‹ Le Livre de MormonChapitre 39 sur 135 · MOS1AH. GH. II · texte numérisé non relu

MOS1AH. GH. II

de sa bonté et de sa longanimité envers vous, qui n'êtes que dindignes créatures ; et qu'invoquant chaque jour le nom du Seigneur, et vous tenant fermes dans la foi de celui qui viendra, ainsi que Tange Ta annoncé de sa bouche, vous vous humiliiez profondément.

4 Et je vous le dis, si vous faites cela, vous serez à toujours dans la joie, vous serez remplis de Tamour de Dieu, et vous aurez toujours la rémission de vos péchés. Et vous connaîtrez de plus en plus la gloire de celui qui vous a créés, et vous croîtrez en justice et en vérité. Vous aurez extirpe de vos cœurs Tenvie de vous nuire les uns aux autres, et vous vivrez dans la paix, rendant à chacun ce qui lui est dû. Et vous ne permettrez pas que la faim et la nudité atteignent vos enfants ; vous ne souffrirez point qu'ils transgressent les lois de Dieu, qu'ils se livrent aux dissensions et aux querelles, qu'ils servent le diable, cause du péché, qui est cet esprit malin dont nos pères ont parlé comme l'ennemi de toute justice ; mais vous leur enseignerez à marcher dans la voie de la vérité et de la sobriété , à s'entr'aimer et à s'entr'aider. Et vous-mêmes, vous porterez des secours à ceux qui en ont besoin ; vous donnerez de vos biens à ceux qui n'en ont point, et vous ne laisserez point le mendiant vous supplier en vain, et ne le renverrez pas pour qu'il périsse. Il arrivera peut-être que vous direz : L'homme s'est attiré sa propre misère , c'est pourcjuoi je retiendrai ma main, et je ne donnerai ni pain ni vêtements qui pourraient l'empiecher de souffrir, car son chCitiment est mérité. Mais. Je vous dis, ô homme, que quiconque agira ainsi, aura grana sujet de se repentir ; et s'il ne se repent, il périra à jamais, et perdra ses droits au royaume de Dieu. Car ne sommesnous pas tous des mendiants? Ne dépendons-nous pas du même être, qui est Dieu, en tout ce que nous possédons, pour notre nourriture, nos vêtements, l'or, l'argent, et nos richesses en tous genres P Et à ce moment même, vous avez invoqué son nom et mendié de lui la rémission de vos péchés. Et l'avez-vous prié en vain P Non ; il a versé sur vous son esprit, il a rempli vos cœurs d'allépesse , et vous en êtes devenus muets, tant elle était grande.

5 Or. si Dieu, qai vous a créés, et à qui vous êtes redevables de votre existence, de tout ce que vous possédez et de tout ce que vous êtes, vous accorde ce que vous demandez de juste, avec la foi et la croyance de le recevoir, ohl alors, combien plus ne devez-vous pas vous accorder les uns aux autres de votre subsistance selon vos nécessités P Et si vous jugez l'homme qui vous demande un secours pour ne point périr et que vous le condamniez, combien plus juste sera

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votre condamnation pour avoir refusé de vos biens, lesquels ne vous appartiennent pas, mais appartiennent à Dieu , de ui vous tenez aussi la vie ; et pourtant vous n'offrez point e prières , et vous ne vous repentez pas de ce que vous avez fait. Je vous dis donc, malbeur à celui-là, car ses biens périront avec lui. Et en cela je m'adresse à ceux qui sont riches des biens de ce monde. Et je dis aux pauvres : Vous qui nepossédez rien, mais (pii cependant possédez assez pour subsister au jour le jour; je veux dire, vous tous qui refusez au mendiant parce que vous n'avez rien, je souhaiterais que vous dissiez en vos cœurs : Je ne donne pas parce que je n'ai pas, mais si j'avais je donnerais. Si vous dites cela en vos cœurs, vous serez absous ; autrement vous serez condamnés ; et votre condamnation sera juste, car vous convoitez ce que vous n'avez pas reçu.

6 Or, pour mériter ce que je viens de vous dire , c'est-àdire, pour vous conserver de jour en jour la rémission de vos péchés, et pour marcher purs devant Dieu, je souhaiterais que vous fissiez participer le pauvre à vos biens, chacun selon vos moyens, de sorte que ceux qui ont faim tussent nourris, que ceux qui sont nus tussent couverts, que les malades fussent visités et soulagés, tant spirituellement que corporellement, en raison de leurs besoins, et que vous veilliez a tout faire en sagesse et en ordre, car il n'est pas nécessaire qu'un homme coure plus vite qu'il «'a de forces. Et encore, il faut être diligent pour obtenir la récompense^ c'est pour cela que tout doit être fait en ordre. Et souvenez-vous que quiconque emprunte à son voisin doit le lui rendre, selon sa promesse^ sinon il commettra un péché, et il fera peut-être pécher également son voisin. Enfin , je ne puis vous indiquer tout ce (jui pourrait vous entraîner au péché, car il y a tant de voies et de manières de pécher que je ne saurais les énumérer. Mais je puis vous déclarer que si vous ne veillez pas sur vous-mêmes, sur vos propres pensées, sur vos paroles et sur vos actions, et que si vous ne gardez pas les commandements de Dieu et ne persévérez pas, même jusqu'à la fin de vos jours, à croire ce que vous avez appris de l'avènement du Christ, vous périrez. Et maintenant, ô homme, souviens-toi et ne péris pas.

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