‹ Le livre de raison du peintre Hyacinthe RigaudChapitre 1 sur 7 · Le livre de raison du peintre Hyacinthe Rigaud · texte numérisé non relu

Le livre de raison du peintre Hyacinthe Rigaud

Je n’ai pas l’intention de faire, à l’occasion du Livre de raison de Rigaud, une étude d’ensemble sur la vie et les œuvres de ce peintre célèbre; plus d’un critique d’art s’étant déjà occupé de celui qu’on a nommé, non sans raison, le Van- Dyck français, ce serait s’attarder à des redites. Mon ambition est autre; je veux montrer seulement quel parti on peut tirer du document que je publie pour procéder au classement chronologique des portraits peints par Rigaud et pour juger de leur authenticité. Je veux surtout faire toucher du doigt son procédé de travail, et démontrer que la plupart de ses œuvres, même les plus célèbres, sont dues à une collaboration permanente entre le maître, ses élèves et un certain nombre de spécialistes, peintres de batailles, de paysage, de fleurs et d’ornement.

Les peintres qui ont joui d’une grande vogue n’ont, du reste, jamais procédé autrement ; un bon nombre de tableaux de maîtres sont dus à des collaborations très reconnaissables.

C’est au surplus un fait hors de doute que de la plupart des tableaux qui ont eu du succès, leurs auteurs, à quelque école qu’ils appartiennent, ont fait des répétitions qui valent parfois les originaux.

Seulement souvent on ne peut le démontrer avec certitude et on discute encore à perte de vue sur la part qui revient légitimement, dans certains tableaux, au peintre sous le nom duquel ils sont connus. En ce qui concerne Rigaud on pourra, à l’aide de son livre de raison, démêler le plus souvent ce qui est son œuvre propre et ce qui doit être, au contraire, restitué à ses collaborateurs dans ses tableaux même les plus célèbres.

La famille de Rigaud.

Qu’on me permette tout d’abord de donner sur Rigaud et sa famille quelques notes dans lesquelles on trouvera condensé ce qu’on connaît sur eux et quelques renseignements nouveaux.

Rigaud appartenait à une vieille famille de peintres roussillonnais. Dans la deuxième moitié du seizième siècle, Honorât Rigau, son bisaïeul, était peintre et citoyen de Perpignan. Les deux fils d’Honorat, Hyacinthe et Honorât, l’étaient également L

' Pour plus de clarté, voici l’arbre généalogique de la famille Rigaud : Honorât Rigau, peintre à Perpignan vers 1570.

Hyacinthe Rigau, peintre vers 1600-1630. Honorât Rigau, peintre vers 1600.

Mathias Rigaio, tailleur, épouse en 1655 Marie Serra, meurt en 1669.

Hyacinthe Rigau Gaspard Rigau dit Claire-Marie-Madeleine Rigau, dit Rigaud, né en Rigaud, ne en 1661, née en 1663, épouse de N. Laffita. 1659, épouse en 1710 mort en 1705. I

Elisabeth-Marguerite \ I

de Houllei de Gouy, | i i i

meurt en 1743. | | I 1 I

Hyacinthe Margue- N. Laffita Thérèse Hyacinthe Rigaud, rite- Eli- épouse Laffita Laffita

mort sans sabcth Ri- N Conil. épouse épouse N alliance, gaud, née N. Xoupy. Lenquine.

en 1697, épouse en 1715 Jean Ranc, peintre.

Les armoiries d’Hyacinthe Rigaud, telles qu’elles sont reproduites au bas de la gravure de P. Brevet qui le représente assis devant une toile, sont les suivantes : A une croix d'or, cantonnée au l" d'argent à une vigne de sinople sur une terrasse de même; au 2““ d'or à un arbre de sinople sur une terrasse de même; au 3' rf’or à trois fasces ondées d'azur accompagnées en chef d'un crabe de gueules; au 4' d'argent à un demi ours de sable issant de dextre; le tout dans une bordure d'or. Ces armoiries, qui renfei-ment un grand nombre de fautes héraldiques, ont dû être gravées inexactement.

d’hyacinthe rigaud.

Hyacinthe, Taîné, fut père de Mathias, qui embrassa la profession de tailleur d’habits, épousa, le 20 décembre 1655, Marie Serre ou Serra, fille d’un marchand de Perpignan, et mourut prématurément en 1669.

De ce mariage vinrent trois enfants : l’aîné fut le peintre Hyacinthe Rigaud. Le second fut Gaspard, né le 1®*' juin 1661, mort le 28 mars 1705, il fut peintre aussi et travailla dans l’atelier de son frère. Il eut un fils nommé Hyacinthe, mort entre 1715 et 1741 sans s’être marié, et une fille nommée Marguerite-Élisabeth, née le 21 juillet 1697. Elle épousa, le 17 juillet 1715 le peintre Jean Ranc et vivait encore en 1743.

Le dernier enfant de Mathias Rigau et de Marie Serra était une fille nommée Claire-Marie-Madeleine-Géronime, née en 1663, morte avant 1715. Elle épousa le sieur Lafïîte ou Laffila, bailli royal de Perpignan, et eut trois filles. L’aînée épousa un sieur Conil et mourut sans postérité avant 1715 ; la seconde, nommée Thérèse, épousa le sieur Xoupy, qui succéda à son beau-père dans la charge de bailli royal de Perpignan ; la troisième, nommée Hyacinthe, épousa le sieur Lenquine, receveur des fermes à Collioures.

Hyacinthe-François-Honoré-Mathias- Pierre martyr -André- Jean Rigau y Ros, dit Rigaud, l’aîné des enfants de Mathias Rigau et de Marie Serra, naquit à Perpignan le 18 juillet 1659. 11 entra comme élève dans l’atelier d’Anloine Ranc (1634?- 1716), travailla beaucoup d’après Van Dyck, quitta Perpignan pour Paris en 1680 et ne tarda pas à acquérir une réputation européenne. En 1703 sa fortune était évaluée à 74.500 livres, soit à plus de trois cent mille livres à la puissance actuelle de l’argent. Mais quelques années plus tard le système de Law lui fut fatal comme à bien d’autres ; il spécula sur les actions du Mississipi et perdit une partie de son avoir.

En 1709 il fut anobli à la demande des états de Roussillon et le 22 juillet 1727 créé chevalier de Saint-Michel.

Au mois de mai 1710 il épousa Marguerite-Élisabeth de Houllei de Gouy, fille de Jacques de Houllei de Gouy, conseil-

1er au parlement de Rouen, et veuve de Jean Le Juge, huissier au grand conseil. De son premier mariage elle avait une fille nommée Charlotte qui ne paraît pas s’être mariée; elle n’eut aucun enfant de son second mariage et mourut le 1§ mars 1743 à l’âge de 75 ans. Hyacinthe Rigaud ne tarda pas à la suivre dans la tombe ; il mourut le 29 décembre de la même année.

Par son testament daté du 9 avril 1741 il faisait héritiers ses deux nièces Thérèse et Marguerite Laffita et son filleul Hyacinthe Collin de Vermont, peintre de talent; il donnait à l’Académie des Beaux-Arts le huste de sa mère par Coyzevox, le double portrait de la même peint par lui; à Desjardins fils celui de son père le sculpteur et au roi son tableau de la Présentation de la Vierge au Temple. Il modifia ce testament dans quelques-unes de ses dispositions par un testament postérieur qui n’a pas été retrouvé.

Les manuscrits du Livre de raison de Rigaud.

Le Livre de raison que je publie existe en deux copies, l’une complète, l’autre partielle.

La copie complète est conservée dans la Bibliothèque de ITnstitut et se compose de deux minces volumes reliés en parchemin et cotés 624 et 625 dans le catalogue des manuscrits de cette bibliothèque. Avant d’en faire partie ils avaient appartenu à la Bibliothèque de la ville de Paris ; ils furent donnés à l’Institut au commencement du premier Empire. Plus anciennement encore ils étaient la propriété d’Antoine Moriau, procureur du roi et de la ville de Paris, comme en témoigne l’inscription suivante timbrée en rouge autour d’un écu armorié sur chacun des volumes : Ex bibliotheca Antonii Moriau procuraloris et advocati regis et urbis'^.

‘ Beaucoup de volumes provenant de la bibliothèque de ce magistrat sont passés dans la bibliothèque de l'Institut et portent le même cachet.

d’hyacinthe rigaud.

Le premier volume ne porte aucun titre et renferme la nomenclature année par année des portraits peints par Rigaud de 1681 à 1743, c’est-à-dire depuis son arrivée à Paris jusqu’à sa mort. En face de chaque nom est inscrit le prix qu’a coûté le portrait ; à la suite sont énumérées les copies qui ont été faites dans le cours de la même année dans l’atelier de Rigaud, accompagnées également des prix qu’elles ont été payées.

Une main différente de celle qui a écrit le volume, mais toujours la même, a annoté et corrigé certains passages de ce Livre de raison, modifiant l’orthographe des noms lorsqu’elle était jugée irrégulière, intercalant l’indication de certains détails techniques et de quelques gravures faites d’après les portraits mentionnés, ajoutant l’indication de certaines peintures de Rigaud non enregistrées à leur ordre chronologique. Ces notes deviennent de plus en plus nombreuses à mesure qu’on avance dans le cours du dix-huitième siècle et à partir de 1736 le manuscrit est entièrement écrit de la main de l’annotateur; Rigaud n’en est plus l’auteur.

Je n’ai pu déterminer avec une certitude absolue quel était le rédacteur de ces corrections et de ce complément, mais si l’on compare l’écriture de ces notes avec celle des manuscrits de Hulst, associé de l’Académie (1684-1754) dont il fut l’historien, manuscrits conservés à l’École des Beaux-Arts, on est très porté à croire qu’elles sont toutes deux de la même main, l’identité est presque absolue; seulement l’écriture est plus cursive et moins soignée dans le manuscrit de la Bibliothèque de l’Institut.

Le deuxième volume a pour titre Mémoire de l’argent que fai donné des copies que fay fait faire, titre inexact et incomplet, car il s’agit des paiements faits par Rigaud, non seulement pour des copies, mais aussi pour des peintures originales. Ce volume embrasse une période écoulée de 1694 à 1726.

Pendant ces trente-trois ans un certain nombre de peintres

sont énumérés année par année et au-dessous de leur nom sont indiqués les travaux de peinture qu’ils ont faits pour le compte de Rigaud dans le cours d’une année et le prix qui leur a été payé pour cela. Cette deuxième partie du Livre de raison ne porte aucune annotation due à une main étrangère.

Ces deux volumes ont été publiés par M’’ Paul Eudel, en 1910 C 11 vaut mieux passer celte publication sous silence.

La copie partielle du Livre de raison de Rigaud est conservée dans la Bibliothèque de l’École des Beaux-Arts, parmi les papiers de Hulst, membre associé et historien de l’Académie. Elle est d’une écriture très soignée et évidemment due à un copiste à gages. Les annotations sont en très petits caractères. Elle a été certainement faite par les ordres de Hulst qui se met au moins une fois en scène dans une note : « AP Rigaud m'avait dit luimême, fait-il écrire en 1685 à l’occasion du portrait de l’archevêque d’Albi, que c’était le premier portrait qu'il fit de cette grandeur, etc. »

Cette copie comprend la période écoulée entre 1681 et 1698, et on y constate de nombreuses différences avec le manuscrit de la Bibliothèque de l’Institut, soit dans l’orthographe des noms, soit dans le texte lui-même dont les éléments sont souvent intervertis et les articles dédoublés, surtout lorsqu’il s’agit de portraits de conjoints ou de parents que le manuscrit de l’Institut groupe souvent dans un article unique. De plus, on y trouve un certain nombre d’indications sur le nombre de copies retouchées par Rigaud qui ne figurent pas dans le manuscrit de l’Institut.

Ce manuscrit de l’École des Beaux-Arts a été publié sans notes ni commentaire dans l’édition donnée en 1854 des Mémoires

‘ Paris, Lesoudier, in-12. Déjà en 1907, le même auteur avait donné dans son ouvrage intitulé Trucs et truqueurs (p. 444) un extrait du Mémoire de l'argent que j'ai donné, etc. Il y est question de la cuirasse de mademoiselle de Vendôme (textuel).

d’hyacinthe rigaud.

sur les membres de l’ancienne Académie, par M" de Montaiglon, Paul Mants, etc. (t, II, p. 142) ^

Ni Tun ni l’autre de ces manuscrits n’est l’original écrit au jour le jour de la main de Rigaud, c’est évident. En ce qui concerne le manuscrit de la Bibliothèque des Beaux-Arts, il n’y a pas de doute; en effet nous y lisons à la date 1685 : « Quoique ce portrait soit placé ici dans le registre original il y a lieu de croire qu’il est plus ancien. » Ce manuscrit est donc une copie du registre original ou prétendu tel.

Pour le manuscrit de la Bibliothèque de l’Institut, je pourrais grouper un certain nombre de mentions dans lesquelles les dates et les titres donnés aux personnages cités ne concordent pas. Par exemple, en 1691 on a ajouté au nom du Prince de Danemarck les mots « à présent roi » et il ne fut roi qu’en 1699. En 1699 le marquis de Ximénès est qualifié de « lieutenant général » et il n’obtint ce titre qu’en 1701. Et ainsi de suite. Ces diverses mentions rajeunissent singulièrement la rédaction de ce manuscrit.

Il a probablement été rédigé au moyen de notes antérieures par Rigaud lui-même, qui se met quelquefois en scène : « Fait un dessin de mon portrait, écrit-il en 1700 ; trois copies de mon portrait en 1701 ; retouché trois de mes portraits, quatre de mes portraits en 1704 ; une copie de mon portrait en 1705, etc. »

Il en est de même pour les comptes des collaborateurs de Rigaud; ils ont été rédigés à l’aide des notes que ces peintres présentaient, on les a même copiées parfois textuellement puisque dans certains cas ce sont ces peintres eux-mêmes qui parlent : « Ebauché deux bustes, écrit La Panaye, dont il y en a un que f ai ébauché deux fois, sur quoi fai mis cinq jours.

* Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l'Académie royale, par Dussieux, Soulier, Chenueviêres, Paul Mantz et Montaiglon. Paris, Dumoulin, 1854, 2 vol. in-8°.

Retouché une grande copie de AP le duc d’ Antin faite par le sieur Lecomte où fai demeuré dix-sept jours. U habillement du buste de AP l’évêque de Troye que je n’ai pas entièrement fait (1718), etc. » Le Livre de raison est donc un tableau fidèle de ce qui se passait dans l’atelier de Rigaud, puisé dans les notes journalières qu’il tenait ou que tenaient ses collaborateurSc

Ces deux manuscrits n’ont pas été copiés l’un sur l’autre, mais vraisemblablement sur un manuscrit original qui a disparu. Peut-être faudrait-il l’identifier avec un petit volume à reliure ancienne qui appartenait, il y a quarante ans environ, à Tolras de Bordas, aux Illes (Pyrénées-Orientales), et qui renfermait aussi le Livre de raison de Rigaud. Ce volume, qui était peut-être précieux, a été vendu à Lyon après la mort de son possesseur et la trace en est actuellement perdue.

Le Livre de raison de Rigaud est incomplet; il ne renferme pas l’énumération de tous les portraits que le maître a peints ; en voici la preuve.

Rigaud, dans la Notice autobiographique qui a été publiée dans les Alémoires des membres de l’ancienne Académie^, dit avoir peint le portrait de Santeuil et il n’est fait aucune mention de ce portrait dans son Livre de raison.

De plus, un certain nombre de portraits ont été gravés de son vivant par ses graveurs ordinaires et portent son nom, sans cependant être mentionnés dans ce livre. Ce sont ceux de Jean -François-de-Paule de Créquy-Lesdiguières, gravé par Dre vet en 1691 et dont l’original existe dans le musée du Louvre; d’Antoine Coyzevox, le sculpteur, gravé en 1708 par Audran et qui existe en original ou répétition au musée de Besançon et existait autrefois chez M'® Marcille et Gréau ; d’Antoine Cbevalart, prêtre, gravé par Drevet en 1708; de M""® de Céreste, gravé par Drevet en 1728 ; du peintre Sébastien Bourdon, gravé en 1733 par Laurent Cars; de René deBeauvau,

■ T. Il, p. 114.

d’hyacinthe rigaud.

arclievêque de Narbonne, gravé en 1738 par C.-F. Schmidt; de Charles-Nicolas TafFoureau des Fontaines, évêque d’Alet, gravé par Chéreau ; du duc de Berry, gravé par Suzanne Sylvestre Le Moine, tous deux sans date; enfin d’Élisabeth de Gouy, la propre femme de Rigaud, gravé par Wille en 1743. On n’eût pas osé graver du vivant du peintre et sous son nom des portraits qui n’étaient pas son œuvre L

Un autre portrait gravé en 1744, un an après la mort de Rigaud, doit être classé dans la même catégorie, quoiqu’il n’en soit pas fait mention dans son Livre de raison; c’est celui de Charles de Saint-Simon, évêque de Metz, dont l’original existe au musée de Grenoble. Il a été gravé par Daullé avec un arrangement différent dans les vêtements.

De plus, le Livre de raison énumère un certain nombre de copies dont les originaux ne sont pas indiqués à la place qu’ils devraient occuper. Ces oublis sont assez nombreux et plusieurs s’expliquent par ce fait que Rigaud avait peint un certain nombre de portraits gratuitement pour ses amis ou ses protecteurs, et n’avait nul intérêt, en conséquence, à les inscrire dans son livre de compte. Mais tous ne sont pas dans ce cas et ces oublis concernent parfois des personnages de la plus haute importance.

Ce sont, par exemple, le duc d’Antin dont des copies ont été faites dans l’atelier de Rigaud en 1710 et 1711, qui a été gravé par Audran, Chéreau et Tardieu, et dont des répétitions, peut-être même l’original, existent dans les musées de Versailles et de Chàteauroux et autrefois existaient chez M*” Marcille ; Pierre

^ Après la mort de Rigaud, des graveurs, qui n’avaient pas travaillé pour lui de son vivant, lui ont attribué certains portraits qu’üs gravaient, pour en augmenter la valeur. De ce nombre sont : Charles Coffin, par Simonneau, après 1749; de Lussan, par Pessard, en 1768; le poète Régnard, par

Pisquet. en 1776, et par Tardieu, en 1820 ; le peintre Cipriani, par Earlon, en 1789; le poète Pradon, par Corot; d’Herbelot, par Jacob; le poète Chaulieu, par Rulmann ; Jean Bart, par Perrot. Ce dernier portrait surtout ne ressemble en rien aux œuvres authentiques de Rigaud.

de Bérulle, premier président au parlement de Grenoble, copié dans l’atelier de Rigaud en 1705, 1709 et 1710, et dont l’original existe au musée du Louvre ; le Cardinal de Furstemberg (1693), de Berny, du Bellay et de Suigné (1695), de Vanolles (1697), la C®* ** de Guiscard (1702), de Castillon (1702), les marquis d’Hantel'orl et du Plessis fl704), Bossuet (1723) et beaucoup d’autresL

Qui le croirait, avant de peindre le grand portrait de Louis XIV de 1701 en costume d’apparat et conservé au Louvre, Rigaud avait peint une première fois le grand roi en 1694, en pied et en armure. Plus de trente copies en ont été faites dans son atelier de 1694 à 1700, l’original existe au musée du Prado à Madrid, et cependant on n’en trouve aucune trace dans la liste des portraits originaux que nous donne son Livre de raison.

On n’en trouve aucune non plus du beau portrait de Louis XV adolescent dont l’original, signé et daté de 1730, existe au musée de Versailles.

On peut donc affirmer que ce Livre de raison est fort loin d’être complet ; c’est un élément précieux, sans doute, pour inventorier et classer l’œuvre de Rigaud, mais ce n’est pas le seul et un certain nombre de portraits dont nulle mention ne s’y trouve sont certainement de lui.

Les modèles de Rigaud.

En 1680 Rigaud arrive à Paris déjà précédé d’une certaine réputation, et dès 1681 il peint dix-huit portraits de bourgeois, d’artistes, de financiers, de conseillers à la cour des comptes ou des aides.

L’année suivante le représentant d’une illustre famille parlementaire, le président Molé, lui commande son portrait

* Il est certain cependant que Rigaud a fait faire dans son atelier des copies ou des arrangements de portraits dont il n’était pas l’auteur, on en

trouvera plus loin la preuve. Mais cela n’a pas dû être fréquent.

d’hyacinthe rigaud.

et celui de sa belle-fille. Ces tableaux contribuent à répandre sa réputation dans le monde ; peu à peu la noblesse et les gens de cour apprennent le chemin de son atelier. Non seulement les Mole, mais les Cbàtillon, les Simiane, les d’Aligre, les Florensac ont recours en 1683 à son pinceau.

En 1684 Rigaud est tout à fait lancé, il a la vogue. Il peint Le Tellier et sa femme, et fait de M“® Desjardins, femme du sculpteur bien connu, un charmant portrait qui la représente cueillant des fleurs dans un gracieux paysage. Immédiatement les belles dames veulent leur portrait de sa main.

Jusqu’en 1686 cependant la moyenne des tableaux peints par lui ne dépasse pas dix-huit par an, c’est peu encore, mais déjà on lui demande des copies de ceux de ses portraits qui ont eu le plus de vogue, et, à partir de cette année, il tient une note exacte de ces copies.

