‹ Le livre de JobChapitre 3 sur 31 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

demandaient sur ce sujet de plus amples explications, qu'en leur montrant comment le génie sémitique s'est peint lui-même dans sa création la plus originale et, s'il est permis de le dire, en son plus parfait miroin J'ai voulu montrer^ aussi comment j'imagine que l'on pourrait traduire les œuvres de l'antique génie des Hébreux. Il me semble que les traducteurs entendent, en général, leurs devoirs d'une manière forl incomplète. On croit conserver ta couleur de Toriginal en conservant des tours opposés au génie de la langue dai^s laquelle on traduit ; on ne songe pas qu^une langue ne doit jamais être parlée ni écrite â dem,\ Il n'y a pas de raison pour s*afréter dans une telle voie, et si l'on se permet, sous prétexte de fidélité, tel idiotisme qui ne se comprend qu'à Faîde d'un coi»mentaire, pourquoi n'en pas venir franchement à ce système de calque, où le traducteur, se bornant à superposer le mot sur le mot, s'inquiète peu que sa version soit aussi obscure que l'original, et laisse au lecteur le soin d'y trouver un

Page 1