TABLEAU
Dans la salle du cours je la vois seule assise,
Qui travaille à l’abri des livres bien rangés.
Les ennuyeux bouquins à couverture grise S’imprègnent de son charme et semblent tout changés.
De son charmant profil l’image se précise Dans la fauve clarté des rayons orangés
Du soleil... et sa main d’une souplesse exquise Caresse des cheveux joliment arrangés.
Moi qui l’aime et voudrais le lui faire comprendre, J'approche doucement, afin de la surprendre, Et je glisse ma main dans la sienne, sans bruit.
Un doigt sur le feuillet, de peur qu’il ne s’envolé, Elle lève la tête et, sans une parole, Devine ma tendresse à mon regard qui luit.
RL nent