Le duc d’Orléans est le premier prince du sang qui lui commande en 1688 son portrait ; le second est son fils le futur Régent en 1689. Le succès éclatant de ces deux tableaux fait faire un pas de géant à la réputation de leur auteur. En 1690 il ne suffit plus aux commandes qui l’assiègent de toute part, il peint trente-sept portraits, un tous les dix jours, et ses modèles sont des personnages de la plus haute volée, le duc de Bourbon, le maréchal de Villeroy et son frère l’abbé, la princesse de Carignan et son frère Philippe de Savoie, le grand prieur de Vendôme, le comte de Toulouse, La Fontaine le fabuliste, trois princes étrangers, trois prélats.

En 1694 il est appelé à faire un premier portrait du roi Louis XIV ; on n’en trouve aucune mention dans la liste des peintures originales que renferme son Livre de raison, mais il en est fait de 1694 à 1701 trente-quatre copies dans son atelier. Il s’agit donc bien d’un portrait qui est son œuvre et non pas celle d’une autre main L

^ L’original existe au musée du Prado à Madrid, comme je l’ai dit plus haut.

Pendant cette année 1694 il peint trente-sept portraits originaux et en outre fait exécuter dans son atelier vingt-quatre copies de ses œuvres antérieures.

Sa réputation est devenue européenne ; les étrangers de distinction qui visitent Paris s’estiment favorisés quand ils peuvent emporter un portrait de sa main ; les ambassadeurs d’Angleterre, d’Autriche, de Portugal, d’Espagne, de Hollande, de Suède, de Pologne, de Gênes, de Brunswick, sont ses clients, ainsi que le nonce du Pape; les jeunes princes amenés en France pour compléter leur éducation et prendre l’air de la cour, lui commandent leur portrait et celui de leur précepteur.

A côté de cette clientèle cosmopolite nous trouvons une opulente clientèle française composée de ducs et pairs, de maréchaux de France, de la plupart des membres de la famille royale, de présidents au parlement et des fermiers généraux. Il peint le Dauphin, le duc de Bourgogne, le roi d’Espagne, le prince de Conti élu roi de Pologne, les ducs d’Orléans et en 1701 une deuxième fois Louis XIV. Ce second portrait du roi en costume d’apparat, que l’on peut voir au musée du Louvre, obtient un éclatant succès et il en est fait, ainsi que de celui de Philippe Y, roi d’Espagne, des centaines de copies.

Jusqu’en 1715, époque où il peignit Louis XV enfant, Rigaud se livra à ce labeur incessant, mais à partir de cette date, il peint beaucoup moins. Riche, sans enfants, il choisit désormais ses modèles, refuse des commandes et ne travaille plus qu’à son heure. Il peint cependant jusqu’à son dernier jour, c’est-à-dire jus(ju’à 85 ans, sans témoigner de défaillance et sans que sa renommée ail subi aucune atteinte.

Rigaud est le peintre qui représente le plus fidèlement le siècle de Louis XIV, non seulement par la majesté des attitudes et la richesse des accessoires et des draperies dont il entoure les personnages qu’il peint, mais aussi par le nombre et la variété des hommes considérables qui lui ont servi de modèles. Il a peint six rois, trente-six princes français ou étrangers, vingt-un maréchaux, dix-huit ducs, sept premiers présidents de cours

d’hyacinthe rigaud.

souveraines et soixante-quatre cardinaux, archevêques ou évêques.

Il a été le peintre attitré des grands financiers, des contrôleurs généraux, de Law, de Samuel Bernard, des frères Paris; des fermiers généraux et de la plupart des grands manieurs d’argent qui tenaient à avoir leur portrait de la même main qui avait eu l’honneur de peindre celui du roi de France.

Il fut aussi le peintre préféré des dames à la mode dont il savait faire valoir les attraits en plaçant à leurs côtés une vieille ou un négrillon qui leur servaient de repoussoir. Les portraits de Pécoil et Neyret de Laravoie en Pomone et en Gérés, au milieu de frais bocages, eurent une vogue prodigieuse; on en recherchait les répétitions comme on recherchait autrefois celles des tableaux de sainteté de certains maîtres italiens pour leur donner une place d’honneur dans les galeries.

Rigaud a peint aussi, et ce n’est pas la partie de son œuvre la moins intéressante pour nous, les peintres, les sculpteurs, les graveurs, les architectes, les poètes de son temps, Lebrun, Mignard, Sébastien Bourdon, Desjardins, La Fosse, Coyzevox, Simonneau, Boileau, La Fontaine, Fontenelle et plusieurs autres dont les portraits ont été presque tous popularisés par la gravure.

Si on recherche quelles sont les régions de France pour lesquelles il a principalement travaillé, en dehors de Paris et de la cour, on constate qu’il a peint presque tous les personnages officiels du Roussillon, prélats, magistrats, officiers, administrateurs. C’est que, né à Perpignan, il avait toujours aimé son pays natal, avait été anobli à la demande des États de Roussillon, en un mot n’avait jamais cessé d’être en contact avec ses compatriotes. Par extension il a peint beaucoup de personnages habitant dans le voisinage du Roussillon, à Montpellier, Nîmes, Narbonne et dans tout le bas Languedoc.

Il a peint également beaucoup de personnages de Normandie, surtout de Rouen ; c’est que sa femme Élisabeth de Gouy était d’une famille rouennaise ; ses parents et ses amis ne manquaient

pas de s’adresser à son mari quand ils voulaient faire faire leur portrait.

Du reste c’est dans la France entière que Rigaud a pris ses modèles, aussi bien en Provence qu’en Flandre et en Bretagne, à Saint-Malo qu’à Lyon, à Aix, à Mâcon et à Cambrai.

Le prix des tableaux de Rigaud.

Le prix que Rigaud exigeait pour les portraits qu’il peignait a naturellement suivi une progression ascendante à mesure que sa réputation se propageait en Europe.

Au début ces prix étaient des plus modestes ; une tête 11 livres, un buste suivant ses dimensions de 22 à 33 livres, un personnage à mi-corps ou assis de 44 à 88 livres. On constate que Rigaud n’a pas un prix immuable, mais qu’il proportionne celui qu’ildemande àl’importancequ’avaitdansle monde lepersonnage représenté; en 1682 il fait payer 130 livres le portrait du président Molé, c’est-à-dire un tiers de plus que ses portraits ordinaires.

En 1683 une hausse sensible se produit déjà dans son tarif, c’est 50, 66, 77, 100 et 120 livres que ses portraits se paient; une fois lancé il ne s’arrête plus. En 1684 les portraits de Michel Le Tellier et de sa femme sont cotés 220 livres ; en 1685 le moindre portrait coûte 66 livres et le plus cher 330.

En 1688 les princes commencent à s’adresser à lui et à payer royalement; le duc d’Orléans 540 livres, son 61s le duc de Chartres 500, le duc de Bourbon 690. En 1691 sou moindre prix est de 100 livres et le plus élevé de 470.

Devenu peintre de la cour, toucliant 26.000 livres pour les grands portraits d’apparat de Louis XIV et de Philippe V, Rigaud à partir de 1697 ne met plus aucune borne à son avidité. Saint Simon conte qu’il exigea pour consentir à peindre de mémoire le portrait de l’abbé de Rancé 3.000 livres et voulut en outre être défrayé de tout très luxueusement

d’hyacinthe rigaud.

dans le petit voyage qu’il dut faire pour aller à la Trappe

A partir de 1700 une simple tète se paie 150 livres et un portrait à mi-corps de 400 à 650. Un troisième portrait de Louis XIV est payé 13.000 livres, les princes de la famille royale ne déboursent pas moins de 1.000 et quelquefois de 6.000 ou 7.000 pour le leur. Les autres personnages financent à proportion ; les ducs et pairs, les princes étrangers, les maréclianx de France, les présidents au parlement de 500 à 600 livres, et Rigaud ne travaille pas à moins de 250 à 300. Observons au surplus que ces chiffres doivent être au moins quadruplés pour être ramenés à la puissance actuelle de l’argent.

Les portraits des belles dames figurées en Flore, en Gérés ou Pomone accompagnées d’une autre divinité, d’un page ou d’un négrillon, se paient particulièrement cher, jusqu’à 3.000 livres.

En 1715 nouvelle hausse ; le moindre buste est coté 300 livres et certains tableaux atteignent 700, 1.000 et 1.500 livres. A partir de 1727 le prix minimum est de 600 livres et Rigaud ne peint plus qu’à son heure et quand le modèle lui convient.

Depuis 1684 Rigaud, comme son Livre de raison nous le démontre, fît faire dans son atelier des copies de beaucoup des portraits qu’il peint et il les retouche quand il le juge nécessaire. Dans le manuscrit de l’École des Beaux-Arts à la suite de l’énumération des copies faites de 1690 à 1697 on lit : a 9 copies retouchées (1690), Q copies retouchées (1691), 36 copies dont 30 retouchées (1694), 25 copies dont 15 retouchées (1695), 24 copies dont 19 retouchées (1697). » Rigaud donnait donc, quand il le jugeait utile, le dernier coup de pinceau au travail fait par ses copistes. Ces copies se paient à peu près la moitié du prix des toiles originales et se vendent aux amis du modèle

' Je dois faire remarquer cependant que ce portrait de Raneé n’est porté qu’à 900 livres dans le Livre de raison; on ne s’explique pas cette contradiction entre le texte et le récit de Saint-Simon.

OU aux collectionneurs. Saint-Simon conte que Rigaud gagna 2S.000 livres avec les copies qu’il vendit du portrait de Rancé ; il gagna certainement bien davantage avec les innombrables copies qu’il fit des portraits du roi, de Philippe V et des princes de la famille royale que les courtisans s’empressèrent de lui commander à l’envi et qui sont répandues dans les musées et les galeries publiques ou privées du monde entier.

Rigaud reste donc peintre de portraits, mais il devient aussi entrepreneur de portraits; il fait même procéder dans son atelier à des copies et des arrangements de portraits qui ne sont pas son œuvre. En 1716 il peint Charles XII, roi de Suède, d’après un dessin ou une esquisse qu’on lui communique ; en 1704 il refait les ancêtres du comte de Guiscard soit pour les mettre à une dimension voulue, soit pour les peindre au goût du jour.

Les renseignements curieux abondent du reste dans cette énumération des copies sorties de l’atelier de Rigaud et des personnes qui les ont commandées. Nous voyons une copie du portrait de Bossuet faite pour son secrétaire l’abbé Le Dieu qui l’a si bien traité, ainsi que toute sa famille, dans des mémoires destinés à rester secrets ; une autre du cardinal de Bouillon pour Baluze, son généalogiste à gages. Des prélats amis échangent leurs portraits comme maintenant on échange sa photographie. Il est instructif de rechercher quels courtisans ont commandé à Rigaud des copies des portraits du roi, du prince de Conti élu roi de Pologne, du roi d’Espagne et du cardinal de Fleury quand il était tout-puissant et pouvait répandre à pleine main les faveurs autour de lui. Quand ces grands personnages disparaissent et qu’on n’a plus rien à attendre d’eux, la mode disparaît en même temps d’avoir leur portrait dans son salon. Un portrait de Louis XIV commandé à Rigaud avant la mort du tout-puis«^nt monarque, reste inachevé dans son atelier et n’a plus de preneur une fois le grand roi qu’il représentait descendu dans la tombe.

D HYACINTHE RIGAUD

L’atelier de Rigaud.

A partir de 1682 on demande à Rigaud des répétitions ou des copies des portraits qu’il peint, pour des parents ou amis des modèles ou pour des collectionneurs auxquels ils ont plu et qui désirent en enrichir leurs galeries. Tant qu’il n’est pas surchargé de travail il les fait lui-mème, mais quand il en arrive à peindre près de quarante portraits chaque année, il est obligé de demander aide et secours à des mains étrangères.

Les peintres qui travaillent pour lui sont de deux sortes.

Les uns sont des spécialistes, des peintres de fleurs comme Hulliot, Blain de Fontenay ou Monnoyer dit Baptiste, ijui peignent les bouquets que les dames tiennent à la main, les fleurs qu’elles cueillent ou qui garnissent les corbeilles qu’elles portent; des peintres de batailles, tels que Parrocel, qui ornent les fonds des portraits des hommes de guerre de charges de cavalerie ou de batailles navales; des peintres de paysage comme Desportes, des peintres de draperies ou d’architecture.

Parrocel est payé, en 1696, 70 livres pour six fonds qu’il peint dans autant de portraits et c’est à lui que Rigaud s’adresse presque toujours pour ce genre de travaux. Desportes est payé, en 1712, 24 livres pour le fond de paysage du portrait de M”e pécoil ; Hulliot peint, en 1699, moyennant 36 livres, les fleurs qui paraissent dans les portraits des Mesdames Colbert de Croissy, Passerat et d’Hozier.

D’autres peintres travaillaient au contraire constamment dans l’atelier de Rigaud. Quelques-uns, comme Tournières etNattier, ont acquis de la réputation; d’autres demeurés inconnus, tels Monmorency, Verly, Leclerc et Mélingue, font des copies auxquelles le maître donne le dernier coup de pinceau et surtout ébauchent les portraits originaux que Rigaud reprendra en face de son modèle.

Quelques-uns de ces collaborateurs de Rigaud, tel Jean

Legros, se sont admirablement appropriés la manière de leur maître et beaucoup de portraits, attribués sans preuve à Rigaud, sont leur œuvre.

Les uns sont payés à l’année, en 1698 Legros touchait 200 puis 250 livres par an, mais la plupart sont payés aux pièces ou à la journée. Le relevé de leur compte dans le Livre de raison est copié sur le leur, quelquefois même c’est eux qui parlent : « Une copie de Madame que je nai pas entièrement finie, écrit La Panaye en 1716. Fmi l'étoffe d’or où fai resté deux jours. Habillé l’ébauche de l'abbé Pucelle où j’ai mis un jour », écrit le même en 1720, etc.

Il va sans dire que les prix des portraits de Rigaud variaient non seulement eu égard à leur dimension, mais aussi eu égard au travail qu’ils avaient coûté. Un portrait avec pose originale se payait fort cher. Lacroix, vendeur de marée, qui se fait représenter en 1710 savourant une prise de tabac, paie cette fantaisie 400 livres, le double du prix des portraits ordinaires; Mme Je Platen qui se fait habiller en 1724 à l’allemande, c’està-dire avec des fourrures, paie 1.000 livres son portrait; M*' de Gueydan, avocat général au parlement de Provence, qui en 1738 a l’idée bizarre de se faire représenter en berger jouant de la vielle, paie 3,000 livres ce caprice bucolique.

A côté de ces portraits entièrement originaux, il y en a d’autres d’un prix plus modéré, ce sont ceux pour lesquels Rigaud s’est contenté de faire copier par ses élèves et collaborateurs d’anciens portraits de lui, se réservant seulement d’y ajouter de sa main le masque de celui qui a fait la commande.

11 babille en 1707 M“® Hébert comme M™® Passerat, Mme d’Acigné en 1720 comme M"'® Lebret; quant à M' d’Acigné, il en copie tout, sauf le visage, sur le portrait du maréchal de Montravel. 11 peint en 1740 le prince de Lichtenstein en s’inspirant du portrait du duc d’Antin, peint par lui trente ans plus tôt, et la cuirasse du maréchal de Villeroy en 1716 est copiée sur celle qu’il avait fait étinceler la même année sur la poitrine de M'' d’Avaray. Il peint même en 1716 son ami le

d’hyacinthe rigaud.

musicien Ithier avec l’intention avouée de se servir désormais de ce portrait comme modèle d’une attitude reposée.

Ces deux sortes de portraits sont distinguées dans son Livre de raison par les mots habillement original et habillement répété.

Ce n’est pas tout ; même pour ses tableaux les plus importants, Rigaud a emprunté non pas une, mais plusieurs mains étrangères. Prieur ébauche du portrait en pied de Louis XIV la tête, les jambes, les souliers, la draperie; il emploie deux jours à l’ébauche du portrait du maréchal de Villeroy et quatre à en terminer la cuirasse, le casque, l’écharpe et les mains.

Il habille et termine le portrait original de M“® Hébert, en modifie les draperies, les mains et le rideau du fond. Bailleul ébauche le vêtement du portrait en pied de Bossuet et emploie cinq jours à reproduire le bureau encombré de livres et de manuscrits sur lequel s’appuie son illustre modèle.

Chaque détail est payé à part. Prieur en 1701 touche une livre pour avoir peint la cravate du roi ; La Panaye fait briller en 1715 l’insigne de la Toison d’or sur la cuirasse du maréchal de Villars ; Bailleul en 1712 habille le chargé d’affaires de Gênes, sauf la cravate qui est réservée à un spécialiste. En effet un peintre aux gages de Rigaud n’avait pas de rival pour percer de mille trous une dentelle légère ; un autre faisait étinceler comme pas un les boucles de soulier. Dans cet atelier modèle chacun était utilisé selon son talent.

Rigaud était donc, en même temps qu’un grand portraitiste, un entrepreneur de portraits ; il tenait avant toute chose à satisfaire son opulente clientèle, c’est-à-dire à ne pas la faire trop attendre, c’est pourquoi il s’entourait de collaborateurs qui s’étaient imprégnés de sa manière et dont il retouchait au besoin le travail.

Les conséquences de ce système se devinent sans peine. Les portraits ordinaires de Rigaud ont une superbe allure, mais ils manquent de personnalité. Les têtes sont posées sur des corps pour lesquels elles ne sont souvent pas faites, les mains sont

toujours fines et aristocratiques, les attitudes se répètent à satiété. Presque tous les prélats, y compris Bossuet, posent leur main sur un livre dressé; le bras des hommes de guerre s’appuie, par un geste identique, sur un bâton de commandement; les mains des magistrats manient le même mortier entouré de galons d’or et montrent d’un doigt indicateur hors de cadre quelque chose qu’on ne voit pas. Les accessoires qui ornent le fond des tableaux sont presque identiques, la même cordelière rattachant la même lourde draperie à la même colonne.

Ces poses et cette architecture banales sont faites de chic ; la couleur est éclatante, l’allure superbe, mais il y manque quelque chose que des peintres, même inférieurs à Rigaud, avaient su donner, la sensation de la personnalité. L’âme du modèle ne transparaît pas dans sa pose familière et dans son geste habituel.

Rigaud faisait mieux quand il s’inspirait de la réalité et certains portraits de lui particulièrement soignés et pour lesquels il s’est passé de collaborateurs sont presque des chefs-d’œuvre, témoins ceux de sa mère, de Rancé, de Relier, d’Orry, du jeune duc de Glievreuse, de la duchesse de Nemours et quelques autres.

Le Livre de raison nous révèle un autre détail. A partir de 1700 Rigaud avait commencé à faire dessiner par ses élèves dans un Livre de vérité les plus beaux portraits sortis de sa main, pour en conserver le souvenir. En 1700 Viénot dessine W et de Gouy, futurs beaux-parents du peintre, M''® Colbert de Croissy, de Breteuil, de Torcy, Prior, ambassadeur d’Angleterre, Bignon, bibliothécaire du roi, et Rigaud luimême. En 1707 Monmorency dessine le duc de Bourgogne, la duchesse de Mantoue, le maréchal de Villars, le comte d’Évreux, l’évêque d’Angers, M“® Neyret de Laravoye, etc. En 1708 il dessine Pécoil, le duc de Mantoue, Palavicini, chargé d’affaires de la république de Gènes, le peintre Mignard, M*" d’Arménonville, etc.

d’hyacinthe rigaud.

Qu’est devenu ce livre qui serait d’un si précieux secours pour identifier les portraits peints par Rig'aud? Je ne sais, peut-être est-il définitivement perdu.

Portraits faussement attribués à Rigaud.

Les portraits peints par Rigaud sont répandus dans les collections publiques et privées du monde entier ; l’état civil d’un grand nombre d’entre eux est perdu, on ne sait et on ne saura probablement jamais qui ils représentent. Sans doute, quelques-uns des portraits qui sont son oeuvre peuvent avoir été attribués à d’autres peintres; j’ai eu la preuve que certains avaient été donnés à tort à Largillière et même à Van Loo, mais c’est une exception ; on a été plutôt porté à augmenter le nombre de ses oeuvres, en lui attribuant des portraits dont il n’est pas l’auteur, qu’à les diminuer. C’est qu’il est le plus populaire des portraitistes du l'ègne de Louis XIV, son nom personnifie toute une époque.

Comme je l’ai dit, quelques-uns de ses élèves s’étaient approprié ses procédés de composition et de facture avec assez d’babileté pour tromper des connaisseurs. Voyez, par exemple, les portraits de Coustou et de Hallé exposés au musée du Louvre 1 et qu’on sait être de Jean Legros; ce sont des Rigaud, pas de la meilleure qualité, il est vrai, mais c’est la même technique, la même pose, les mêmes accessoires. On peut en dire autant des portraits peints par son élève et neveu par alliance Ranc le Jeune. Il importe donc de préciser quels sont les portraits qu’on doit attribuer avec certitude à Rigaud.

On doit considérer comme étant son œuvre, d’abord les portraits qu’il a signés et qui sont en petit nombre, puis ceux

‘ Dans la salle des portraits d’artistes, au point d’intersection des trois galeries de la peinture française.

qu’il dit lui-même avoir peints dans la courte autobiographie extraite des papiers de Hulst et publiée dans les Mémoires des artistes de l’ancienne Académie'^ ; ils sont au nombre de trente-six.

Sont également de lui les portraits enregistrés dans son Livre de raison, soit comme originaux peints de sa main, soit au nombre des copies faites dans son atelier, soit parmi ceux auxquels ses élèves et collaborateurs ont travaillé.

Enfin, il faut lui attribuer sans difficulté les portraits qui ont été gravés sous son nom, de son vivant ou peu de temps après sa mort, par ses graveurs habituels^.

En dehors de ceux qui rentrent dans les quatre catégories précédentes, aucun portrait ne peut être attribué à Rigaud avec une absolue certitude.

