attache. Ici il se prend, commc plus souvent yya pour les gains injustes. miD'n litt. echange, par extension, acquisition

et ici specialement acquisition injuste. D’autres donnent a ce mot le sens de restitution, et mettant le mot bin & l’etat ab-

solu, traduisent : « Ses restitutions egaleront ses richesses. »

19. Batir une maison se dit en hebreu au moral comme au physique. Ainsi lit-on dans l’Exode que Dieu batit les maisons

20 Insatiable dans son avidite,

11 n’emportera pas ce qu’il convoite.

21 Rien n’echappait a sa voracite ;

Aussi son bonheur ne subsistera pas.

22 Du comble de son abondance, il tombera dans la

disette ;

Tous les coups de l’infortune fondront sur lui.

23 Qu’il trouve ou remplir son ventre !

Que Dieu verse sur lui l’ardeur de son courroux ! Que cette pluie devienne son pain !

24 S’il fuit devant l’acier du glaive,

Que Pare d’airain le transperce I

23 L’epee est degainee, et traverse son corps ;

Elle sort dtincelante de son foie :

Les terreurs de la mort se repandent sur lui.

26 Une nuit profonde engloutit ses tresors;

Un feu qu’on n’a point allume le devore,

Et consume tout ce qui restait dans sa tente.

27 Les cieux revelent ses forfaits,

Et la terre s’eleve contre lui.

28 L’abondance de ses greniers est enlevee ;

Elle s’ecoule au jour de la colere.

29 Voila le partage que Dieu fait h l’impie ;

Yoilii le sort que Dieu lui destine.

des sages-femmes de Pharaon, parce qu’elles avaient su 61 uder ses ordres cruels.

22. "p Litt. manus sen play a miseri. Les coups qui frappent un malheureux.

24. Ce qui crabrasse, l’armure qui protege tout le corps; mais ici d’apres le contexte il a le sens special de glaive.

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