ELOGE DE BEETHOVEN XI
pages qui ont leur commencement et leur fin dans l'indéterminé des principes harmonieux. Ces pages sont les neuf Symphonies, quelques Sonates, les Quatuors, quelques fragments de Concertos et tous ses adagios. La Messe en ré, par sa vision panthéiste et joyeuse de laDouleur, semble le commencementparachroniste d'une religion, et aussi le commencement d'une religion et d'une civilisation non encore nées.
Les thèmes des airs de danse et des chansons populaires, âme du Lied et de la Mélodie et de toute musique, sont des harmonies primordiales passées à travers lûme spontanée et infiniment simple du peuple, comme le vent à travers la harpe éolienne. Le peuple est composé d'éléments simples et variés. Par cela môme il peut vibrer de toutes vibrations. Et il les canalise toutes