Je me garderai bien d’affirmer que tous les autres sont de faux Rigaud, mais pour les faire admettre dans la liste de ses œuvres il faut qu’on administre la preuve historique, basée sur des documents probants, qu’ils sont bien de lui.

Ces documents probants se retrouvent quelquefois, en voici un exemple. Il n’existe dans le Livre de raison aucune mention du portrait du contrôleur général Law, qui fut gravé en 1738 par Schmidt avec le nom de Rigaud. Or, on lit dans la Co7^respondance de de Fonds et du président du Gas^, sous la date du 22 octobre 1719 : « Rigaud en a fait le portrait (de Law) et quatre graveurs sont après. » Ce témoignage contemporain ne laisse aucun doute sur l’existence d’un portrait de Law par Rigaud, portrait qui, paraît-il, resta inachevé.

' T. Il, p. 114.

^ La bibliothèque de l’Ecole des Beaux-Arts possède un recueil de portraits de Rigaud gravés, au nombre de 140, tous en admirables épreuves. Il a été constitué par Rigaud lui-même et par lui légué fi l’Académie de peinture. Tous ces portraits sont donc certainement son œuvre, ce qui pouvait être douteux pour quelques-uns, entre autres pour celui du duc de Berry, dont il n’est fait aucune mention dans le Livre de raison.

• Ijyon, Paquet, 1890, t. I, p. 132.

d’hyacinthe rigaud.

Donc il faut retrancher de l’œuvre de Rigaud, jusqu’à plus ample informé : M“®des Ursins (bibliothèque de Versailles), Pierre Puget (musées d’Amiens et de Clermont), Pignard, sculpteur (musée de Berlin), La Quintinie et sa femme (musée de Chartres), Marlboroug (musée du Puy), le poète Racine et Dupuy-Dugrès (musée de Toulouse), Bonnier de La Moisson, trésorier des états de Languedoc (hôpital de Montpellier), M*‘® du Maine (musée d’Orléans), le chancelier d’Aguesseau (musée de Genève), le grand Condé (vente de Cliambrun en 1900), la duchesse de Rohan-Montbazon (musée de Quirnper), la duchesse de Holstein (galerie d’Albe et Berwick), la duchesse de Bourgogne (palais Madama à Turin), le peintre de Troy (musée de Mulhouse), Marie-Thérèse, reine de France (musée de Meiningen), Walter Kniestiick, conseiller secret (musée de Brunswick), l’avoyer Jérôme d’Erlach (musée de Berne), etc., etc. Et je ne cite que les plus connus C

La plupart de ces portraits sont fort intéressants; ils peuvent être en effet de Rigaud, mais porter le nom d’un personnage qu’ils ne représentent pas et dont on les a affublés au hasard. C’est par centaines que les portraits attribués à cet illustre maître courent le monde et à l’égard desquels il est prudent de faire les plus expresses réserves.

Méthode adoptée pour publier ce Livre de raison.

Voici la méthode que j’ai adoptée pour la publication du Livre de raison de Rigaud.

Je publie intégralement le texte du manuscrit de la Bibliothèque de l’Institut, distinguant par des caractères italiques toutes les annotations qui y ont été ajoutées après coup. J’y joins les

’ Oü trouvera à la fin de ce volume une liste sans doute bien incomplète des portraits attribués sans preuve suffisante à Rigaud.

XXVJII

variantes extraites du manuscrit de la Bibliothèque des Beaux- Arts en les plaçant entre crochets. J’ai du reste respecté scrupuleusement l’orthographe souvent fautive et les abréviations très irrégulières.

J’ai fait subir une seule modification au texte de la Bibliothèque de l’Institut, parce que je l’ai considérée comme indispensable. Au lieu de publier séparément, comme il est placé dans ce manuscrit, le compte de l’argent payé à chacun des peintres qui ont travaillé pour Rigaud, je l’ai découpé année par année et fondu dans le texte du Livre de raison. On trouvera donc chaque année, d’abord la liste des portraits originaux peints par Rigaud, puis celle des copies faites dans son atelier, enfin en dernier lieu l’énumération des sommes que le maître a payées à ses élèves ou collaborateurs pour les travaux faits pour lui dans les originaux ou les copies de ses tableaux. On aura ainsi une vue d’ensemble de tous les travaux faits par Rigaud ou par son ordre au cours de chaque année.

Au surplus, je me suis efforcé de rétablir l’ordre qui est parfois interverti dans ces listes et j’ai supprimé l’addition des sommes perçues ou déboursées que le rédacteur avait cru devoir faire chaque année. Je me suis assuré que ces additions sont presque toujours fautives et partant sans aucun intérêt. Il ne m’appartenait pas de tes corriger ; chacun pourra en refaire le compte, s’il 1e juge utile.

L’annotation est triple. En premier lieu je me suis efforcé d’identifier les personnages dont Rigaud a fait le portrait et j’y suis parvenu pour 1a plupart d’entre eux. Certains noms de personnages étrangers à la France sur lesquels les renseignements sont difficiles à se procurer, et d’autres visiblement altérés, expliquent pourquoi je n’ai pu parvenir pour tous à un résultat satisfaisant.

En second lieu j’ai énuméré autant que j’ai pu les gravures faites d’après les portraits do Rigaud. J’ai dépouillé les cartons du cabinet des estampes de la Bibliothèque Nationale, de celle de l’École des Beaux-Arts, le P. Lelong, les Mémoires des

d’hyacinthe RiGAUD.

membres de V ancienne Académie et surtout j’ai eu à ma disposition la superbe collection de gravures d’après Rigaud recueillie par son compatriote M*' Puyg ; je ne saurais trop remercier de sa bienveillance cet amateur distingué.

Enfin, et c’était la partie la plus ardue de mon travail, j’ai cherché à retrouver et à faire connaître où sont conservés les originaux et les répétitions des portraits de Rigaud. J’en ai retrouvé beaucoup en France et à l’étranger, mais combien doivent m’avoir échappé et se cachent dans des collections fermées ou chez des personnes qui en ignorent la valeur !

Je me suis astreint à cataloguer les seuls tableaux de Rigaud dont les modèles sont connus et sur l’authenticité desquels il ne peut s’élever de contestation. J’ai laissé de coté les tableaux douteux, ceux dans lesquels l’identité du personnage représenté n’est pas certaine,' ceux enfin dont le modèle est inconnu.

Ces derniers sont fort nombreux, la plupart des musées, y compris celui du Louvre, en possèdent; je suis convaincu qiie plus d’un de ces personnages réputés inconnus pourraient fort bien être identifiés. Un certain nombre porte, en effet, au revers, la date à laquelle ils ont été peints ; en comparant cette date avec la liste du Livre de raison de Rigaud, on peut retrouver parfois le nom du personnage représentée J’y ai réussi à plusieurs reprises.

Trois index terminent le volume : un index alphabétique des personnages dont le portrait a été peint par Rigaud, un index par noms de graveurs, des gravures faites d’après ces portraits, et enfin un index des galeries publiques ou privées qui renferment ou renfermaient, avant leur dispersion, des portraits peints par Rigaud. Avec ces trois instruments de recherche, on pourra

* Il faut cependant tenir compte de ce fait que la date donnée par le Livre de raison est celle non de la peinture, mais du paiement du tableau. Cela explique certaines divergences existantes entre les dates de ce livre et celles inscrites sur les tableaux.

retrouver sans peine tout ce qui peut intéresser dans le Livre de raison de ce peintre.

Je dois, en terminant, témoigner ma reconnaissance à M"“® la duchesse de Mouchy, à M’’ le duc de Luynes, le des Cars, le d’Harcourt, le Bertier de Sauvigny, le V‘® de Vaugreland, le baron de Maricourt, M*'® Hyrvoix de Landosle, Furcy Reynaud, bibliothécaire honoraire, et Frédéric Fabrège, de Montpellier, qui ont bien voulu me communiquer leurs portraits de famille, m’aider dans mes recherches et me permettre d’avoir bien souvent recours à leur érudition et à leur goût artistique.

^er février 1914.

Mons'’ Milord 44^

Mons'' Deveaux^ 22

Mons"' Lot 22

Mons'' Capus- 22

Mons* *' Charpentier^ 22

Mons'’ Esepiére [Espierre]"*^ 22

Mons^ Pailliot [Paillot]® 22

Mad® Dupin® II

Mons® Charpentier'^ II

Mad® Fabry® 33

® Charles Devault, sieur de Villiers, maître des comptes en 1687, ou Claude de Vaulx, correcteur des comptes en 1694 à Paris.

" Un personnage de ce nom était avocat à Marseille et archivaire des échevins et consuls de cette ville de 1718 à 1724.

^ François Charpentier, né en 1620, mort en 1702, membre de l’Académie française, publiciste à la solde de Colbert.

* François d’Espierres, sieur de Brécourt, conseiller à la cour des aides de Paris, 1686.

® Nicolas Paillot, conseiller, secrétaire du roi, maison et couronne de France a Paris, 1663-1692.

® Françoise Berger, mariée en 1680 à Jean Dupin, sieur de Vinsons et de la Maison rouge, receveur des gabelles à Montlugon et cousin du fermier général Dupin, aïeul de Georges Sand.

' Marc-Antoine Charpentier, musicien, intendant de musique du duc d’Orléans, 1634-1702.

* Catherine d’Aubarède, mariée en 1681 à Louis Fabry, comte de Montcault et d’Autry, gouverneur de la citadelle de Besançon. Elle mourut en 1710 et son oraison funèbre, prononcée par le P. Etienne, Augustin, fut imprimée â Grey, chez Louis Louard, en 1714.

Mons'’ Grenu * * 11^

Mons'' Genesay 33

Mons‘' Gailliard [Gaillard] ^ 11

Mous*’ Simon 3 Il

Mons'’ Simonneau [Cliarles, graveur du roi]'^. 33

Mous'' Leiuaitre^ 88

Mons'' Leinarie® 33

Mons*' Delamorle'' 33

' Bertrand Grenu, abbé parisien, mais pourvu d’un canonicat à. Boulognesur-Mer, en 1081.

- Pierre Gaillard, seigneur de Charautonneau, conseiller en la cour des aides de Paris, mort en 1717.

" Peut-être s’agit-il de l’un des peintres de ce nom, Nicolas, Jean ou Jacques (1083-1087) qui vivaient à cette époque, ou encore de Pierre Simon, conseiller du roi, maison et couronne de France et de ses finances à Paris (1672-1700).

* Charles Simonneau, graveur célèbre, né en 1639, mort en 1728. Existe au musée de Soleure sous la désignation de graveur inconnu. Gravé en 1741 par P. Dupin.

® Henri-Louis Le Maître, seigneur de Beljame, conseiller au parlement de Paris eu 1680.

“ Peut-être Nicolas Lémery, né eu 1645, mort en 1715, chimiste célèbre, memljre de l’Académie des sciences.

’ Peut-être Charles de La Morte, seigneur de Laval (1696), mari d’Alexandrine de la Tour-Montauban et fils d’Alexandre de La Morte, gentilhomme de la chambre, major au régiment de Turenne, maréchal de bataille, mort au siège d’Arras.

D HYACINTHE RIGAUD

Madame Boisseau^ 66*^

Mons'' Coullange [Goulange] ^ 33

Mons’’ Huet^ 33

Mons’’ Tigot 22

Mons'’ Delamonlre 22

Mons'’ Derabbaye"^ 66

Mons’’ Hugtie [Hugues] 88

Mons' Delafosse^ 88

Mons' l’abbé Joly® 44

Mons' Février et sa farnme'‘ 44

Mons' de S'^ Port® 33

Mons' le président Molé [père]® 44

' Marguerite de Calan, femme de Louis Boisseau, conseiller du roi, notaire au Châtelet, échevin de Paris, mort avant 1720.

- Emmanuel-Philippe de Coulanges, né en 1633, mort en 1716, conseiller au parlement de Paris, chansonnier, ami de M""' de Sévigné.

® Ce Huet ne peut être le célèbre évêque d’Avranches. Deux frères de ce nom \ivaient en 1681; Antoine Huet, sieur d’Embnm, mort avant 1719 en laissant deux fils officiers, et Abraham Huet, conseiller du roi, maison et couronne de France, général eu la cour des aides de Normandie.

‘ Peut-être s’agit-il de Michel de l’Abbaye qui était à cette époque procureur au bailliage de Chartres.

® Charles de la Fosse, peintre célèbre, né â Paris en 1636, mort en 1716. Gravé eu 1707 par Duchange et en 1738 par D. Sornique et par le même, sans date, une deuxième fois.

‘ Bdme Joly, prêtre, religieux, supérieur des missions de Saint-Lazare, 1691-

’ Etienne Février, sieur du Fresne, conseiller du roi, maison et couronne de France et échevin de Rouen, et Geneviève Le Boullanger, sa femme. Cet article comprend deux portraits distincts, l’un pour le mari, l’autre pour la femme.

® Henri-Louis le Fèvre de Caumartin, seigneur de Saint-Port, puis marquis de Cailli après la mort de son père ; il fut tué à la guerre en 1706.

® Edouard Molé, seigneur de Champlatreux, conseiller au parlement de Paris (1637), maître des requêtes (1643), conseiller d’Etat, président à mortier (1657), intendant des armées du roi, mort en 1682.

Mons’’ Boulot^ 33^

Mad® la présidente Molé [sa bru]- 88

Copies de la même année.

Trois de M*' le Président Molé 132

Une de Mad® Boisseau SO

Une de Mons'' l’abbé Grenu 11

‘ Peut-être s’agit-il de Jean Boulot, magistrat normand confirmé dans sa noblesse en 1698, qui avait été acquise à son père Simon Boulot en 1647 pour ses sendees judiciaires.

■ Louise Béthault, mariée en 1673 a Louis Molé, iDrésident a mortier au parlement de Paris, et morte en 1709. Belle-fille d’Edouard Molé cité ci-dessus.

d’hyacinthe rigaud.

Mons'' Jusaume [Jiisseaurne]^ 11^

Mons*’ l’abbé Fajolle [Fayolles] 22

Mad"® Bouvet [Bouret] de Dijon 77

M' le marquis de Chdtillon- G6

M'' le Febvre^ 50

Mons’’ Desjardin [Desjardins] 66

Mons*’ le président Molé [Louis]® 100

Mons*' et Mad« De la Coste® 88

Mons'' Rasle" 66

M“® de Bourlemont* 66

' François Jussaulme, conseiller du roi et receveur général des finances D, Tours en 1698.

- Alexis-Henri de Châtillon, comte, puis marquis (1685) de Châtillon, né en 1650, mort en 1737.

^ Philippe le Pebvre, né en 1650, trésorier de la maison du roi (1676), garde des pierreries de la couronne, intendant, contrôleur des menus, mort en 1722.

■* Martin van den Bogaert, dit Desjardins, célèbre sculpteur, né à Bréda en 1640, académicien en 1686, mort en 1694. Existe en original ou en anciennes répétitions au musée du Louvre, au musée de Versailles (deux répétitions) et au musée de Berlin. Rigaud avait conservé ce portrait et à sa mort il le légua au fils du modèle. Gravé par G. Edelinck en 1698 (d’ajirès les Mémoires des membres de l'Académie), en contre-partie par Dupin, sans date, et par Landon au trait vers 1820.

® Louis Molé, président à mortier au parlement de Paris, né en 1638, mort en 1713.

® François de Simiane La Coste, conseiller (1649), puis président à mortier au parlement de Grenoble (1655), mort en 1683. Il avait épousé Marie-Anne Pourroy. Cet article comprend deux portraits distincts, l’un pour le mari, l’autre pour la femme.

’ Claude Rasle, seigneur de la Périsse, secrétaire du roi, associé au bail des domaines de Flandre, Artois, Hainault, etc., comme sous-fermier (1691-1697), mort avant 1720.

* Scolastique-Geneviève d’Anglure, dite M“' de Bourlemont jusqu’à son mariage avec Louis d’Omaison, comte de Chamarande, lieutenant général. Elle mourut en 1717.

Mons*' le marquis de Florensac^ 66*^

Mons’’ De la Poste, [chef de la poste d’]

Angleterre 44

Mons*’ Roussel- 66

Mons*' Régnault^ 100

I\P d’Aligre'^ 120

Copies de la même année.

Une de mons*' le marquis de Châlillon .... 66

Deux de mons*' D’Aligre 100

Une de rnonsf De La Coste 40

Une de mons*' Lefebvre 50

’ Jean-Charles de Crussol, seigneur d’Acier, comte de Crussol, marquis de Plorensac, prince de Soyon, enfin duc d’Uzès en 1693 et colonel. Né en 1675, il mourut en 1739.

- François Roussel de Charost, conseiller du roi, contrôleur général des rentes de l’Hôtel de Ville de Paris (1687), greffier en chef de la chambre du trésor (1690), mort avant 1718.

“ Alexandre-Omer Régnault, conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes en 1719.

* Etienne d’Aligre, président à mortier au parlement de Paris, mort en 1715. Existe en original chez M. le comte de Hunolstein à Paris.

d’hyacinthe rigaud.

Mons^’ Delaloire et sa femme ^ 132^

Mons'' Rasie fils et [mad“® sa] tante^ 330

Mons* *' Delpeches [Delpech]® 198

Mons'' Courjades 88

Mons'' Girardot [Girardeau]'^ 44

Madame Desjardins {Marie Cadesne), jusqu'aux genoux'^ [06]

Mons'' l’abbé Haranger 00

Mons'' David® 88

Mons'' Chevalier'' 44

Mons'' et Mad® Letellier® 220

Mad® Lejary® 88

' Antoine de La Loëre, échevin de Pari.s, procureur, puis doyen des procureurs en la Chambre des comptes, mort en 1713. Sa femme se nommait Marguerite Boisseau, et il l'avait épousée en 1080.

^ Probablement le fils de Claude Rasie dont 11 a été question ci-dessus (voir il l'année 108.3). .Je n'ai trouvé aucun détail sur lui ni trouvé le nom de sa tante.

’ Pierre Delpech, né en 1042, général des finances en Auvergne (1679), fermier général de 1700 jusqu’à sa mort en 1712.

* Peut-être Claude Girardot, lieutenant en 1673, capitaine en 1680, major de cavalerie en 1689, qui quitta le service en 1690.

® Marie Cadesne, nièce de Mansard, femme de Martin Desjardins, sculpteur (voir en 1683). Existe en original au musée de Caen, représentée cueillant des fleurs. Gravé par P. Drevet (en 1689, disent les Èlémoires des membres de VAcadéynie) .

® Auguste David, architecte des bâtiments du roi, mort la même année 1684.

' Nicolas Chevalier, avocat au conseil, puis maître des requêtes.

* Michel Le Tellier, né en 1603, conseiller, puis procureur général au grand conseil, chancelier de France, ministre d’Etat, mort en 1685. Elisabeth Turpin, sa femme, née en 1608, mourut en 1698. Cet article comprend deux tableaux distincts, un du mari, l’autre de la femme.

“ Peut-être Anne Simon, femme de Jean-Baptiste La Jarrie, seigneur de Cessy, Grand-Pré et La Jarrie, vivant encore en 1718.

Mons'' Grillon^ 66^

Mons*' Lequin [Lequien]- 100

Mons’’ Mestiez 100

* Jacques Grillon, garde du corps en 1675, dans la compagnie de M. de Duras.

■ Peut-être Michel Lequien, né à Boulogne en 1661, mort à Paris en 1733. Il entra dans l’ordre de Saint-Dominique et fit divers travaux d’érudition. Cette identification est loin d’être certaine.

d'hyacinthe RI6AUD.

Mons'' Sarasin [Sarazin], de Lion^

Mous’’ Merisier [Meriziei']®

3Ions‘' Desvieux ^

Mons’’ le doyen de S‘ Germain^

Mons"' Félix, premier chirurgien du Roy^. .

Mons'' Rollot®

Mons'' Delayatle

Mons'' Mansart '

Mons'' Lepeignier

Mons'' Ranchain [Ranchinj* *

lUU

' La famille Sarrazin, cousidérable dans la bourgeoisie lyonnaise, comptait plusieurs membres à la fin du xvii" siècle ; on ne peut savoir exactement duquel il s'agit ici.

- Fraugois Merisier, bourgeois de Paris (1675), maître d’hôtel du maréchal d'Estrées, mort eu 1707.

" Louis-Maurice des Vieux, né eu 1659, avocat au conseil du roi, puis greffier du conseil privé, mort en 1722.

* .Jean-Paul Bignon, né eu 1662, doyen de Saint-Germain-l’Auxerrois, abbé de Saint-Quentin, bibliothécaire du roi, conseiller d’Etat, membre de l’Académie française, mort en 1745. 11 a été peint trois fois par Rigaud. en 1685. 1694 et 1707. Gravé en buste il droite par C. Simonneau eu 1695 (d’après les Mémoires des iiieoiires de V Académie), par Pierre Brevet en 1707 et sans date (en 1728 d’après les mêmes Mémoires) . par S. Thomassin en 1709. En buste à gauche par Gl. Duflos en 1709, par F.-G. Schmidt en 1737 (deux états différents), par N. Picard sans date et par N. Pitau également sans date.

® Charles-J.ouis Félix de Tassy, premier chirurgien du roi, mort en 1703.

° Deux frères Rollet vivaient eu 1685 : Michel, trésorier de France, général des finances (1685-1692) ; .Jacques, président du bureau des finances à Riom, sieur de Lauriat, mort avant 1710.

