‹ Le livre de musiqueChapitre 99 sur 132 · JEAN DE LA LUME · texte numérisé non relu

JEAN DE LA LUME

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Allegretto ( J = 100 )

Par u ne lié -de nuit de printemps.

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Il V a bien de ce - la cent ans.

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Par une tiède nuit de printemps,

Il y a bien de cela cent ans,

Que sous un brin de persil, sans bruit,

Tout menu naquit

Jean de la Lnne.

Il était tiaut comme un champignon, Frêle, délicat, petit, mignon, Et jaune et vert comme un perroquet

Avait bon caquet,

Jean de la Lune.

Pour canne il avait un cure-dent, Clignait de l'œil, marchait en boitant, Et demeurait en toute saison

Dans un potiron,

Jean de la Lune.

On le voyait passer quelquefois.

Dans un coupé grand comme une noix, Et que le long des sentiers fleuris

Traînaient deux souris

Jean de la Lune.

Quand il se risquait à travers bois, De loin, de près, de tous le.> endroits, Merles, bouvreuils sur leur mirliton

Répétaient en rond :

Jean de la Lune.

Si par hasard s'offrait un ruisseau Qui l'arrêtait sur place, aussitôt.

Trop petit pour le franchir d'un bond,

Faisait d'herbe un pont,

Jean de lu Lune.

Quand il mourut chacun le pleura. Dans son potiron on l'enterra, Et pour épitaphe on écrivit

Sur la croix : Ci-git

Jean de la Lune.

Paroles d'Adrien Pages.

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GHAKSON D'ÉTÉ

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É Tempo di valza ( J = 176 )

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Soleil, so - leil, chauffe le monde, Verse l£i

et la gaî — lé, Et que la plai—

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erle ou blonde. Partout rui&-sel-le de clar-tél

Soleil, soleil, chauffe le monde, Verse la vie et la gaîté, Et que la plaine, verte ou blonde, Partout ruisselle de clarté !

En avant! bataillons d'abeilles, Butinez-moi toutes ces fleurs; V'ous, bien vile à l'assaut des treilles, Merles goulus, moineaux voleurs!

Lauriers, poussez vos gais feuillages; Lierre, escalade les ormeaux :

Pour les enfants qui furent sages Nous tresserons vos verts rameaux.

Vers les blés mûrs, or de la plaine, 0 moissonneur, hâte tes pas!

Que dans les champs, à perdre haleine, On puisse avoir ses francs ébats!

Paroles de G. IIaurigot — Musique de Claude Auge.

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