‹ Le livre de Marco PoloChapitre 282 sur 357 · CXC. — * Ms. B. navire. — b Ms. A. moult. — * Id. deviserai · texte numérisé non relu

CXC. — * Ms. B. navire. — b Ms. A. moult. — * Id. deviserai

CXC. — 1 Chevaux arabes. — * Ils leur font une entaille. — J Incision. — * Sort.

au moyen de puits très-profonds... Ils ont aussi une sorte de blé qu'ils nomment 'alas, mais qui, en vérité, est une espèce d’orge. Le riz est importé de l'Inde dans ce pays, et il constitue la principale nourriture de ses habitants. Les direlmts ( monnaie ) de cette ville sont un alliage de cuivre et d’élain, et n’ont pas cours ailleurs. Les habitants sont des marchands, et vivent exclusivement du trafic...

- Les habitants de Zhafâr sont modestes, doués d'un bon naturel, vertueux, et ils aiment les étrangers. Leurs vêtements sont de colon, qui est importé de l’Iude, et ils attachent des pagnes à leur ceinture, en place de caleçon. Iji plupart se ceignent seulement d’une serviette au milieu du corps, et en mettent une autre sur le dos, à cause de la grande chaleur. Ils se lavent plusieurs fois dans la journée. La ville possède beaucoup de mosquées (voir l’extrait précédent), dans chacune desquelles il y a de nombreux cabinets pour les purifications. On y fabrique de très-belles étofFes de soie, de coton et de lin. La maladie qui attaque le plus souvent les gens de cette ville, hommes et femmes, c’est l'étéphauliasis ; elle consiste eu un gouflrment des deux pieds. Le plus grand nombre des hommes soûl tourmentés par des hernies ; que Dieu uous en préserve ! ...

« A une demi-journée de dislanre de Zhafâr se trouve AkUàf (collines de sables, déserts), qui ont été jadis les demeures du peuple d'Àd... Zhafâr possède des vergers où sont beaucoup de bananes d'une forte dimension. On a pesé devant moi un de ces fruits, qui se trouvait avoir le pouls de douze onces ; il est d’uu goût agréable et trèssucré. Oii y voit aussi le bétel, de même que le coco, qui est connu sous le nom de noix de l'Inde. »• ( t’oyages d‘lhn i lafoiifah , traduction de .MM. I)cfrémery et Sanguinctti, t. Il, p. IDti et suiv.)

Le voyageur arabe que nous venons de citer dit aussi (p. 214): « Nous nous embarquâmes sur la mer de Zhafâr, nous dirigeant vers l’Omân, dans un petit navire appartenant à un individu, nommé Aljr, originaire de Pile de Mavsirah. Le deuxième jour nous abordâmes au port de Mûrie, habité par des gens de race arabe, pêcheurs de profession. Ici se trouve l'arbre qui fournit l'encens (oAAaAnm liais) ; ses fruillrs sont minces, et lorsqu'on pratique des Incisions dans celles-ci il en dégoutte une liqueur semblable au lait, et qui devient ensuite une gomme (ou plutôt, une résine); et c’est là Y encens qui est très-abondant dans ce pays. Les habitauts de ce port ne vivent que de la pêche d'un genre de poisson qui ressemble au * chien de mer ■ ; etc. »

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