^ Jules-Hardouin Mansard, né en 1645, architecte du roi, directeur général des bâtiments royaux, mort en 1708. Existe en original au musée du Louvre, en répétitions aux musées de Versailles, de Chantilly ; autrefois chez M. Eudoxe Mai'cille à Paris, chez M. Gaston Le Breton à Rouen et à Strafford Honse en Angleterre. Gravé par Edelinck en 1704 {Mémoires des membres de V Académie) ou en 1706 (P. Lelong).

® Jean-Antoine Ranchin, secrétaire du conseil d’Etat en 1684, mort vers 1730.

Mons’’ Daquin, 1'' médecin du Roy‘ 100^

Mons’’ l’abbé de Calvo- 143

Mons* *' Berlin [trésorier général des parties

casuelles]^ 330

iMons'' Debucbère'^ 88

Mons’’ Quelair, Relier^ 330

Mons’’ l’archevêque d’Alby[Hyacintbe]Serony® 330 Mad® la marquise de Noisy’' 121

r^vu) /,UYV\ .

^ Antoine d'Atjuiu, né en 1620, premier médecin du roi depuis 1672, mort en 16S4. Gravé par H. Jans sans date.

- Pierre Calvo, catalan, abbé de Notre-Dame d’Eu, conseiller clerc, puis conseiller honoraire au conseil souverain de Roussillon.

“ Pierre-Vincent Bertin, trésorier des parties casuelles. Gravé par P. Brevet ou 1688 (d'après les Mémoires des membres de V Académie) et par Ertinger à une date indéterminée (d’après la même source).

* Jean Buebère ou de Buebère, conseiller du roi, puis conseiller au grand conseil en 1697.

^ Jean-Jacques Relier, commissaire général des fontes de l'artillerie de France, ainsi que son frère Jeau-Baltbazard (voir en 1693). Existe en original au musée de Zurich. Gravé par Sichliug dans la Oalerie historique de Versailles.

“ Hyacinthe Serroni, né en 1617, évêque d’Orange (1616), de Mende (1661), archevêque d’Albi (1676), mort en 1687. Existe à l'archevêché d'Albi et au musée de Mende. Gravé par F. Ertinger eu 1688 (d’après le P. Leloug) et par P. Simon pour une thèse. Ee manuscrit de l’Ecole des Beaux-Arts renferme une note disant, mais avec un certain doute, que ce portrait de Serroni est le premier grand portrait peint par Rigaud.

’ Marie Bouzat, femme de René de Maupeou, marquis de Noisy-le-Sec, conseiller au grand conseil (1635), président aux enquêtes (1657). Elle mourut en

d’hyacinthe rigaud.

Mad® la marquise de Noquiey 143^

Mons'' et Mad® Malet [Mallet]* * 330

Mons® Devinevolle [de Yinnevolle] 154

Mad® Kelair [Keller] Marie'^ 330

Mad® Merizier^ 100

Mons'’ Dozier [d’Hozier]* 100

Mons'' Rossellet [Rosselet]^ 99

Mons'' de Vénugle 99

Mons'' Domergue® 100

Mons'' l’abbé Tilhier 66

Mad® Touis 100

Mons'' Duseaux [du Sault] 100

Mad® Delpech'* 100

Mons'' et Mad® Ghambélain [de Chamblain]® 223

' René-François Mallet-Brunières, fils de Jacques Mallet, conseiller au parlement, mort vers 1720. Sa femme se nommait Marguerite May de Valombres. Cet article comprend deux tableaux distincts, un pour le mari, l'autre pour la femme.

■ La femme de Jean-Jacques Keller (voir en 1685), connue par son seul prénom de Marie. Existe au musée de Zurich. Gravé par Drevet en 1689, d'après les Mémoires des membres de V Académie.

’ Femme de François Merisier, maître d’hôtel du maréchal d'Estrées (voir en 1685). Je n’ai pas trouvé son nom.

* Charles-Roger d’Hozier, généalogiste, juge d’armes des ordres du roi, né en 1640, mort en 1732. Gravé par G. Edelinck en 1691 et sur bois, sans date, par un anonyme d’après un dessin de Chevigmard.

“ Jean Rosselet, garde des sceaux au présidial de Saintes en 1696.

* Antoine Domergue, conseiller du roi, receveur des décimes et contrôleur général provincial en la généralité de Lyon en 1697.

' Marie Bazannier ou Bozonnier, femme de Pierre Delpech, général des finances en Auvergne (1679), puis fermier général de 1700 il 1712 (voir en 1684). Elle mourut avant 1719.

* Charles Chambélant, conseiller du roi, commis principal de l’extraordinaire des guerres en Roussillon, puis receveur général des finances à Poitiers. Le

Mons'' de Boisfranc [de Bosfranc]^ 90^

Mons^ Rogé 112 10*

Mons’’ de Trobat, intendant de Ppignan^... 90

Mons'" Châtaignier^ 45

Coppies de la même année.

Une de Mons’’ Chevalier 40

Une de 3Ions'' Merisier 40

Une de Mons'' l’archevesq. d’Alby Serony.. 100

Une de Mons'' Rogé 55

nom de sa femme ne m’est pas connu. Cet article comprend deux tableaux distincts, un pour le mari, l’autre pour la femme.

' Joachin Seiglière, seigneur de Boisfranc. financier, intéres.sê dans les fermes du roi, cliancelier du duc d’Orléans, mort en 170G.

Raymond de Trobat y Vinyes, conseiller au parlement, avocat général au conseil souverain de Roussillon, puis intendant de Perpignan de 1681 à 1698.

“ Peut-être .Jean Chasteignier, sieur de Paradis, maire perpétuel, puis subdélégué et enfin lieutenant général de police à Amboise (1700-1736).

d'hyacinthe rigaud.

Mons'' Enin [Hénin] père et fils* *

Mons'' le chevalier de Mongivraii [Mongi-

vrault]-

Mons’’ de Courchan [Courchamp] **

Mons'' de Rochefort^

Mons'' Bruiningiie [Bninenc] Jean, natif de

Lion^

Mons'' Poisson®

Mons'' VédeP

Mons'' le président Bailleul®

Mons'' Lévesque, in® des comptes^

Mons'' de S* Maurice*®

' Adrien -Joseph Hénin, conseiiier au pariement de Paris, mort eu 1093. Son fiis Eustache Hénin était également conseiller au même parlement.

^ Augustin Le Haguais, seigneur de Montgivrault et de Courcelles, cheralier de Saint Louis, d’abord lieutenant au régiment des gardes, puis ingénieur militaire, lieutenant au gouvernement de Courtray, intendant des fortifications de Lille, enfin brigadier des armées du roi en 1678, mort en 1708.

* Jean Guillemin, seigneur de Courcbamp, fermier général de 1687 à 1694.

■* Hercule Bidault, sieur de Rocbefort, écuyer du roi, tenait une académie pour l’instruction équestre de la jeune noblesse célèbre dès 1688.

° Jean de Brunene, marchand de soie et banquier à Jvyon, où il exerça les fonctions consulaires. Existe en original chez AI. Bourgeot â Lyon. Gravé par C. Vermeulen en 1689 (d'après les Mémoires des membres de l'Académie). D’après la même source, le graveur fit, quelques années plus tard, certaines modifications à sa planche et un nouveau tirage.

® Peut-être Gabriel Poisson, financier, oncle de AI'"'' de Pompadour, né en 1652, mort en 1749.

' Antoine Védel, conseiller au conseil souverain de Roussillon, conseiller honoraire en 1697.

* Nicolas-Louis de Bailleul, seigneur de Châteaugoutier, conseiller, puis président à mortier au parlement de Paris.

® Pierre-Philippe Lévesque, seigneur de Gravelle, maître des comptes eu 1688, vivant encore en 1735.

A la suite des œuvres de l’année 1687, le manuscrit de l’Ecole des Beaux- Arts enregistre comme peint cette même année le tableau de la Nativité de Notre-Dame qui a été gravé en 1690 par Pierre Drevet.

Coppies de la même année.

Deux de Mons’’ le chev*' de Mong'ivrault . . . 100^

Une de Mons'' d’Enin 67 10®

d’hyacinthe rigaud.

Mons’’ Jabaque [Jabac]' 112^ 10®

Mons'' de Monginol- 202 10

Mons*’ Lefebvre, grand audiancier^ 112 10

Mons'' Tissart* 168 IS

Mons'' Turet [Thuret]® 67 10

Mons"' Titon [Maximilien]® 270

Mons'' Lefebvre'^ 90

Mons*' Ducerceau® 78 15

Mons'' le marquis de Cliaseron [Cbazeron]''^'. 111 5

Mons'' le marquis de la Frette^® 112 10

' Eberard Jabach, de Cologne, banquier très opulent, réunit à Paris, dans son hôtel de la rue Saiut-AIerry, une admirable collection de tableaux et de dessins dont la plupart acquis par le roi sont maintenant au Louvre. Existe eu original au musée de Cologne après avoir fait partie de la collection Lalive de Juilly. Des répétitions ont été vendues avec les collections Essingh (1SG5) et Rotliau (1S90).

■ Jean-Baptiste de Mongiuot, gentilhomme provençal.

® François Lefebvre, né vers 1GÔ4, substitut du procureur général du parlement de Paris, grand audiencier, nommé honoraire eu 1707.

‘ Pierre Tissart, marchand et bourgeois de Paris en 1685.

® Isaac Thuret, horloger ordinaire du roi, artiste très habile, célèbre à sou époque (1680-1705).

“ Jean-Baptiste-Maximilien Titon, sieur du Tillet, directeur du magasin royal des armes, puis conseiller au parlement (1717), qui fit exécuter le célèbre groupe en bronze du Parnasse. Existe en original chez M. le général Récamier à Paris. Gravé par Pierre Brevet en 1690.

' Philippe Lefebvre, trésorier de la maison du roi (voir en 1683).

® Il est douteux qu’il s’agisse ici de Jean- Antoine Ducerceau, né eu 1670, mort en 1730, auteur de poésies légères, qui entra eu 1688 dans la compagnie de Jésus.

" Henri de la Rochefoucault, marquis de Chaseron, du chef de sa grand’mère Claude-Françoise de Polignac, dont la mère était Aune, dame de Chaserou- Fontanille, né en 1659, mort en 1698.

Nicolas de Gruel, marquis de la Frette et d’Ancilly, fils du célèbre duelliste Gaston de Gruel-la-Frette ; il mourut en 1708.

Mad® Courte!

Mons'' Quinson. de LionC

Mous'' Rodille

Mad® De Lajatte

3Ions'' Letellier^

Mons® et Mad® Robinette^

Mons® et Mad® Tomé [Thoiiié]'* *^

Mons® Frère unique du Roy®

Mons® le marquis de Polignac®

Mons® et Mad® Périchon'^

Mons® Léonard père [Prem® imprimeur du roi]®

’ Roch Quiuson, mareliaud d’étoffes de soie, bourgeois et échevin de Lyon eu 1729 et 1730.

- Charles le Tellier, seigneur de Morsau, conseiller au parlement de Paris en 1079, à moins que ce ne soit Pierre le Tellier, aussi conseiller au parlement de l’aris en 1692, mort en 1095.

“ Jean Robinet, seigneur de Villiers, capitaine au régiment de Navarre, lieutenant i)Our le roi à Marienbourg et maître d’hôtel de la Dauphine. Sa femme se nommait Aune Boucot. Cet article comprend deux tableaux, l’un pour le mari, l’antre pour la femme.

* Pierre Thomé, seigneur de Moutmagny, trésorier général des lévriers et des écuries du roi eu 1085. trésorier des galères (1688-1707), fermier général de 1708 à 1710. Sa femme se nommait Françoise Paradis. Cet article comprend également deux tableaux.

®’ Philippe, duc d’Orléans, frère de Louis XIV (1640-1701).

®’ Scipiou-Sidoine-Apolliuaire-Gaspard de Polignae, marquis de Chalancon, né en 1060, mort en 1739.

® Pierre Périchon, né en 1645, fut avocat à Lyon, secrétaire de cette ville, échevin en 1700 et mourut en 1721. Voir les années 1698, 1702 et 1703.

® Frédéric I^éonard, né à Bruxelles en 1624, marié à Paris, en 1054, à Elisabeth Bernard, fille d'im marchand libraire, fut imprimeur du roi, du dauphin, de la ville de l’aris, conseiller du roi et mourut eu 1706. Existait récemment en original chez M'"' la comtesse de Beaurecueil, au château de Surville. Une répétition faisant partie de la collection Gatteaux a été brûlée en 1871 pendant la Commune. Gravé à mi-corps par G. Edelinck en 1689 et en buste par Vermeulen en 1093.

d’hyacinthe RIGAUD. 17

Coppies de la même année.

Une de Mons’’ Rodille 67

Une de Mons’’ Tomé 45

Une de Mons"' Letellier 57 5*

Moiisg’’ le duc de Chartres^

Mad® la présidente d’Osambré [Uns-en-BraiJ'^ 225

Mous'' d’Aigrefoeüille [Aigrefeüille] 112 10®

Mons'' et Mad® Piraube'* *' 180

Mons’’ Gaillard 5 135

Mons'' le compte de Claire, cest de Clére'° 112 10

Mons'' le marquis du Térail [Terrail]’^ 112 10

Mons'' Derval [d’Herval]® 225

Mad® Lliermite 112 10

Mons'' Merisier^ 67 10

Mad® de Menevillette [Meneviletlej*^ 168 15

' Philippe d’Orléans, duc de Chartres, né en 1674, duc d’Orléans en 1701, régent du royaume en 1715, mort en 1723. Existe en original ou en répétitions aux musées de ’\"ersailles et de Toulouse, et chez M™' de Salanciers à Perpignan ; existait dans la collection Rothan vendue eu 1890. Gravé eu buste par N. -II. .Jacob sans date, en buste, et en pied par un anonyme dans la Galerie historique de Versailles, 1838.

- llarie-Anne Pajot, dame d’Ons en Bray, femme d’Antoine-Prangois-Gaspard Legendre de Lormoy, maître des requêtes (1093), intendant de 1699 à

^ Pierre d’Aigrefeuille, conseiller à la Chambre des comptes de Montpellier, mort eu 1695.

‘ Ce Piraube était un fort habile arquebusier connu de 1670 à 1718. Sou talent lui mérita d'obtenir un logement au Louvre. Sa biographie est du reste inconnue.

“ Antoine Gaillard, conseiller au Châtelet de 1677 à 1709.

” François Martel, comte de Cléres, mort avant 1720. Madeleine-Marie Bouton de Chamilly, sa veuve, épousa Louis-Robert de Mallé de Crasménil de Valsemé.

■ Gaspard de l’Estang, comte de Saillans, marquis du Terrail, mort vers 1700.

* Le manuscrit répète avant ce numéro, par une erreur évidente, l'article consacré (luelques lignes plus haut â la présidente d'Ous en Bray.

" François Mérisier, maître d’hôtel du maréchal d’Estrées (voir eu 1685).

Marguerite-Marie de llarlay, femme d’ Adrien-Alexandre de Ilanivel, comte de Alannevilette, marquis de Crèvecoeur, avocat du roi au Châtelet, conseiller au grand conseil, maître dos requêtes en 1680 et secrétaire des commandements de Monsieur.

lu

Mons’’ et Mad® Bouret le trésorier [de Mad.

de Nemours]^

Mons'' du Roullet-

Mous’’ et Mad® la princesse de Courtenay

[Courtenai]^

Mons’’ et Mad® Dandré"^

Mous* *’ Duchesne^

Mons*’ Acatiasc [Akakia]®

Mons*’ de Bandolle, Boyer de BandoV ....

Mons*’ Guilleg'ot®

Mons*’ et Mad® Boisseau''

Mons*’ le président de Boquernart [Bauque-

marre]'®

Mons*’ Dumet [du Metz] fils ''

* Etienne-Nicolas Bouret, payeur des gages, trésorier de la duchesse de Nemours (1668-174S). Sa femme était Marie-Anne Chopin de Montigny, morte en 1720. Cet article comprend deux tableaux distincts, un pour le mari, un autre pour la femme.

^ Claude Leblanc, sieur du Roullet, qui fut intendant à Dunkerque en 1707. Il fut ensuite secrétaire d'Etat à la guerre en 1718. Né en 1GG9, il mourut eu 1728. Existe en original au musée de Dunkerque.

^ Louis-Charles, prince de Courtenai, qui épousa en 1688 Hélène de Besancon et qui mourut en 1713. Cet article comijrend deux portraits, l'un du mari, l’autre de la femme.

* Jean d’André, seigneur de Montfort, qui épousa en 1669 Marie de Beauvoir-Grimoard. Cet article comprend deux portraits distincts, l’im du mari, l’autre de la femme.

“ Ce Duchesne, dont je ne connais pas le prénom, était médecin ordinaire du roi et fut anobli en cette qualité.

“ Joseph-Mirza Akakia, seigneur d’Armincourt, comte de Juvigny, marquis de Saint-Ouen, descendant de Martin Akakia, médecin de François T''.

■* Jules Boj^er, seigneur de Bandol et de Châteauarnoux, capitaine de galères, syndic de la noble.sse de Provence, mort en 1695.

* André de Guillegault, musicien ordinaire de la musique du roi à Versailles en 1697.

” Louis Boisseau, conseiller du roi, notaire au Châtelet, échevin de Paris, mort avant 1720, et Marguerite Calan ou de Calan, sa femme. Cet artiole comprend deux portraits distincts, l’un du mari, l'autre de la femme. Voir en

"* Nicolas de Bauquemare, conseiller puis président à mortier au parlement de Paris (1654-1690) .

“ Ne peut être le président Gédéon Berbier du Metz, dont le pere était mort

Son altesse Mad'* *® de Monpensier [Montpensier]^ 540^ ®

Coppies de la même année.

Deux de Mons' et Mad® Dandré 90

Une de Mons*' Bouret 67

eu 1669 (voyez année 1698) ; il s’agit vraisemblablement de Jean-Baptiste Berbier du Metz, sou fils, né en 1681. Il fut comte de Rosnay, contrôleur générai des meubles de la couronne (1703), capitaine des archers de la porte du duc d’Orléans (1715), colonel (1719) et mourut sans postérité.

* Marie-Anne-Louise d’Orléans, la Grande mademoiselle (1627-1693). Gravé par C. Vermeulen en 1690 (d’après les Mémoires des membres de TAeadémie), ou trouve sur certains exemplaires la date 1691. En petit buste et sans date par Desrocbers et par Filleul (deux états). Par Landon au trait vers 1820.

d’iiyacinti-ie rigaud.

Delafontaine poëtte^ 200"

Mad® la comptesse de Seau [du Saull]-.... 115

Mous* *’ Poile^ 115

Mous'' Gréder^ 115

iMons’’ l’abbé Delasalle® 115

Mons"’ Dufrenoy fils [du Fresnoy]® 115

Mad® la comtesse de Furstemberg" 115

‘ Le fabuliste Jean de la Fontaine (1621-1695). Existe en original chez M. le vicomte Héricart de Thury et en réiiétition chez MM. de Ménars et Gréau. D'autres répétitions ont passé dans les ventes Cypierre (1855), Marcille (1857) et Champfleury (1890). Gravé par Edelinck, eu 1696 d’après le P. Lelong, deux états dont un non signé ; par B. Picard en ovale (1727) ; par Savant en ovale en 1769 ; par Picquet deux fois, la première en buste, la deuxième avec la fable du Lonj} et de l'Agneau, sans date ; jDar un anonyme en 1780 avec la même fable ; par Delvaux en tête de Psyché en 1797, deux états ; par Dupin sans date, deux états : par Desrochers, par Dupréel, par Amb. Tardieu, par lugouf le jeune, par David et Varin, les cinq précédents sans date ; par Alix en couleur vers 1800 ; par P. Ribault, ovale, en 1812 ; par E. Scrivers sans date ; par Pinssio pour Delahays, éditeur, vei-s 1860 ; lithographié par Rulmann vers 1840 (impr. Motte) ; eau-forte par Soliman sans date.

“ Marie-Catherine d’Aguesseau, sœur du chancelier de ce nom, née en 1663, morte en 1729, femme de Charles-Marie, comte de Saulx-Tavannes, marquis de Suilly et d’Arc sur Thil. Existe eu original chez AI. le comte Destutt de Tracy a Paris.

^ Le fils, dont je ne connais pas le prénom, de Philippe Polie, bourgeois et marchand de Paris, mort en 1685, et de Geneviève Langelier. A moins que ce ne soit le père lui-même fait de mémoire ou d’après un dessin.

* Voir aux années 1691 et 1705 deux officiers supérieurs suisses de ce nom.

François de Caillabot de la Salle, aumôniA' du roi : il fut évêque de Tournay de 1693 à 1705.

“ Ce personnage, qui fut colonel et mourut à la guerre en 1695, était fils d'Elie du Pi’esnoy, trésorier de l’ordre de Saint-Louis et premier commis a la guerre, mort en 1698, et neveu du peintre Charles-Auguste du Presnoy, mort en 1665.

■ Alarie de Ligny, nièce du chancelier Séguier ; elle épousa en 1677 Antoine- Egon, prince de Furstemberg.

Mous’’ le marquis de la Fayette ^ 115^

Mons’’ et le chevalier de Villeroy [Villeroi]

et l’abbé^ 230

Mous'' le compte Deslréz [d’Estrées]^ 115

Mad*'® la princesse de Carignan''* 115

Mons'' le compte de Revel [Charles Amed.

Broglio]^ 253

Mons’’ le prince Philippe de Savoye® 115

Mons'' le président de Même, Jean-Antoine

[Mesrnes] 345

Mad"® de Quentin® 345

Mons'' le duc de Riclielieu® 115

Monsg'' le compte de Toulouze, g® amiral*®. 141

‘ René-Armand de Mettiez, marquis de la Fayette, brigadier des armées du roi (16.59-1694).

