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XLVI. - AaRÉMENTS OU ORNEMENTS

Les agréments sont des traits musicaux écrits ou improvisés dont on orne les mélodies. Ori les représente au moyen de signes ou de petites notes. Ces petiles notes n'ont aucune valeur déterminée dans la mesure et on est libre de les faire ou non.

Employés avec modération, les agréments, dont nous allons indiquer les principaux, do[inent de l'accent et du charme à la musique.

I.'appogiature esi une petite note que l'on place un ton ou un demi-ton au-dessus ou audessous d'une note essentielle et sur laquelle on appuie avant d'attaquer la note principale.

Klle enlève ordinairement à la note essentielle la moitié de sa durée.

effet:

Quelquefois elle est assez rapide pour n'avoir

qu'une valeur inappréciable; la queue est alors coupée par une barre iiansversale.

I, appogiature qu'il faut passer très rapide-

ment prend le nom do acciacealvra ; il faut la frapper presque en même temps que la note principale.

L'appoyialure double est formée de deux notes placées l'une à un degro au-dessi;s, l'autre

ible, en appuyant fortement sur la premièro ote qui est la même que la note essentielle.

eirel : [G

On le représente quelquefois par le signe vv.. Le gruppetto consiste en trois on quatre petites notes ascendantes ou descendantes dont la

valeur se prend en avant de la note qui en est affeciée, quelquefois sur la note même, souvent après. On l'indique par le signe «xs.

Le demi- gruppetto se compose de deux petites notes brodant une note principale. Il peut être considéré comme une appogiature double.

à un degré au-dessous de la note principale. On l'exécute plus ou moins vite.

L'anticipation est la manii'estation promaturée d'un son qui appartient à la note suivante.

L'anticipation consiste à ôtfr à une note une partie de sa valeur que l'on remplace par l'unisson de la suivante.

Le port de voix uu jioriameutn est un procédé vocal à l'aide duquel on réunit dans l'exécution deux sons éloignés. 11 consiste à faire glisser

la voix avec douceur et rapidité par une liaison fort léfière, qui part de l'extrémité de la première des deux notes pour passer à celle qui la suit en anticipant quelque peu sur cette dernière. 11 ne doit jamais s'effectuer sur la première note d'un chant.

Le mordant consiste en deux ou trois petites notes, placées immédiatement devant une note principale. On doit l'exécuter le plus vite pos-

Le trille consiste en un battement rapide qui se fait sur une note en donnant alternaiivcment cette note et celle qui serait placée iramédiate-

inent au-dessus, soit à un ton, soit à un demiton de distance. On le marque par les lettres /)• écrites au-dessus de la note qui le suppoi-te ; cet;e dernière est orlinairement suivie de deux petites notes qui indiquent de quelle façon doit être faite la terminaison du trille.

Le point d'orgue, dont nous avons déjà parlé page 26, est un signe qui suspend la mesure sur une note et indique que la durée doit en être

j-aU.

prolongée à volunté. 11 se ligure par un point orné d'une petite lig e courbe, soit au-dessus, soit au-dessous de la note sur laquelle il doit

agir /T^. --^l^-

Le point d or.'ue est souvent accompagne de fioritures, que Ion exécute ad lihilum.

L'n bon point d'orgue brillamment exécuté est le fait tout à la fois d'un virtuose supérieur et d'un musicien consommé.

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