ELOGE DE BEETHOVEN XIII
entendu lesthèmes du vent, du feu, de l'eau, de toutes les fureurs. Tout est passé en lui s y est précipité, ainsi que les vibrations extérieures des sons et des couleurs se précipitent par les oreilles et par les yeux d'un homme qui se réveille. Beethoven, debout au milieu de la nature, véritable conducteur de l'orchestre sur le golfe mystique des sons, dansa sur les Eléments éternels, comme le directeur d'orchestre se meut en rythme sur la vague instrumentale. Il Gxa pour les hommes sa danse sur les choses infinies. Et comme la Mélodiedes Italiens, la mélodie carrée et trop déterminée, était insuffisante pour son impétuosité, il la priteten brisa le moule. La vertu de la mélodie se répandit dans la puissance sans bornes de la mélodie infinie (i).
« (i) Au point de vue technique, Wagner a écrit : Dans tout accord de l'harmonie, à toute pause du