' François-Catherine de Neuville, chevalier de Villeroy, mort en 1700, et son frère François-Paul de Neuville, abbé de Fécamp, nommé archevêque de Lyon en 1714, mort en 17-31. Ces deux portraits formaient deux tableaux distincts. Celui du chevalier de Villeroy faisait partie de la collection du baron Sellière, vendue en 1910.

^ Victor-Marie d’Estrées, né en 1660, comte de Nanteuil, duc d’Estrées en 1723, mort en 1737.

‘ Louise-Philiberte de Savoie, fille du prince Eugène de Savoie-Carignan, née en 1667, morte à la Visitation de Turin en 1726.

’ Cbarles-Amédée de Broglie, comte de Revel, colonel, brigadier des armées du roi, maréchal de camp, lieutenant général en 1688, mort en 1707. Gravé par C. Vermeulen en 1691 d’après le P. Lelong.

“ Philii^pe de Savoie-Soissons, chevalier de Malte, abbé de Corbie de 1659 il 1693.

’ Jean-Antoine de Mesrnes, comte d’Avaux, diplomate et conseiller au parlement de Paris. Gravé par P. Drevet en 1702 {Mémoires des membres de V Académie) ; par Desrochei-s, et la tête seule, très grosse, sans nom de graveur, probablement par II. .Jans.

" La fille, dont je n’ai pas trouvé le prénom, de Jean-Baptiste-Denis Langlois de Saint-Quentin, fermier général de 1712 h 1721.

” Armand-Jean de Vignerod, né en 1629, duc de Richelieu en 1657, mort en 1715.

l.ouis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de M""' de IMontespan. né eu 1678, grand amiral de France, mort on 1737. Existe en original au musée de Versailles. Gravé par P. Drevet en 1714 (d’après les Mémoires des membres de l'Académie) ; par le même sans signature ni date avec une différence dans le vêtement: par Fiquet après 1737, contre-partie de la précédente gravure ; par Roger, petit médaillon, sans date.

d’hyacinthe rigaud.

Monsg"' le duc de Bourbon^ 690^

Monsg’’ le Grand-prieur de France- 115

Mons'' et Mad® la marquise de Lavardin^... 230

Mad® la comtesse de Médavy^ 115

Mad® la comtesse de Clermont^ 345

Mons’’ le prince d’Enrichemont [Henriche-

mont]® 115

J/ons'' Lévesque de Tournuy' 115

Mons’’ le marquis de Blainville* * 115

Mons’’ Devieux [Desvieux]^ 115

Mons’’ l’évesque de Carcassoiie 115

Mons’’ GigoL^* 92

Mons’’ l’évesque de ÎNismes [Espi’iL Flécliiei j*-. 115

‘ Henri-Jules de Bourbon-Coudé, fils du Graud-Coudé, né en 1643, moi’t eu 1709. Existe en répétition au musée de Versailles.

’ Philippe de Vendôme, grand prieur de France de 1053 à 1719, duc de Vendôme (1727), lieutenant général, mort en 1727, petit-fils naturel d’Henri IV. Fn portrait de lui, attribué peut-être à tort à .Jean Raoux, existe chez M. Allard à Paris.

^ Henri-Charles de Beaumauoir, marquis de Lavardin, lieutenant général (1644-1701), et Louise-Anne de Noailles, sa femme. Ces deux portraits formaient deux tableaux distincts.

* Pélagie-Aune Thomas, femme de Louis Rouxel, comte de Médavy.

" Jeanne-Thérèse d’Alhret, femme de Guilhem de Castelnau, comte de Clermont-I.odève, veuve en 1705.

” Maximilien-Henri de Béthune, iDrince d’Enrichemont, puis duc de Sully après 1712.

■ Gilbert de Choiseul, évêque de Touniay de 1671 il 16S9. 11 ne peut s’agir de son successeur, qui ne fut nommé (lu’en 1093. Ce nom est remplacé dans le manuscrit publié dans les Mémoires des membres de l'Académie par 1/®'' l'évêque de Blois, mais par erreur ; en effet le siège de Blois fut vacaut jusqu’en 1093. En outre nous voyons le nom de l’évêque de Tournay paraître dans les copies faites en 1690.

* Jean-Armand Colbert, marquis de Blainville, fils du grand Colbert, né °n 1063, tué à dm en 1704 ; il était lieutenant général.

^ Louis-Maurice des Vieux (voir à l’année 1685).

Marcellin Durazzo, évêque de Carcassonne de 1688 ô 1690.

“ Pierre Gigault, conseiller-maître à la Chambre des comptes de Paris en

*dl y a probablement une erreur dans le nom de Pléchier que le manuscrit publié dans les Mémoires des membres de l'Académie place ici. Flécbier ne fut nommé évêque de Nîmes qu’en 1692. Il s’agit bien plutôt de son prédécesseur Jean-Jacques Séguier de la Verrière, évêque de Nîmes de lOil a 1689.

3Ions‘' Lefebvre' 69^

Mons* **’ Léonard fils^ 115

.Alons’’ le président de Valarnot [Valarneauj^. 115

Mons’’ Malet [3Iallet]‘'^ 115

Mons’’ Degrouchy^ 138

3Ions'' Masson'' 115

3Ions'' de S' Majolle [S‘ Masolle]’ 115

Mons*' Boyer d’Aiguille [Aiguilles]® 300

Coppies de la même année.

Une de Mons*' l’évesque de Tournay 57 10®

Une de Mons*' Dufrenoy 69

Quatre de Mad« la comtesse de Furstemberg 138 Une de Mons*' le marquis de Blainville. ... 69

Deux de Mons*' l’évesque de Nismes^ 100

* Philippe Le Febvre, trésorier de la maison du roi (voir à l'année 1683).

- Pierre-Frédéric I^éonard, imprimeur du roi, du dauphin et de la ville de Paris après la mort de sou père arrivée en 1706 (voir à l’année 1688). Existait récemment au château de Surville chez M'"' la comtesse de Beaurecueil. Gravé par Pitau sans date.

” Jean-Baptiste de Valeruod, seigneur du Fay, né vers 1650, président en la sénéchaussée de Valence, mort vers 1720.

Louis Malet, seigneur de Luzard, conseiller au parlement de l’aris, démissionnaire en 1695, ou Jacques Mallet, seigneur de Drusy et Bruuières, aussi conseiller au même parlement (1689-1703).

Nicolas de Grouchy, seigneur de la Mare-Gouviu, cai)itaine de vaisseaux, mort après 1728.

“ Nicolas Masson, conseiller du roi, contrôleur général des rentes de la ville de Paris (1665-1673), ancien contrôleur (1674), mort eu 1706. Frédéric Masson, sou fils, exerça la même charge que lui de 1674 à 1680.

’ Jean-Baptiste Primi-Visconti, sieur de Saint-Mayol, graphologue, religieux défroqué, auteur de mémoires publiés, intrigant célèbre. Né à Varallo en 1648, il éi>ousa la fille de I.,éonard, imprimeur du roi, et mourut en 1713.

’ Jean-Baptiste Boyer, seigneur d’Aiguilles, Sainte-Foy, Argens et Taradel, conseiller au parlement de Provence (1677). Gravé par Jacques Coelmaus en 1697 et par ('. Vermeulen sans date. Ces deux gravures sont absolument semblables, mais celle de Coelmaus est plus petite.

** Une note nous apprend que toutes ces copies ont été retouchées de la main de Rigaud.

d’hyacinthe RIGAUD.

M'^ Mignai'd premier peintre du roy'^

Mons* *' le marquis de Noailles^

Mons*’ le duc de la Foeüillade [Feüillade]^ .

Mons*' le colonel Gréder

Mons*' le colonel Gréder le cadet [suisses]^

31ons’’ le président Daidé

Mons'’ le duc de Villeroy [Villeroi]^

Mad® la princesse de Conty [Conti] la jeune®.

Mad® Mi Ion

Mad® de Breteuïl®

‘ Pierre Mignard, premier peintre du roi, né en 1610, mort en 1695. Existe en original au musée du Louvre et en répétition à celui cle Versailles. Gravé par G. -F. Schmidt en 1744, par Fiquet et par G.-E. Petit sans date, copies de la gravure de Schmidt ; par D. Midy en 1839.

- .Jean-François de Noailles, maréchal de camp (1658-1699).

" François d’Aubusson de la Feuillade, duc de Roannais, mort eu 1691.

* François-Laurent Gréder était colonel d'un régiment suisse de 1679 il 1691 ; mort lieutenant général eu 1716. Louis Gréder, sou frère, fut également colonel de 1686 a 1691, puis brigadier d’infanterie en 1703 (voir aux années 1690, 1692 et 1705).

François de Neuville, né en 1644, marquis d’Allincourt, puis en 1685 duc de Villeroy et de Beaupréau, maréchal de France, ministre d’Etat, président du conseil des finances, gouverneur de T.,ouis XV, mort eu 1730. Existe au musée de Perpignan ; une répétition existait dans la galerie du duc d'Orléans. Gravé par Edelinck en 1705, dit le P. Lelong ; les Mémoires des mcmhres de V Académie disent la tête par Simonueau et le reste iiar Edelinck et donnent la date de 1712. Autre gravure par Desrochers sans date.

“ Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, mariée en 1688 à Frauçois-I>ouis de Bourbon, ijrince de Conti. Existait eu 1789 représentée en Diane dans le couvent des Jacobins de la rue Saint-Honoré ; une répétition appartenait, il y a quelques années, à M. Gellinard à Paris.

’’ Marie-Thérèse-Madeleine de Coyault de Chérigny, qui épousa en 1677 Alexandre Milon, maître des requêtes.

* Anne de Calonne-Courtebourne, mariée en 1684 à François le Tonnelier, baron de Breteuil (voir aux années 3692, 1694, 1698 et 1701).

Mad® de Monceau’

Mad® la comtesse de Canisy-

Mons'’ Arnault

Mons'" Aladenise

Mons"^ Colbert de Croisy, ministre d’État

[Croissy]^

Mons*' le marquis de Boussolle [Boiizols] .

Mons*' le comte de Gacé^

Mons*' le comte de Chàteauvilain**

Le Prince royal de Dannemarc à présent roy’’

Mons*' Dozier [d’EIozier]®

Mons*' le maréchal de Noailles’’

Mous*' Desmai'ez [Desmaretz]’”

* Bernardine- Thérèse Gigault, dite M“® de Monceau, fille du maréchal de Eellefonds et religieuse à l’abbaye de jNIontmartre, dont elle fut abbesse de 1699 à 1717.

- Louise de Roux de Gonfreville, épouse de François de Carbonnel, comte puis marquis de Canisy.

^ Charles Colbert, marquis de Croissy, diplomate, ministre et secrétaire d’Etat, né en 1629, mort en 1690. Gravé par Edeliuck en 1091, par Jacob sans date et par Laudou au trait vers 1820.

‘ Louis-Joachiu de Montaigu, vicomte de Beaune, marquis de Bouzols, né en 1002, brigadier des armées du roi (1702), maréchal de camp (1704), lieutenant général, chevalier du Saint-Esprit (1724), mort en 1740.

^ Charles-Auguste de Matignon, baron de Briquebec, comte de Gacé, né en 1047, maréchal de camp, lieutenant général (1693), maréchal de France (1708), mort en 1724. Existe en original au musée de Caen sous le nom de maréchal de Villeroy (voir il l’année 1715).

" Ivouls-Auguste l’otier de Gesvres, dit le comte de Châteauvilain, né en 1062, chevalier de Malte, colonel en 1084, gouverneur de Pontaudemer, mort eu 1741.

’’ Frédéric, prince royal de Danemark, fils du roi Christieru V’ et roi luimême sous le nom de Frédéric IV de 1699 à 1730. Existe eu original au palais royal de Copenhague (voir à l’année 1093).

^ Louis-Roger d’Hozier, généalogiste du roi, juge d’armes de France, né eu 1040, moi-t en 1708.

° Anne-Jules de Noailles, duc d’Ayen, né en 1050, capitaine des gardes, maréchal de France en 1693, mort en 1700. Existe en original chez M"”’ la duchesse de Alouchy au clulteau de Mouchy et en l’épétition au musée de Grenoble. Gravé par Edelinck en 1695 dit le 1’. Leloug, en 1699 disent les Mémoires (les mcmhres (le l'Académie; par P. Scheneck et Thomassin sans date; par B. Picard sans date et en contre-partie. Héliogravé dans les Coniietables et maréchau.r de France de IM. le comte d'Harcourt (1912).

Nicolas Desmarets, neveu de Colbert, né vers 1050, contrôleur général de 1708 a 1715, mort en 1721.

Mons’’ de Denis de Tilloy [du Tilloy]'..

Mons'’ Olivier®

Mons'' Le Doubre'^

Mad'‘® Amé'* *'

Mons’’ Marsollier coii^^

Mons’’ Dazy®

Mons’’ Bacaull

Mons’’ Fermé'^

Mons'' Moret®

3Ions'’ Dozier [d’Hozier], portrait en petit^.

Mons'' Bouret et sa femme'®

Mons'' Germain"

Mons'' Vive

Mons'' l’abbé Robert'®

' Etienne-Omer de Saint-Denis, seigneur du Tilloy, né en 1678, conseiller du roi, receveur général des finances à Châteaudun.

* David Olivier, né vers 1670, protestant converti, banquier à Lyon, éclieviu de cette ville en 1735 et 1736, mort en 1747.

* Guillaume- Julien Le Doubre, né en 1655, conseiller du roi, maître de la Chambre des comptes de Paris (1685), démissionnaire en 1725, mort en 1735.

' La fille, dont je n’ai pas retrouvé le prénom, de François Anié, conseiller du roi et trésorier des gardes du corps en 1705.

^ Denis Marsollier, receveur général, payeur des rentes en 1675, conseiller au parlement de Metz, conseiller au grand conseil (1689), mort en 1708.

“ François d’Azy, trésorier général de l’épargne des gages assignés sur les gabelles de France eu Lyonnais en 1705.

’ Jacques Fermé, né en 1652, receveur des tailles à Angoulême, puis receveur général en Limousin, mort en 1715.

* louis Moret, sieur de Bournonville, enseigne en 1692, colonel d’infanterie en 1699, de dragons en 1720, mort vers 1722. Il était fils du sous-fermier Moret (Louis), mort en 1681.

° Charles-Roger d’Hozier, généalogiste du roi (voir l’année 1686).

“> Etienne-Nicolas Bouret et Marie-Anne Chopin de Montigny (voir l’année 1689). Cet article comprend deux portraits séparés pour le mari et pour la femme.

" Thomas-Léonard Germain, conseiller du roi, greffier en chef des requêtes au parlement de Paris.

Jean-Baptiste Robert, docteur en Sorbonne, curé de Saint-André des Arcs, chanoine et archidiacre de Chartres, chanoine de Notre-Dame de Paris et grand pénitencier (1685), mort en 1693 (voir à l’année 1692),

xMad® Sauvage^ 117^ 10®

Mons''renvoyé(am^a55a(/eî<r) de Dannemarck

Meyeksoon [Meyercroon]- 235

Mad® Riquouard, Ricouard'^ 300

M'’ de ta Fosse’'’ [présent]

y?/'' Parrocel^ [présent]

Coppîes de la même année.

Coppie de Mons’’ Le Douvre 58 15

Coppie du Roy 188

Coppie de Mons'' Léonard 188

Deux de Son A. Mad"® de Monpensier 117 10

Coppie de Mad® Milon 50®

' Marie-Madeleine Testard, femme de Pierre Sauvage, conseiller du roi, maison et couronne de France et de ses finances A, Paris en 1690 ; elle mourut avant 1720.

- Henning Me3’er, comte de Meyererone, fils d’un apothicaire de Copenhague, secrétaire puis conseiller de la chancellerie de Danemark, ambassadeur en Hanovre, A la Haye, puis A Paris en 1674, 1679 et de 1685 A 1706, mort en 1707. Gravé par C. Vermeulen, d’après les Mémoires des membres de l'Académie en 1694. Cf /A

^ Charlotte Le Prince, née en 1642, épousa^en 1660 Alexandre Ricouart, comte d’IIerbouville, conseiller au parlement, maître des requêtes ; elle mourut en 1727.

* Charles de La Fosse, peintre, né en 1640, mort en 1716. Gravé par Duchange en 1707 A mi-corps et en buste par D. Sornique probablement en 1738.

“ Joseph Parrocel, peintre, né en 1648, moi’t en 1704. Gravé en ovale par G.-F. Schmidt en 1737 et une deuxième fois par le même sans date ; gravé par J. -G. Ville en buste en 1744.

® Une note nous apprend que toutes ces copies ont été retouchées par Rigaud.

d’hyacinthe rigaud.

Mons’’ Greder* 180^

Macl® la maréchalle de Noailles- 120

Mons’’ Robert^ 96

Mons'' le Grand pénitentier son frère''' 192

Mons'' Bessier 120

Mons*' Amé® 120

Mons' Larny® 72

Mons’’ Doublet” 120

Mons'’ le marquis de Praslin® 360

Mons' le duc de S* Simon® 4-20

Mad® Decquivillier [d’Ecquevilly] et ses

enfants*® 73o

' Voir aux années 1690, 1691 et 1705.

- Marie-Françoise de Bournonville, mariée en 1671 à Anne-Juies de Noailles, maréchal de France. Original vendu en 1913 dans la collection Emerson Millin, à New-York.

^ Claude Robert, conseiller, secrétaire du roi, procureur du roi au Châtelet de Paris (1674-1709).

' Jean-Baptiste Robert, frère du précédent (voir à l'année 1691).

’ François Amé, conseiller, secrétaire du roi, trésorier des gardes du corps en 1705.

“ Deux personnages, tous deux de Dijon, peuvent être identifiés avec celui que Rigaud a peint": Jean I>amy, receveur général du domaine royal dans la généralité de Dijon, mort avant 1722, et Edme Lamy, sieur de la Perrière, conseiller et secrétaire du roi â Dijon, mort également a-, ant 1722.

’ Pierre Doublet, seigneur de Crouy et Saint-Aubin, conseiller au parlement de Paris (1690), maître des reqnêtes en 1711.

" Gaston- Jean-Baptiste de Choiseul, marquis de Praslin, né en 1061, lieutenant général au gouvernement de Champagne, mort en 1705. Gravé par I. Sarlabat en 1695 d’après les Mémoires des membres de l'Académie, en 1699 d’après le P. Lelong, à mi-corps, manière noire.

° Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, l'auteur des mémoires (1675-1755). Un mauvais portrait de ce personnage, peut-être une copie de celui peint par Rigaud, a été reproduit en tête de l’étude que lui a consacrée Gaston Boissier (Grands écrivains français. Hachette, 1892).

*“ Une note nous apprend que cette toile renfermait quatre portraits.

Mad'*® DelamaUe 100^

Mons’’ d’Arménonville* 360

Mons'' Boyer 2 120

Mons’’ Doublet de Persan ^ 120

Mons’’ de Turgy'*' 120

Mons’’ et Mad® d’Esteuil^ 168

Mons'' le marquis de Vaucluse*’ 120

Mons*' GareH 147

Mons’’ de Verrnonl® 220 10 ®

Mons'' le comte Bielque [Bielke]® 122 10

Mons'' le comte de Morestin [Morstein] et sa

nile**> 526 15

Mad. de Suliy’^^ [100]

' Joseph- Jean Fleuriau d’Arménonville, qui fut garde des sceaux en 1722 (voir aux années 1697, 1706 et 1709).

- Peut-être François Boyer de Bandol de Foresta, président au parlement de Provence en 1711.

" Nicolas Doublet, seigneur de Persan, né en 1659, conseiller au parlement de Paris, mort en 1728.

■* Pierre-Louis do Turgis, également conseiller au parlement de Paris (1667- 1698).

“ Peut-être Antoine de Ferragut-Monlezun, seigneur d’Estieux, vivant de 1650 a 1700. Je ne connais pas le nom de sa femme. Cet article comprend deux portraits séparés.

“ Joseph de Villeneuve-Bargemon, seigneur de Castillon, baron puis marquis de Vaucluse, né en 1675, page du roi, du dauphin, officier de mousquetaires en 1692, mort en 1752.

■ François Carrel. qui acquit en 1692 une chai’ge de conseiller au parlement de Paris.

' Nicolas Collin de Yermont, musicien ordinaire du roi, époux de Jeanne Colet et père du peintre Hyacinthe Collin de Vermout (1693-1761), filleul et héritier en partie de Rigaud. Son portrait, ainsi que ceux de IMINI. de Blamont et des Tournelles, ses frères, étaient encore, en 1715, entre les mains de Rigaud qui les légua il cette date à leur fils et neveu Collin de Vermont, peintre.

“ Karl-Gustav Bielke, comte suédois, général, ambassadeur en France. Existe en répétition chez le comte Piper, a Angso (Suède). Photogravé dans l’ouvrage de Granberg, Inventaire des trésors d'art en Suède (1911).

Jean-André, comte de IMorstin et de Chateauvillain, marquis d’Arc eu Barrois, seigneur de Montrouge, sénateur et grand trésorier de Pologne, ancien ambassadeur en France, ml il se fixa et où il mounit en 1693 a l’age de 80 ans. .Te n’ai pas trouvé le nom de sa fille.

" Madeleine-Armande de Cambout de Coislin, mariée en 1689 avec Maximilien-Pierre de Béthune, duc de Sully en 1694.

d’hyacinthe rigaud.

M. de la Sourdière^

/)/. Gigot-

Mad® la Grande Chambellan te [Cliambelanne]^

Mad"® de Pépin

Mons‘’ Léonard, sa femme et sa fille^

Mons’’ Haynaut, Hénault, fermier général® . .

Mad® de Ricliebour [Ricbebourg]

Mons'' de Courcliant, Courchamp, fermier

général®

3Ions‘’ le président de L’isle [Lille]®. .

Mons’’ le président BaudouiiC®

3Ions‘' de Loüet

Mons* * **; Savalette, notaire^'

‘ N. de la Faye, seigneur de la Sourdière, qui a douué son nom à la rue de la Sourdière à Paris.

- Pierre Gigault, conseiller à la Chambre des comptes de Paris en 1681.

^ Marie-Anne Mancini, nièce de Mazarin, née en 16.50, qui épousa en 1662 Godefroi-Maurice de la Tour, vicomte de Turenne, duc de Bouillon, grand chambellan, et mourut en 1714.

* Peut-être Angélique Pépin, qui épousa vers cette époque M. de Marbeuf, président de mortier à Rennes. Elle était veuve en 1698 et encore vivante en

** Pierre-Frédéric Léonard, imprimeur du roi, comme son ijère. Il épousa Marie-Anne des Essarts, née en 1670, morte eu 1706. Leur fille nommée Marie- Anne épousa Daniel Chardin, conseiller il la cour des aides, et mourut en 1742. Existe en original au musée du Louvre comme portraits d’inconnus. Catalogue Villot, n° 482 (voir à l’année 1690).

“ Jean-Rémy Hénault, seigneur de Guines, né eu 1648, fermier général de 1687 à 1718, mort eu 1737 (voir à l’année 1707).

’ Elisabeth Orceau. qui épousa en 1681 François-Quentin de la Vienne, seigneur de Riehebourg, marquis de Champcenetz, premier valet de chambre du roi.

® Jean Guillemin, seigneur de Courchamp (voir à l’année 1687).

^ Oudart-Thomas de l’Isle, conseiller puis président à mortier au parlement de Paris, mort en 169.5. Le manuscrit publié dans les Mémoires des tncinlircs de V Académie porte la présidente de Ville.

*“ Etienne Baudouin, conseiller imis président à mortier au parlement de l’aris, démissionnaire en 1691.

" Pierre Savalette, né en 1641, notaire à Paris de 1670 à 1722, successeur de M' Léger ; mort en 1722.

*- A la suite, la liste publiée dans les Mémoires des membres de l'Académie iutercale un portrait de M. Oermain, fermier général; il n’y a jamais eu de

Mous'' le baron de Breteüil^ 300^

3Io71s^ Desjm'dins'^-

ISP Rigaud lui ?7iê?ne^

Côppies de la même année.

Une coppie de Mons‘‘ Bessier 60

Une de Mad® de Sully 49

Une de Mons’’ delà Sourdière 61

Deux de Mons* *’ Gigot 98

Deux de Mons*’ Germain 98

feimier général de ce nom, mais seulement un associé aux fermes dont on trouvera le portrait noté comme peint en 1698.

* François-Victor Le Tonnelier, baron de Breteuil (1687-1743).

■ Probablement .Jacques Desjardins, fils du sculpteur de ce nom (voir en 1683). Il fut contrôleur de Marly. Ce portrait existe au musée de Versailles.

* Rigaud a peint plusieurs fois son propre ijortrait ; on en trouvera un second mentionné dans ce livre de raison fl la date de 1730, mais ce ne sont pas les seuls. Tantôt il s’est représenté un crayon à la main {musée du Louvre), tantôt tenant une palette {musée de Besançon) ; dans ces deux tableaux, sa tête e.st coiffée d'un bonnet; elle est coiffée d’une perruque dans le portrait envoyé ])ar Rigaud au duc de To.scane en 1716 {musée des offiees à Florence). Il s'est aussi représenté assis et peignant {musée de Versailles), avec M. Castagnier dans le même tableau {musée du Louvre), ou portant le ruban uoir des chevaliers de Saiut-llichel {musée de Ferpignan) . On trouve encore des portraits originaux de Rigaud ou des répétitions aux musées de Reims, de Lyon, de Narbonne, de Carpentras, de Clermont-Ferrand, de Cassel, de Carlsrhue et de Genève, dans la galerie Esterbazy à Vienne, chez M""’ la duchesse de Mouchy, M. Escalle à Grenoble et M. François Michel fl Grigny (Rhône). Des portraits de Rigaud ont passé dans les ventes Malfait (1864), de la Béraudière (1885), de Juigné (1898), etc. Gravé une palette à la main par P. Drevet en 1698; par h- même devant une toile, en 1700 d’après les Mémoires des membres de V Aea démie, en 1703 d’après le P. Lelong ; un crayon fl la main par le même en 1714 disent les Mémoires des membres de V Académie; en 1721 avec quelques adjonctions ; peignant le portrait de sa femme par J. Daullé eu 1742 ; en buste sans les mains par Piquet (deux états) et par Desrochers après 1743 ; par Edeliiick en 1698. Le portrait de Drevet a été imité par Guélnied {Galerie de Versailles. 1838) ; gravé par Landon au trait vers 1820 et par trois anonymes, dont l'un fl la manière noire, sans date. Sur bois par J. Régnier. En lithographie par Saignes {.ilbum roussillonnais. 18-10), par Marchi, par Belliard et par trois anonymes, dont l'im a représenté Rigaud devant son chevalet ; les sept précédentes sans date. Enfin à l'élrauger par J.-J. Kleluschmidt pour AVolf fl "Vienne, également sans date.

d’hyacinthe rigaud.

Mons'' l’évesque de Letoures, Leytoure

[Lectoure]* 122t^ 10®

Mons*' de Turg-is, fermier général^ 245

Mons’’ Lemarchand, de Rouen 122 10

Mons*' le chevalier de Croissy^ 367 10

Mons*’ le prince royal de Dannemarck'^ .... 367 10

Mons*' Gredin 122 10

Milord Moncassel 122 10

Mad® Sandrier^ 122 10

Mons*' Clément [d’Affincourt], ingénieur^. . . . 122 10

Mad® Lefebvre’’ 122 10

Mous*' le maréchal de Luxembourg* 122 10

* François-Louis de Polastron, évêque de Lectoures de 1692 à 1717.

■ Pierre de Turgis, seigneur de Chaises, fermier général, mort en 1695.

^ Charles Colbert, dit le chevalier de Croissy, mort eu 1708. Gravé par Edelinck eu 1691, ce qui implique une erreur soit dans la date de la gravure, soit dans le Livre de raison de Rigaud.

■* Frédéric, prince de Danemark. Ce portrait était de plus grande dimension que celui qui avait été peint précédemment par Rigaud en 1691. Existe au palais royal de Copenhague.

® Agnès Rillard, épouse de Jacques Sandrier, conseiller du roi, trésorier général à Limoges (1693-1700). Elle était veuve en 1717.

® Pierre Clément d'Affincourt, ingénieur royal, directeur des fortifications et places maritimes de Flandre, né en 1652, mort en 1701. Gravé par Audran eu 1706 tenant le plan de Dunkerque à la main.

’ Peut-être Catherine Lemercier, femme de Philippe Le Febvre, conseiller du roi, fermier général, puis receveur général des finances à Soissons ; elle mourut en 1734.

® François-Henri de Montmoreney-Bouteville, duc de Luxembourg, maréchal de France, né en 1628, mort en 1695. Existait en 18.55 chez M. Deverre à Paris. Gravé à mi-coi’ps par C. Vermeulen en 1694 ; copie du précédent à la manière noire sans date ni signature ; en buste dans un ovale par Edelinck. eu 1697 d’après le P. Lelong, en 1698 d’après les Mémoires des membres de T Académie ; de même par Tardieu après 169.5, par Roullet, Schmidt et 1 angelisty sans date ; par Dequevauvilliers vers 1810 et à l’eau-forte par un anonyme vers 1870.

Mous’’ et Mad® de Cliàteauneuf * *

Mons"' le duc de Beauvillier [Beauvilliers]^. .

Mons"’ le maréchal de Noailles^

Mons’’ le marq, de Polignac et son père'* . . . .

Mons’' Kellei‘5

Mons® de Caumartin®

Mad'*® de Villeroy [Villeroi]

Mons® Pernet®

Mons® Germain Lamy

Mons® de Louan [Louans]''*

Mad® Germain^®

Mons® et Mad® de Cormery**

* Pierre-Antoine-Clémeut de Castagnère, marquis de Châteauneuf, secrétaire

d'Etat, ambassadeur à Constantinople (1089-1699), en Portugal (1703-1704), en Hollande (1713-1718), né en 1643, mort en 1718, et Marguerite-Marie de Fourcy, sa femme. \ IWju . l-

- Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, né en 1648, mort en 1714. Existait autrefois eu original chez M. le duc de Talleyi-and-Périgord à Paris. Gravé par Si. Thomassin eu 1695 et sans date ; deux états.

^ Anne-.Jules, duc de Noailles. Voir à l'année 1691.

* Louis-Armand de Polignac, marquis de Chalançon, né en 1608, mort en 1692, et Scipiou-Sidoiue-Apollinaire de Polignac, son fils, né en 1660, mort en

“ Jeau-Balthazard Keller, directeur des foutes royales de l’artillerie, né à Zurich en 1633, mort en 1702. Existe eu original au musée de Versailles. Gravé par P. Brevet en 1699 à mi-corps, mjsutrant du doigt la statue de Louis XIV de la place Vendôme; de même par Kleinschmidt sans date, pour G. Wolff de Vienne ; par Landou au trait vers 1820.

* Louis-Urbain Le Febvre, seigneur de Caumartin, conseiller d’Etat, né en 1652, mort eu 1720.

’ Marie-Thérèse ou Catherine-Aune de Neuville-Villeroy, sœurs, toutes deux religieuses, mortes la première en 1715, la seconde en 1723.

“ Deux notables bourgeois de Paris ont porté ce nom, Nicolas Peruet en 1674 et Claude en 1709.

" Pierre-Gilbert de Louan, seigneur du Plaix et Persac, marié eu 1691, ou son cousin Jean de Louan, seigneur de Forest, Mauvoisin et Coiu'san, encore vivant en 1720.

Marguerite Decour, femme de l’ierre Germain, orfèvre, mort eu 1684, et mère de Thomas Germain, orfèvre célèbre au commencement du xvili' siècle.

“ Charles Le Fuzelier, seigneur de Cormeray, mort avant 1720, et !Marie de Bourdaloue, dame de Mareuil, sa femme. Cet article renferme deux portraits, l'uu du mari, l'autre de la femme.

d’hyacinthe rigaud. ;î5

Made la comtesse de Clermont* * 3U0^

Mons'' Vincent^ 122 lü'*

Mo ns*’ Delaloire le cadet ^ 122 lU

Mons*' Luillier, fermier général^ 120

Mons* de S* Sauveur 120

Mons*' Rouillé du Coudray® 120

Mons* et Mad® Girault** 1.150

Mons* Desesartes [des Essarts] fils' 120

Mad® Defréneval 120

Mad®Frémond® 110

Mons* le comte de Guldenleuw[Guldenleeuw)^ 360 Mad® la présidente Dumés [du Metz]*** 100

* Jeaune-Thérèse d’Albret. Voir ft l’année 1690.

® Pierre Vincent, conseiller du roi, trésorier général du sceau de France (1677-1700).

* Bernard de La Loëre, seigneur de Montsivry, receveur des finances à Boissons, entrepreneur des charrois de l'artillerie, mort entre 1714 et 1720.

* Alexandre Luillier ou L'Huilier, seigneur des Cartes et de la Chapelle, fermier général de 1687 à 1703, père du poète Chapelle. Il est probable que ce tableau est celui qui appartient au musée de Bourges, où il est considéré à tort comme le portrait de l'académicien La Chapelle, que Rigaud ne paraît pas avoir peint. Mais cela n’est pas certain.

“ Hilaire Rouillé, seigneur du Coudray, conseiller d’Etat, né en 1651, mort en 1729.

* Antoine Giraud, secrétaire du duc de Lesdiguières, secrétaire du roi pour la chancellerie, remplaça en 1690 Colbert-Seignelay dans son office de la chancellerie et mourut en 1699. Il épousa en 1663 Marguerite du Puy, encore vivante en 1699. Cet article comprend deux tableaux différents, l'un pour le mari, l'autre pour la femme.

' François Lunel. seigneur des Essarts, conseiller au parlement de Paris en 1698.

® Elisabeth-Renée Pucelle, femme de Nicolas Frémont, maître des requêtes.

" Christian de Guldenlew, baron de Lundenburg, comte de Samsoye, grand amiral de Danemark, gouverneur de Bergues, chambellan du roi. Gravé par P. Brevet en 1698. ' T/ ivv (i «ua ow.' -^.dL - ’ Hv>

Marie Mallet, qui épousa en 1680 Gédéou Berbier du Metz, garde du trésor . C^.

royal, président à la Chambre des comptes en 1692, mort en 1709.

Coppies de la même année.

Deux coppies du prince de Dannemarck .... 300*^

Deux coppies de M'' le Mâïïl de Luxeinh 106

Deux coppies de M'' le duc de Beauvillier . . . 100

Deux coppies de M'' le card. de Furstemb.^ ... 96

Deux de milord Moncassel 90

Une de lyF Gredin 61 5®

Une de Mons'' de Cauniartin 183 15

Une du même en buste 61 5

Deux de Mons’' et Mad® Germain • 122 10

Une de Mons’' de Cormery 50

Une de Mad® la comtesse de Clermont 100

Trois de Mons’' Lullier 182 10

Mons’’ de S‘ Sauveur 57 10

‘ Guillaume-Egoa de Fuerstemberg, né en 1629, évêque de Metz, démissionnaire en 1668, évêque de Strasbourg (1682), abbé de Gorae, de Saint-Germaindes-Prés, promu cardinal en 1686, mort en 1707. Il n’est pas fait mention de ce portrait dans les originaux de Rigaud.

d’hyacinthe rigaud.

Mons'" de Chalvet’ 124^

Mons’’ le maréchal d’Harcourt‘^ 120

Mons’’ de Turgis-* * 120

Mons'' le prince d’ilolsleiii'^ 280

Mad® la duchesse de la Foeuillade [la Feüil-

lade]-'’ 120

Mons'' Mignon® 120

Mad® de BreleüiP 330

Mons'' le comte d'Estin, cesl d’ Estaing^ .... 300

3Ions'' le comte de Linière [Linières]® 110

Mons''d’Argenson, [giïlJc/e/;o/<ce‘® 110

‘ Maximilien de Chalvet de Rochemonteix, lieutenant des gardes du corps, gouverneur de Rocroy, lieutenant général.

' Henri, duc d’Harcourt, ambassadeur en Espagne, maréchal de France, né en 1654, mort en 1718. Existe en original chez M. le vicomte d’Harcourt à Paris. Gravé par Jacques Cliéreau sans date, petit buste ovale, en 1727 d'après les Mémoires des membres de V Académie.

^ Pierre-Louis de Turgis, conseiller au parlement. Voir à l’année 1692.

* Charles, prince de Holstein, vice-roi de Norvège, fils de Christian Y, roi de Danemark (1680-1729) .

® Charlotte-Thérèse Phélippeaux de la Vrillière, épouse de Louis d’Aubusson, duc de la Feuillacle, morte en 1697.

® Pierre-Vincent Mignon, conseiller il la cour des aides de Paris, mort en

' Anne de Calonne-Courbebourne, femme de François le Tonnelier de Breteuil. Voir à l’année 1691.

* François d’Estaing, comte de Saillans, lieutenant général, chevalier du Saint-Esprit, né en 1654, mort en 1732.

° Louis Colbert, comte de Linières ; entré d’abord dans les ordres, il fut abbé de Bonrepos, puis fut capitaine de gendarmes.

“ Marc-René de Voyer do Paulmy d’Argenson, né en 1652, lieutenant de police, conseiller d'Etat, président du conseil des finances, chancelier de France, ministre d’Etat, mort en 1721. Existe eu répétition en buste au musée de Versailles et la tête seule au musée de Caen. Gravé par Cl. Duflos en 1711, avec quelques différences en 1718 et un troisième état sans date, son buste à droite;

Mous’’ le duc de Monfort [Montfoi'l]^ 140^^

Mad« la marquise de Bron^ 100

Mous’’ le marquis de Roméiiy, Drusménil

[Drosménil]^ 330

Mad® de Mau vieux 140

Mons‘' l’évesque de Verdun, Hipolyte de

Béthune'^ 140

Mous'' de Courville, colonel ® 100

Mons'' Néret'^ 110

Mous'' d’Amberg are [110]

Mous’’ Delaity [de Lailly]® 110

Mons'- Luill ier, fermier général^ 110

Mad’‘° de la Malte 100

Mons'- Galloy ou Gallois'^^ 126

de même ijar N. Tardieu dans un encadrement en 1719 ; par Noël Chasseau en 1719 le buste à gauche ; de même par P. Dupin sans date ; par Petit, par Desrochers et par Habert sans date ; par Vangélisty, buste dans un ovale en 1775 ; par un anonyme à mi-coips dans la Galerie historique de Tersailles (1838) ; enfin par un graveur allemand anonyme en buste à Augsbourg chez Wolf sans date.

’ Ilonoré-Charles d'Albert de Luynes, duc de Montfort, né en 1609, mort en 1704. Existe chez M. le duc de Luynes à Dampierre.

A la suite, le manuscrit intercale le marquis de la Ferté par une confusion évidente avec le marquis de la Férié Saiut-JSIectaire qu’on trouvera quelques ligues 1^1 us bas.

’ Anne-Dorothée du lïautoy, femme de Charles, marquis de Béon-Luxembourg, colonel d'infanterie ; elle mourut en 1755.

'* Emmanuel-Jean d'IIallencourt, marquis de Dromesnil, lieutenant des chevau-légers du dauphin, mort en 1745.

" Hippolyte de Béthune, évêque de Verdun de 1G81 à 1720, année de sa mort, (iravé par 1’. Drevet, d'après le P. Lelong eu 1697.

' François-Armand de Courville, né en 1661, colonel du régiment du Maine, brigadier des armées du roi, mort en 1707.

' .Tean Neyret, seigneur de Laravoye, Lisse et Beaurepaire, grand audiencier de France.

“ Lazare-Louis Thiroux, seigneur de Lailly-Vaujour, né eu 1656, fermier général de 1709 à 1719, mort en 1742. Voir à l’année 1722.

" Alexandre Imillier ou L'iluilier. fermier général. Voir à l’année 1693.

Jean-Baptiste Gallois, seigneur de la Tour, conseiller au parlement en 3703, maître des requêtes eu 1712, intendant en Poitou, à La Rochelle, en Provence et enfin premier président au parlement d’Aix.

d’hyacinthe rigaud.

Mons^ le maréchal de Boufflers [Bouüers] * *. 50U^

Mons'' le chevalier de Chàteauthier [Chàteaii-

thiers]2 100

Mons’’ le comte de Thieux^ 14U

Mons'’ l’abbé Bignon'* 112

Made de Virginie [Virgini] 5 loO

1\P le marquis de Senneterre [Wah. répété]®. lUU

Mons'’ Dellery-Yanvray [Vauvrai]'' 100

Mons’’ l’abbé Lallemand® 80

Mons’’ Octavio, comédien® tOO

M"° de la Marguerie [Margerie]. Habillement

répété^^ 110

Mons’’ Logeois, c’ est Laugeois d’ Imbercourt’^^ 440

' Jean-François de Boufflers, né en 1644, duc de Boufflers, maréchal de France, mort en 1711. Existe en original chez M. Victor Brinquant à Paris. Gravé par S. Thomassin en 1701, on trouve des exemplaires avec la date de 1707; par un anonyme et sans date en très petit buste; par Landon au trait vers 1S20. Héliogravé dans les Connétahles et maréchaux de France de JI. le comte d’Harcourt (1912).

■ Alexandre-Antoine de Fondras, chevalier de Chftteau-Thiers, chevalier de Malte, grand maréchal de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, prieur de Saint- Marcel de Châlons, abbé de Ham.

® Un gentilhomme de ce nom, sur lequel je n'ai pas d'autre renseignement, était gouverneur du Crotoy en 1690.

* Jean-Paul Bignon, doyen de Saint-Germain, bibliothécaire du roi. Voir aux années 1685 et 1707.

® Charlotte Jnlienne, dame de Virgin! près de Sceaux, veuve en 1720 de Jean Gluck ou Glucq.

® Jean-Gabriel de la Ferté Saint-Nectaire, chevalier de Malte, dit le marquis de Saint-Nectaire, mort en 1710,

' Jean-Louis Girardin, seigneur de Vauvray et de Dellei’y, conseiller d’Etat, commissaire et intendant général de la marine, mort en 1724, Voir en 1695.

* Jacqnes Lallemant, docteur en théologie, abbé commendataire de Saint- Martin de Troyes (1690-1720).

® Jean-Baptiste Constantin!, dit Octavio, comédien italien qui débuta à Paris en 1688.

M. de la Marguerie était, en 1709, armateur et corsaire à Saint-Malo. DI"' de la Marguerie était probablement sa fille ou sa sœur.

“ .Jean-Baptiste-Louis Laugeois, seigneur d’Imbercourt, né en 1670, conseiller aux enquêtes (1690), maître des requêtes (169,8), intendant à Soissons et à Montauban (1712-1718).

Mons’’ de Frenneval [Fréneval]. Habille7nent

répété 100*^

Mons'' Fagon, premier médecin du Roy^ 280

Mons'' et Mad® la comtesse de Roussillon^ 220

Coppies de la même année.

Quatre coppies de M. le mââl de Luxemb . . 200

Une coppie de M^ d’Argençon 50

Une autre du même....* 40

Une coppie du Roy pour M'' le mât d’Harcourt 120

Une de Mad® Debron 50

Une du Roy pour M'' de Pontcbarlrain .... 140

Deux de Mons'' l’évesque de Verdun 110

Une du Roy pour M'' l’évesque de Verdun. 120

Une du Roy pour M'' Rancq le père 40

Une du Roy pour M'' Galloy 126

Une du Roy pour M"^ Groüin 126

Une du Roy pr Mad® la marq. deCbâtillon. 100

Une du Roy ^ M'' Keiler 110

Une du Roy pr M’' Lallemand 40

Une du Roy pr M'' le comte de Guldenleu. 124

Une du Roy en grand pr M'' de Caudemont.. 400

Une du Roy pr M'' Lullier 440

Une' du Roy en grand ^ M' le Mal de Boufflers 600

Une en buste pour le même seigneur 140

Une du Roy ^ M'' Langlois 400

Une du Roy pr M'' Delafontaine 50

Une du Roy pr M'' le marq. de Croissy... 140

' Gui-Crescent Fagon, né en 1G38, premier médecin du roi, mort en 1718. Gravé dans un ovale en buste à droite par Edelinck, le P. Lelong dit en 1695 et les Mémoires des membres de l'Aeadémie disent en 1702; par Piquet sans date.

“ Charlos-Ballhazard de Clermont-Chaste, seigneur de Chaste, Charpey, Ventavon, comte de Roussillon, capitaine, puis maistre de camp de cavalerie, sénéchal du Velay (1685). Il épousa i\Iarie-Ferdinande Caillahot la Salle en 1683; cette dame mourut en 1707.

d’hyacinthe RIGAUD. 41

Une du Roy pr M'' Félix 80*^

Une du Roy ^ M’’ Fagon 140

Mémoire de l’argent que j’ai donné des copies que j’ay fait faire pendant l’année 1694.

Verlt.

Trois copies de Mons'' le maréchal de Luxembourg 30

Pour riiabit de M'' le comte d’Estein et celui

de M’’ le marquis de Romeny 30

Une copie de M'’ le comte d’Estein 10

Une copie de M’’ le maréchal de Noailles.. 10

Deux copies de M'' d’Argenson 20

Plus une copie de M’’ de Luxembourg 10

Sept copies du Roy 144

Pour sept copies du Roy 105

Pour une copie de MMe maréclial de Noailles 10

Pour deux têtes de M'' de Boullairs 10

Pour lAP Dambergure 9

Pour M® la marquise d’Ebron 10

Pour l’habit de IVP de Fréneval 40

Pour percer de la dentelle 3

Pour la cravate du Roy 2

Pour l’habit de M“' de Marguoit 4

Pour une ébauche du portrait du Roy 2

Pour l’habit de le comte de Linières.. . . 5

Pour l’habit de M® Bourret 5

ChristophleL

Une copie de M’' le maréciial de Luxambourg 10

^ Joseph Christophe, né en 1607 à Verdun, oû il mourut en 1748.

Mélingue^.

Une copie de Monsieur Mignon 14^

Natier^.

Une copie du Roy 21

Leroy 3.

Deux copies de monsieur l’évêque de Verdun 20

Pour riiabit de M' le marquis de Seneterre. . 4

Plus une copie du Roy 15

Pour trois copies du portrait du Roy 45

Pour une copie de M'' Lullier 10

Pour une copie de M'’ Gallois 10

Pour une copie de M"’ de Romeny 10

Pour une copie de M'' le maréchal de Noailles 10

Pour l’hahit de M® la marquise de Bron .... 3

Pour la draperie de M’’ Néré 2

Pour une copie de M'' le maréchal de Noailles 10 Pour une copie de Madame la comtesse de

Roiissilhon 10

BaR(THÉLEMT.

Pour deux copies du portrait du Roy 20

Hérault'^.

Pour une copie du portrait du Roy 15

* Jacques Mélingue, peintre, du reste inconnu, mourut le 20 juillet 1728.

■ iMarc Nattier, né en 1642, mort en 1705. Il était membre de l'Académie.

Claude Leroy, connu surtout comme graveur, vivait en 1709.

■* Deux peintres ont porté ce nom ,1 cette époque : Charles, conseiller à l'Académie royale de peinture, mort en 1704, et Charles-Antoine, né en 1644, académicien en 1670, mort en 1718.

d’hyacinthe rigadd.

Mons'' le prince Palatin^ 140^

Le secrétaire de M" d’Argençon 120

Mons’’ de Yauvray [Vauvré]^ 140

Mons'’ le marquis Dellery [d’Ellery]^ 140

Mons'’ le marquis Lomeliny [LomelliniJ, envoyé de Gènes ^ 140

Mons'’ le marquis Grimaldy [Grimaldi, noble

Génois] 5 142

Mons'’ le marquis de Refuge, lieutenant-général® 120

Mons'’ de Princé'^ 100

Mons'’ le mai'(juis de Gersey. Habillement

répété^ 140

Mad“® de Malteau 112

Mons’’ Monier [Monnier], cap”® suisse® 100

' Christian de Bavière, comte palatin, puis duc de Deux Ponts, sous le nom de Christian III (1674-1735). Existe au musée de Munich eu original.

® Jean-Louis Giraidiu, seigneur de Vauvray, commissaire général des armées navales, intendant général de la marine à Toulon, conseiller d’Etat, mort eu 1724. Gravé par .1. Coelmaus sans date, d’après les Mémoires des membres de V Académie.

’ Ambroise-Euverte Angrau. marquis d’xAllei’y, seigneur de Bazoches, Domecy et Neuffontaines, correcteur à la Chambre des comptes en 1716, procureur général au grand conseil en 1763, mort vers cette date.

* Le marquis Lomellini fut chargé d’affaires de la République de Gênes en France de 1695 à 1698.

" Honoré de Grimaldi, marquis de Cagne (1675). Ijf IIa'

® Pompée, marquis du Refuge, lieutenant général, commandant en Franche- Comté, mort en 1712.

‘ François-Louis de Princé ou Priucey, comte de Pailly, mari d’Elisabeth Burteo et vivant encore en 1733.

* L’rbain du Plessis, seigneur de la Roche-Péchenier, ambassadeur eu Suisse, créé marquis de Jarzé en 1694, mort vers 1713.

” François Monnin, de Cressier, capitaine au service de la France, colonel en 1719, maréchal de camp en 1740, lieutenant général en 1745, mort eu 1756.

Mons' le comte de Prade [seig''], portuguais^ 140^

Mons'' le comte de Tallay, portuguais® 140

Mons'' le prince Gagy 280

Mons'' le marquis Serre^ 140

Mons'' de Vaurouy* * 140

Mons'' le curé de S‘ Eustache, Léonard de

Larnet^ 355

Mons'' de Sécarès 110

Mons'' du Breüil® 140

Mons'' Lebrun, militaire 110

Mons'' de S‘ Remy [Surirey], habillement

répété'^ 120

Mad" des Brosses pr M' d’Aubigny® 560

Mad® la comtesse de Brigy [Brégis]® 140

Mons'' Legendre,, m' des requestes*® 140

Mad® de Loüan [Louans]*^ 120

' Jean de Souza, VP comte de Prado, premier gentilhomme du roi de Portugal, qui épousa en 1678 Françoise de Neuville-Villeroy, morte en 1713.

- Nunés Telles da Sylva, comte d’Evora, né en 1666, gentilhomme de la chambre du roi D. Pedro II, membre du conseil privé, réformateur de l’Université de Co'imbre, envoyé extraordinaire en France, mort en 1703.

“ Peut-être Orazio Rossi, marquis delle Serre, Florentin, mort en 1711.

* Alexandre de Vauroy, capitaine (1667), major à Dunkerque (1671).

® Léonard Lamet, docteur en théologie, chanoine honoraire de Notre-Dame de Paris, archidiacre de Paris, curé de Saint-Eustache (1690-1696). Existe en original au musée de Lyon. Gravé par 1*. Drevet, en 1699 d'après les Mémoires des membres de V Académie et en 1702 d'après le P. Lelong.

® Joseph du Breuil, seigneur de Lourdotieix, officier, marié en 1694.

' Pierre Surirey, seigneur de Saint-Rémy, commissaire général de l’artillerie, vivant encore en 1709. Gravé par Edelinck en 1697.

® Marguerite de Baignard, mariée en 1666 à Nicolas de Brosses, baron du Goulet, officier dans les gardes de la marine.

’ Madeleine de Thumery de Boissise, qui épousa en 1695 Jean-Baptiste de Flesselles, comte de Brégy, vicomte de Corbeil. Elle mourut en 1762.

Autoinc-François-Gaspard Legendre de liOiinoy, seigneur d’Ous en Bray, conseiller aiv parlement de Paris (1687), maître des requêtes (1693), intendant il Montauban, Audi et Tours (1699-1718).

" Anne-Antoine Aumaître, qui éiiousa en 1691 Pierre Gilbert de Louan, seigneur du Plaix et de Persac. ou Jeanne de Vignolles, qui épousa Jean de Louan, seigneur de la Forêt, cousin du précédent. Voir il l'année 1693.

d’hyacinthe rigaud.

MacV'- de Grmy^

Mons'' Robert. Habillement répété- 140

Mons* *' Bégon, premier commis de lama- \

rine^ I

Mons’' Bégon, le grand maître [des eaux \ 336

et forests, son frère]. Habillement ré- l

pété’^ I

Mons’’ Pernet 140

Mons*" Charles® 140

Mons'' Delaboulaye. Habillement répété^ .. . 224

Mons’ le prince de Lislin [Lixin]" 140

Mons’ l’abbé de Verneüil* 110

Mons’ de Salabery [Salaberi]^ 130

Mons’ Delatouche^® 140

Mons'^ de Valsemé^^ [140]

’ Catherine-Hélène Dupuis, veuve en deuxième noces en 1696 de Thomas de Moulceau de Grigny, conseiller en la sénéchaussée de Lyon.

^ Roger Robert, conseiller du roi, intendant dans les Iles d’Amérique (1696), frère de Claude et Jean-Baptiste dont Rigaud avait fait les portraits en 1691 et

^ Michel Bégon, seigneur de la Picardière, né en 1638, conseiller au parlement de Metz, intendant de la marine aux Iles d'Amérique (1698), puis à Marseille, Rochefort et La Rochelle, bibliophile, mort en 1710. Gravé par Duflos en 1708 et par P. Lubin sans date, copié du portrait précédent.

* François Bégon, frère du précédent, commis à l’extraordinaire des guerres, grand maître des eaux et forêts en Berri, mort en 1725.

' Je trouve en 1706 un Pierre Charles^ seigneur de Fons, époux de Marie Montois.

' François de la Boulaye, seigneur de Bierre, officier au régiment de Piémont-infanterie.

’ Charles de Lorraine, prince de Lixheim, dit plus généralement comte de Marsan et sire de Pons, enseigne des mousquetaires du roi. né en 1648, mort eu

* Michel-Jean-Baptiste Ollier de Verneuil, archidiacre de Toulouse (1690), abbé de Notre-Dame de Millevray, diocèse de Nantes.

’ Charles de Salabéry, maître des comptes à Paris en 1690.

Henri de la Touche, seigneur de Zotten, major au régiment de Rottenburg étranger, qui épousa en 1695 Louise de Molinet.

“ Louis de Mallé de Crasmesnil. seigneur de Valsemé, marquis de Graville, commandant des chevau-légers d’Orléans, lieutenant général, commandant militaire en Provence, mort vers 1700.

Mad® Frémoiil^

Mad" Lallemant- [110]

Mons'' l’évesque de S‘ Papoul^ 400

Mons^ [le marquis] de Flamœrem^' [140]

Mons'' de CaumartinS 180

Mons'' le duc de CharosI ® 150

Mons'' le duc de Béthune’ 150

Mons' le prince de Talmont^ [150]

Mons'' Visé^ 140

Mons" l’évesque de Laon^ Louis de Cleinnonl’'^ 112

Mons" Jouvenol. Habillement répété’'’' 110

Mons" Pag-non, de Lion^® 110

Marie Serre’'^ [néant]

’ Elisabeth-Renée Pucelle, épouse de Nicolas Prémont. Voir à l’année 1693.

" Catherine-Charlotte Troisdeniers, qui épousa en 1683 Louis Lallemand, conseiller au parlement, maître des requêtes, puis intendant à Alençon (1726). Elle mourut en 1740.

" François de Barthélemy de Gramont de Lanta, évêque de Saint-Papoul de 1677 à 1716, date de sa mort.

Fi’ançois-Agésilas, marquis de Plamarens, premier maître d’hôtel du duc d'Orléans, frère du roi.

® Louis-Urbain Lefèvre de Caumartin. Voir à l’année 1693.

° Louis-Armand de Béthune, duc de Charost eu 1690, mort en 1716.

" Maximilien-Pierre-Prançois-Nicolas de Béthune, né en 1664, duc de Sully en 1694, mort en 1712.

® Frédéric-Guillaume de la Trémouille, prince de Talmond, né en 1658, brigadier de cavalerie (1702), maréchal de camp (1704), lieutenant général (1710).

® Probablement Jean Donneau de Visé, né en 1638, valet de chambre du roi, fondateur du Mercure galant, mort en 1710.

Louis de Clermont-Chaste, évêque de Laon de 1659 à 1721, date de sa mort. Il était doyen de l'église de Tournay, abbé de Saint-Valéry et de Saint- Martin de Laon. Gravé par C. Vermeulen, d’après le P. Lelong en 1696 et d’après les Mémoires des membres de l'Académie en 1698, en buste dans un grand ovale.

" Hippolyte-René Jouvenot, seigneur de Cannes, conseiller du l'oi, mort vers

“ La famille Pagiion était nombreuse il Lyon dans le haut commerce de la soie ; l'identité du personnage peint par Rigaud ne peut être précisée.

Marie Serra, mère de Rigaud. qui épousa Mathias Rigau le 20 décembre 16,55. Il a existé deux portraits d’elle peints par son fils. Le premier, celui dont il est question ici, la reiu’ésentait de face. Il appartenait en 1840 il M. Tastu, imprimeur il Perpignan, et la trace en est perdue. Il a été gravé par Brevet, en

d’hyacinthe rigaud. 47

[AF de Bellay] • [1!0]^

[M'' de Berny]^ [120]

Coppies de la même année.

Deux de Mons'' de Vauvray 140

Deux de Mons*’ Dellery-Girardin 60

Une de Mons’’ le mal. de Bouf. M'' le m.

de Romey 200

Trois du même Maréclial 300

Une de Mons’’ de Luxembourg 50

Une de Mons' Monier, cap'*® suisse 40

Une de Mons' de Vaurouy 40

1702 suivant les Mémoires des membres de l'Académie, eu 1706 d’après le P. Lelong. Le deuxième portrait a été peint par Rigaud pour permettre au sculpteur Coysevox de faire le buste de la mère du peintre qui est aujourd'hui au Louvre. Il représente deux bustes affrontés de Marie Serre et est Tune des plus belles œuvres de Rigaud ; il en a été faite, il y a quelques années, une reproduction en photopeinture. Rigaud, par son testament de 1715, le légua à l’Académie de peinture.

Vers la même date de 1694. Rigaud peignit son beau-frère, le sieur Laffite, de Perpignan, sa femme Claire-Marie-Madeleiue Rigaud (née en 1663, morte avant 1715) et une de leurs trois filles qui, par parenthèse, était louche. Ce tableau, où les personnages sont représentés en buste, est de la même dimension que le double poi’trait de Marie Serre et, comme lui, est au musée du Louvre (Cat. Villot, n" 483), mais les personnages représentés sont dits inconnus. M. le D’’ Hugues, à Anduze, en possède une excellente réplique. 11 n’y a aucun doute sur l'identité des personnages reijrésentés dans ce tableau qui est signalé dans un contrat de mariage de Rigaud daté de 1703 et qui fut annulé, le mariage n’ayant pas eu lieu.

Rigaud a également fait le portrait de sa femme, mais il n’existe plus, ou tout au moins je n'ai pu le retrouver. Le portrait d'Elisabeth de Houllei de Goiiy a été gravé deux fois, par M'ille eu 1742 à mi-corps de face, et par Daullé en 1742, dans un cadre ovale posé sur un chevalet et auquel Rigaud, assis, est censé donner le dernier coup de ijinceau.

' Marc-Antoine Saladin d'Auglure du Bellay de Savigny, comte d’Estoges, vivant en 1682.

" Etienne-François, chevalier de Berny, commissaire provincial de l'artillerie vers 1700.

Deux de Mons*^ le duc de la Foëuillade 140^

Une de Mons' l’abbé de Verneuïl 50

[Mémoire de l’argent donné pour les copies faites pendant l’année] 1695.

Leroy.

Pour une copie de M*" Fagon 10

Pour l’habit de M'' d’Imbercourt 5

Pour une esquisse de M‘‘ le duc de Simon 6

Ébauché deux cuirasses de M'' de Bouflairs. 5

Pour une copie de AP le marquis de Prallin 30

Pour une copie du portrait du Roy 16

Ébauché l’habit de M' de Griny 2

Deux copies du Roy 48

Ébauché l’habit de iVP de Romeny 5

Ébauché une tête de RP de Bouflairs 2

Une copie de M® Lallemant 10

L’habit de M'’ de Gersez 10

Une copie de M"® de X 10

Él)auclié l’habit de M® de Saint Remy 2

Ébauché l’habit de RP Bégon 3

Ébauché l’habit de RI® de la Boulais 2

Plus riiabit de RP Robert 2

Plus une copie de M® de la Ferté 10

Pour l’habit de M® de Valsemé o

Pour une copie île RP de Griny 6

Dupré.

Une copie de RI® de Vauvré 14

Une copie de RI® de Bellay 14

Une copie de RP Délery 14

Une copie de M® le Procureur du Roy .... 14

d’hyacinthe rigaud.

Une copie de M*’ de Berny

Pour une copie de JVP Lullier 14

Pour une copie de lyp du Breuil 14

Une draperie de M*' de la Boullaye 4

Une pour M‘' du Breuil 2

Une autre pour IW de la Boullaye 2

Une cuirasse pour IVP Lebrun 2

Une draperie d’après nature 2

Mon frère'.

Une copie de M*” le maréchal de Bouflairs ... 60

Trois copies en buste du même portrait .... 60

Habillé M'' de Romény 60

Habillé M’’ du Refug'e 60

Une teste de M” de Boutlairs 10

Une copie de M’’ de Yavré 20

La draperie de M*’ de S' Remy 5

Celle de de la Touche o

Cinq draperies a des copies de mon portrait. 25

Une copie de M’’ le conte Jugné^ 20

Deux copies de M*’ Bégon 40

Une copie de M’’ de la Feuillade 20

Une de M'’ Munier 20

Une de M” de Bouflairs 20

Taraval^.

Pour deux copies du Roy 32

Pour avoir peint la cuirasse de M’’ de Flamarin. 5

‘ Gaspard Rigaud, né en 1601, agréé de l’Académie, mort en 1705, le 29 mars.

^ Isaac de Juigné, seigneur de la Boissinière et de Marault. 11 n’est pas question de lui dans les portraits originaux de Rigaud.

® Thomas-Raphaël Taraval, peintre du roi de Suède après avoir été élève de Rigaud ; il mourut en 1750.

Pour riiabit de de Valsemé 5^

Avoir repeint une copie de M*' de Valsemé.. o

Pour riiabit du prince de Talrnon 3

Ébauché la draperie de IVP Lanaud 1 10®

Ébauché la draperie de M*' Jouvenot 1 10

Plus une copie de IVP de la Touche 14

d’hyacinthe rigaud.

Mons*' le marquis de Chaseron^ 280^

Mad® la comtesse Dille® 140

Mons’’ le marquis de Calvo, son frère ^ 140

Mons’’ et Mad® la comtesse Rousse*^ 280

Mad"® Gaetane leur fille [Caetane] 140

Le R. P. de Chavigny^ [140]

Mad® la marquise de Breüil*' 140

Mad"® de Rébé^ 140

Mad® Dandigny® 140

Mons'' le duc d'Humières® 140

Mad® de Vauvray [Vauvré]^® 140

Mons'' le président Duret, de Lion*' 300

^ Henri de la Rochefoucault, marquis de Chaseron. Voir à l’année 1688.

^ Josephe Calvo, d’une famille catalane, qui épousa son cousin le comte d’Ille.

’ Benoit, marquis Calvo, frère de la précédente, né en 1672, guidon de gendarmes (1691), colonel de cavalerie (1693), brigadier des années du roi (1702), tué à la guerre en 1702.

' Cet article contenait deux portraits distincts, un pour le mari, l’autre pour la femme.

' Nicolas Guyet de Chevigny, né en 1622, mort en 1698 ; il fut d’abord militaire, fut capitaine dans les gardes du roi en 1658 et entra à l’Oratoire en 1667. Gravé par Etienne Desrochers, Pierre de Rochefort et Gentil sans date.

' Anne André, qui épousa en 1694 Joseph de Brueil, seigneur de Lourdoueix, dit le marquis de Breuil. Voir à l’année 1695.

' Marie-Sophie de Rébé, qui épousa en 1707 Léonor du Maine, marquis du Bourg. D’après les Mémoires des membres de l'Académie, ce portrait aurait été gravé sans date ni signature.

® Renée-Marie Suriot des Champs, qui épousa en 1679 René d’Andigné, seigneur de Saint-Gemme et de la Blanchaie.

° Louis-François d’Aumont, né eu 1671, duc d’Humières en 1690, lieutenant général des armées du roi, gouverneur de Compiêgne et du Boulonnais.

Louise de Bélinzani, qui épousa en 1680 Jean-Louis Girardin, marquis de l'auvray. Voir <\ l’année 1695.

“ Jean-Baptiste-François Durey de Meiniêres, de Lyon, conseiller puis président à mortier au parlement de Paris.

Mons* *' le curé de S‘ Eustache [buste] pT

M*' de Lamet^ 140^

Mad® sa sœur® 140

Mous'’ Secousse, vicaire de S‘ Eustaclie^. . . 300

Mous'’ de la Bonne [la Baune] 140

Mad® de Lisle"*^ 100

Mous’’ l’archevesque de Rouen Colbert^.... 1.400

M'' l ambassadeur de Portugal^ [150]

y¥'' de la Fontaine''^ [200]

Mons'' l’évesque de S‘ Flour® 140

Mons'' le président Le Pelletier [Le Pe-

letier]® 140

Mad® la comtesse de Linières**^ 140

Mons'' l’évesque de Langres** 140

^ Léonard Lamet. Voir â l’année 1695.

“ Louise Lamet, née en 1619. Existe en original, signé et daté de 1696, au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg.

° François-Robert Secousse, né en 1660, docteur en théologie, vicaire de Saint-Eustache. Existe en original an musée de Lyon. Gravé par J. Audran, en 1710 d’après les Mémoires des membres de T Académie.

" La femme d’Oudart Thomas de l’Isle, conseiller au parlement de Paris en 1692. .Te ne connais pas son nom.

® Jacques-Nicolas Colbert, fils du grand Colbert, né en 1054, docteur en Sorbonne, abbé du Bec, archevêque de Rouen de 1691 il 1707, date de sa mort. Gravé à mi-corps par Pierre Drevet en 1699 d’ai^rès les Mémoires des membres de l'Académie; en buste par N. Habert et par Desrochei-s sans date; enfin par un anonyme d’après les Mémoires des membres de V Académie en 1699.

“ Salvator était ambassadeur de Portugal en 1677, le comte de Ribera en 1715. Entre les deux il y a une lacune ; les documents manquent pour K combler.

’ Le fabuliste La Fontaine. Voir à l’année 1690.

* Joseph d’Estaing du Saillant du Terrail, évêque de Saint-Flour de 1694 il 1742, date de sa mort.

“ Louis le Pelletier, seigneur de Villeneuve-le-Roi, conseiller, puis président à mortier au parlement de Paris en 1686.

Louise-Marie du Bouchet de Sourches, fille de l’auteur des Mémoires, qui épousa en 1604 Louis Colbert, comte de Linières. Voir aux années 1694, 1703 et

’* François de Clermont-Tonnerre, évêque de Langres de 1695 fl. 1724, date de sa mort.

d’hyacinthe rigaud.

Mons'' Je marquis de Grimaldy [Grimaldi].

Le fonds de J. ParroceL 350^

Mons'’ le prince de Guidenleu [Guidenleeuw] ^

le grand amiral [de Suède]. Le fonds de 'î:::7

Joseph Parrocel- 994

Mons'’ le président de Bourbon, d’Aix^ . . . . 140

Mad® Roullier [Roüillé]'^ 168

Made de Revelingan [RevelinghenJ 140

Mad® Dervillier [d’Hervillier]® 140

Mad* * de Vertillac® 140

JP l’abbé de Pontignac^ [Oronce Finé]^. . . . 140

Coppies de la même année®.

Une de Mous*' De la Fontaine 56

Deux de Mad® de Vauvray 84

Deux du Père Gtiavigny 100

Deux de Mons'’ l’évesque de Laon 140

Une du Roy pour Mons'’ De la Fontaine. . . 140

Une du Roy pour Mons® Cliambelain 140

Une du Roy pour Mons® d’Argençon 100

Une du Roy pour Mons® Fermé 100

Deux de Mons® le duc de Beauvillier 84

' Honoré Grimaldi, marquis de Gagne. Voir à l’année 1695.

^ Christian de Guldenlew, grand amiral de Suède. Voir à l'année 1693.

” Silvio de Raousset, .seigneur de Boulbon, conseiller, puis président à mortier au parlement d'Aix. Gravé par lac. Coelmans en 1703.

* Angélique d’Aquin, fille du premier médecin du roi Louis XIV ; elle épousa en 1689 Louis Roslin Rouillé, maître des requêtes.

“ Jean Dervilliers était à cette époque un médecin eu renom. Il mourut retiré à Hesdin dont il était maire. Le nom de sa femme m’est inconnu.

* Marie-Madeleine La Brousse, femme de son cousin Thibaud de la Brousse, comte de Vertillae ; elle mourut eu 1751.

'' Oronce Fine de Brianville, abbé de Poutigny ou Pontignac. Gravé par P. Brevet, d'après les 2Icinoires des membres de V Académie en 1699.

* Le musée de Peipignan possède un tableau représentant le Christ expirant, derrière lequel on lit : fait par Uy. Rigaud en 1696.

Mémoire de l’argent donné pour les copies faites pendant l’année] 1696.

Taraval.

Pour deux copies du Roy 28^

Deux copies de M*" de Vauvré 28

Une copie de M'' de Luxambourg 9

Dupré.

Pour deux copies du père Ghavigny 28

Pour une copie de iVP l’évêque de Laon... 7 4®

SiEZ.

Une copie ébauchée de M'' Delafontaine . ... 7 4

ParrosselL

Pour le fonds de ]\P de Gundenleu \

Un pour Grimaldy i

Un pour M'' de Croissy f

Un pour AP le clievalier de Croissy l

Un pour le Roy et un autre pour AP de ]

la Brosse

Le Gros^.

Pour deux copies de jVP de Gundenleu en buste

’ Joseph l’aiTocel, ué en 1648, mort en 1704. Fut membre de l’Académie de peinture.

^ .Jean Legros, frère du sculpteur de ce nom ; né en 1071, il mourut en 1745 et fut meiiibi’e de l’Académie de peinture eu 1725. Les chiffres des sommes qu’il a touchées en 1096 n’ont pas été inscrits.

d’hyacinthe rigaud.

Ébauché deux copies en grand du même . . . .

Une esquisse de M'’ Grimaldy

Une autre de M"" de Croissy

Ébauché une copie du Roy

Une copie du Roy en buste

Rang h

Ébauclié une grande copie du Roy

* Jean Ranc, dit Ranc neveu, né en 1674, mort en 1735. Il fut peintre ordinaire du roi d'Espagne.

Mons'' le prince de Conty [Conli]^ 2.000* *^

Mons'' le cardinal de Noailles® d68

Mons*' le prince de Guiméné^ 150

Mons’’ le comte Gouvon, ambassadeur de

Savoye^ 140

Mons’’ Doublet^ 220

Mons'' le marquis de la Villette [Vilette],

chef d’escadre® 140

L’illustre abbé de l’Attrappe [la Trappe] de Rancé'^ 900

' François-Louis de Bourbon, prince de Conti, élu roi de Pologne, né en 1664, mort en 1700. La toile peinte par Rigaud avait neuf pieds de hauteur. Existe en ré])étitions partielles aux musées de Yei-sailles. de Bourges et de IMunich. Gravé par Pierre Brevet en pied et en 1700 d’après les Mémoires des membres de l'Académie; par J. Tardieu en buste après 1709 et Desrocbers en 1698; par P. Dautel sans date en médaillon et par Roger sans date de même.

- Louis de Xoailles, né en 1651, successivement évêque de Cahors, de Ghalons. archevêque de Paris, cardinal en 1700, mort gi 1729. Existe en original chez M""* la duchesse de Mouch.v au chflteau de Mouchy et eu répétition chez M. le duc de Noailles. Gravé par Edelinck, grand buste dans un ovale droite, en 1699 d’après les Mémoires des membres de V Académie, et par P. Brevet en

^ Charles de Rohan, prince de Guéméné, duc de Montbazon, né en 1655, mort en 1727.

* Octave-François de Solare, comte de Govon. grand écuyer de la duchesse de Savoie en 1684, ambassadeur en France en 1696.

“ Pierre Boublet, conseiller au parlement. Voir fl l’année 1692.

° Philippe Le l’alois, marquis de la Villette-Mursay, né eu 1632, capitaine d’infanterie, puis de vaisseau, lieutenant général, chef d’escadre en 1689, mort en 1707.

’ AniK'-André-.Tean 1^ Bouthilier de Rancé, le réformateur de la Trappe, né en 1626, mort en 1700. Son portrait, commandé par Saint-Simon, existe en original ou en répétition an musée-bibliothèque de Carpentras, au musée de Chantilly et fl la Grande-Trappe. Gravé <1 mi-corps par .J. Crépy sans date ; en buste il droite par Nicolas Bazin en 1700. G. Filleul, Thomassin et Besplaces sans date : en buste fl gauche par P. Brevet, en 1702 d'après les Mémoires des membres de l'Académie, par P. Giffart et Besrochers sans date.

D HYACINTHE RIGAUD

Mons'’ l’abbé de Visé* * 140^

Mons’’ le comte de Colomieux 140

Mad® Lamy® 80

Mons’’ le marquis de Pourpry [Pourpris]^. . 140

Mons*' Marchand'* 140

Mons’’ l’évesque de Montpellier, et le Chevalier son frère et Mad® de Croisy, sa mère. Les fonds des deux derniers de

J. Parrocel^ 1.200

Mons'' le comte de Morestein® 140

Mons*' le marquis de la Vieville [Vieuville]'* 420

Mad® Mercader, Marcadé^ 140

Mons'' le chevalier de Boussole, Bousols^ . . 140

Mons'^ Darmenonmlle, intendant des finances^^

' Louis-Philippe Donneau de Visé, aumônier du roi, prévôt de Saint-Pierre de Strasbourg, abbé de Lesterp, évêque in parUbus de Fez, mort eu 1729.

^ Catherine Bargevin, femme de Jean Lamy, receveur du domaine à Dijon.

^ Gabriel-François-Joseph de Poulpry, comte de Karaval, marquis de Poulpry, lieutenant de chevau-légers de la garde, maréchal de camp, ijremier écuyer de la duchesse d'Orléans, mort en 172(3.

‘ Jean-Louis Marchand, organiste célèbre à son époque, exerça sa profession â Nevers, à Auxerre, dans la maison des Jésuites de Paris, aux Grands- Cordeliers et fut enfin organiste du roi. Né à Lyon en 1071, il mourut en 1732.

' Françoise Béraud, épouse de Charles Colbert de Croissy, morte en 1719, et ses deux fils : Louis-François-Henr-i Colbert, chevalier, puis comte de Croissy, né en 1077, ambassadeur en Suède, et Charles- Joachin Colbert de Croissy. évêque de Montpellier de 1696 à 1738, né en 1667, mort en 1738. Cet article formait trois portraits différents; les Mémoires des membres de l'Académie les datent de 1696.

* Michel-Albert, comte de Morstin et Châteauvillain, colonel, tué en 1695 à la guerre ; il avait épousé Thérèse-Marie d’Albert de Luynes et ne laissa que deux filles. Ce portrait fut peint après sa mort. Voir à l'année 1692.

’ René-François de Costkaer, marquis de la VieuGlle, gouverneur du Poitou. Existe en original chez M“' la baronne de Castera (Landes).

® Marie-Elisabeth de Tonrmont, qui épousa Charles Marcadé, maître des comptes de 1693 i\ 1722. Elle était veuve en 1727.

® .Joseph de Montaigu, d'abord chevalier, puis marquis de Bouzols en 1746; il fut maistre de camp, brigadier des armées du roi et enfin maréchal de camp.

.Joseph-.Jean-Baptiste Fleuriau, seigneur d’Arménonville, né en 1660, intendant des finances, secrétaire d'Etat et enfin chancelier de 1722 à 1723, mort en

Mors'' Houry' 140*^

Mons’’ et Mad® Delanoüe [de la Noüe]® 460

Mons^' Delisle® 100

Mors'' Hooibert [HoDiberg]'^ 140

Mad® Lebret® 140

Mors'' CastaR ® 140

Mors'' GalleraR [GalleraRd]'^ 140

Mad® Paparel® 140

J/‘ le comte d’Albaret, intend^ de Perpignan^ [gratis]

Mons'^ le comte de Verdun^^ [140]

Mors'' de Torcy, secrétaire d’Etat. Habillement originaP^ 400

1728. Existe au musée de Versailles en répétition datée de 1722. Gravé par J. -F. Cars en 1714 ou 1720 d’après les Mémoires des membres de l’Académie et par Desrochers sans date.

’ Laurent Houry, imprimeur libraire a Paris, époux d’Elisabeth Dubois ; mort vers 17.10.

“ Jacques de la Noue, comte du Vair, brigadier des armées du roi, et Catherine de Vieuxpont, sa femme.

® Noël Delisle, trésorier général de l’extraordinaire des guerres, ou Oudart Thomas de l’Isle, conseiller, puis président au parlement de Paris en 1692.

■“ Guillaume Homberg, né en 16.'i2. médecin et chimiste célèbre par la découverte du phosphore ; protégé de Colbert, il fut membre de l’Académie des sciences et fut le professeur de chimie du duc d’Orléans, plus tard régent ; il mourut en 1715.

“ Marie-Thérèse de Lubert, née en 1677, qui épousa Cardin Le Bret, maître des requêtes, en 1697, et mourut eu 1699.

' .Jean de Castau et son fils furent tous deux conseillers au parlement de Toulouse ; le second mourut en 1710.

’ Emery Galleran, conseiller du roi, commissaire au Chfttelet de Paris (1680- 1689).

“ Catherine de Sauvion, qui épousa en 1690 Claude-François Paparel, seigneur de Vitry-sur-Seine, trésorier général de l’ordinaire des guerres et de la gendarmerie. Elle mourut en 1701 et peu d’années plus tard son mari fut condamné h mort et il 160.000 livres d’amende pour péculat.

° Etienne de Ponte, comte d’Albaret. intendant il Perpignan de 1698 il 1709.

Gilbert d’IIostun-Gadagne, baron de Bothéon, comte de Verdun, capitaine de cavalerie, commandant pour le roi en Forez, mort en 17.12.

" Jean-Bapliste Coll)ert, marquis de Torcy. né en 1665, ministre, secrétaire d’Etat, mort en 1746. Gravé par M. Dossier en 1711; h l’eau-forte par Mollard vers 1870.

D HYACINTHE RIGAUD

Mons'' de Siliy* *

Mons'' Crevon-

Mons'' de ReveJingan [Revelinghen] ^

Mons'' le comte de Yansencraek [Rozen-

krants]'^

Mons'' le cliev'' de Costiol [Cosliolles]

Mons'' Lebret et M'' son fils [ensemble] en

Monseigneur le Dauphin fils du Roy. Le fonds de Parrocel^

Coppies de la même année.

Une de Mons'' le prince de Guiméné

Deux de Mons'' le marquis de Villette

‘ Jacques- Joseph Vipart, marquis de Silly, lieutenant général des armées du roi, mort en 1727.

^ N'icolas Crevon, conseiller du roi, maison, couronne de France et de ses finances à Paris (1677), intéressé dans les fermes.

^ Voir aux années 1696 et 169S.

* Ivar Rosenkrantz, comte de Rosenholm, né en 1678, gouverneur du prince royal de Danemark, chargé d'affaires de Danemark eu Angleterre, membre du conseil privé, mort vers 1740.

“ Pierre-Cardin Lebret, seigneur de Flacourt et de Pantin, conseiller au grand conseil (1668), maître des requêtes (1678), intendant à Limoges (1681), r* • - , •

eu Dauphiné (1683), à Lyon (1686), en Provence (1687), premier président du '

parlement d’Aix (1690), mort en 1700. Son fils était Cardin Lebret, comte de ' . y .

Selles, né eu 1675, conseiller au parlement d’Aix (1694). maître des requêtes ' , J- ^ j - l

(1696), intendant Pau (1701), en Provence (1704). premier président au parlement d’Aix (1710), conseiller d'Etat (1723), marié quatre fois, mort en 1734.

Le portrait du père a été gravé par Coelmans en 1709 ; celui du fils dans un grand ovale en 1706 par Coelmans et par Cundier en 1727.

* Louis, dauphin, dit le Grand Dauphin, né en 1661, mort en 1711. Existe en quatre originaux ou répétitions au musée de Versailles. Line répétition a été vendue en vente publique à Francfort en 1913. Gravé en buste à droite par P. Drevet et par un anonyme sans date ; par Roger en petit médaillon également sans date; à mi-corps par Blanchard dans la Galerie historique de Versailles (1838), par un anonyme dans la même publication. Lithographié par L. Delaistre en 1862. Son buste cuirassé à gauche a été gravé par P. Drevet en 1700; par Gaillard dans un ovale en deux états différents et par un anonyme sans date.

Une (le Mad® de Revelingan 70^

Deux de Mous'' l’abbé de la Trappe de Rance 100

Une de Mons'' l’amb. de Portugal 84

Deux de Mous'' l’arcbevesque de Rouen .... 140

Deux de Mons’' Lebret 120

Coppies de le prince de Conty de la même année.

Une en grand 150

Une en buste 50

Une en buste 50

Une pour Mons’’ Milon 150

Trois bustes 150

Une pour M'' le duc de la Foeüillade 150

Une en buste pour M*' le comte de Marsan 50

Une pour M*' le président de Même 150

Une en buste pour la Pologne 50

Une pour Mons’’ Paparel 150

[Mémoire de l’argent donné pour les copies faites pendant l’année] 1697.

Rang.

Pour une copie du Roy en pied 100

Pour une copie de M"" de Ravelinguam. ... 16

Pour deux copies du Roy en buste 36

Pour deux copies de M’’ le comte de Verdun 32

Pour une copie de M*' le prince de Conty . 35

Pour deux têtes de M’ le prince de Conty

ébancbées 24

Deux en liuste du même prince 32

Kiny une grande coj)ie du même prince ... 15

D HYACINTHE RIGAUD

Une copie de M’’ le prince de Conly en

petit en pied 30*^

Fini deux têtes de M'' l’archevêque de Rouen 18

Plus une copie du Roy armé 30

Plus finy deux autres copies du Roy 40

Plus deux de M‘’ le prince de Conty 60

Doudenarde * .

Pour deux copies de M*’ de Villette 20

Pour une copie de M*' l’arclievêque de Rouen 10

Pour une copie de M‘’ de Perpignan 10

Pour une copie de 31'' Le Bret 10

Pour une copie de 31‘' le duc d’Humières. . . 14

Fontenay^.

A 3P Foureudy 40

Dupré.

Deux copies de M‘' de la Feuillade 29

Le Gros.

Pour son année 200

Parrossel.

Pour le fonds de 3Ionseigneur 140

' Josse Van Oudenarde, qui peignait encore Lille en 1734. Un tableau de lui existe au musée de Roubaix. Probablement parent du graveur Robert d’Audenarde (1663-1743).

" Jean-Baptiste Blain de Fontenay, peintre de fleurs, né en 1654, mort en

Mons'' de Fléchiére, [l®''pres<^ de la cour des

monnaies] de Lion* * ; . . . . 140^

Mons*’ Bégon, intendant de la marine'^ . . . 140

Mons*’ l’évesque de Meaux [Bossuet]^ 140

Mons*" l’évesque de Boissons [Sillery]'* 140

Mons*’ le maréchal de Duras^ 140

Monsf le baron de Scheulenbourg [Schulen-

bourg']** 140

* Pierre de Sève, baron de Fléehières, premier président du conseil des finances et de la cour des monnaies de Lyon. Gravé par J.-F. Cars en 1706.

^ Michel Bég'on, intendant à Marseille, Rocbefort et La Rochelle. Voir à l'année 1695.

’ Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux de 1681 à 1704. Existe en original au musée des Offices à Florence et en copie provenant de Marguerite- Anne de Rohan, abbesse de Jonarre, chez M. Hynoix de Landosle fl. Paris. L’iconographie de Bossuet comprend un grand nombre de portraits en buste censés gravés d’après Rigaud ; ils sont inspirés plus ou moins exactement de celui-ci, ou ont la prétention de reproduire partiellement le portrait en pied dont il sera question plus loin fl l’année 1705. Les principaux sont gravés par Edelinck en carré sans date, par Habert en 1698 d’après le P. Lelong, par Chéreau en 1720, par P, Savart ovale en 1773, par Cathelin, Desrochers et Pitau sans date, par Gaucher sans date, par B. Roger en petit médaillon sans date, par Grateloup, Hopwood, Garnier, Rulmann et Bertonnier ovale sans date, par Longueil ovale vers 1780, par Dequevauvilliers vers 1810, par Simonet jeune carré en 1822, par Foiilquier vers 1840, par Lalaisse et Ilopvrood pour l’éditeur Fume, par P,-M, Alix et Duflos jeune en couleur, Héliogravé en tête du Bossuet de M, Rebelliau (Hachette, 1900),

* Fabien Brulart de Sillery, évêque de Soissons de 1692 fl 1714, né en 1628, mort en 1714, Gravé par Edelinck en 1698.

‘ Guy-Alphonse de Durfort, duc de Lorges, maréchal de France, né en 1628, mort en 1702, ou son frère Jacques-Henri de Durfoi-t, duc de Duras, également maréchal de France, né en 1622, mort en 1704. Il s’agit plutôt de ce dernier qui, créé maréchal en 1675, fut plus particulièrement connu sons le nom de maréchal de Duras.

* Mathias-Jean, baron, puis comte de Schulenburg, né en 1661, lieutenant général en l’ologne (1702), puis fl Venise, défenseur de Corfou en 1716, mort en 1730. Existe en original au musée de Brunswick.

d’hyacinthe rigaud.

Mons'' (le Tourment^ 140^

Mons’’ le marquis Lomeliny [Lomelinij - . . . 140

Mous'’ le marquis Palaviciny [Palavicini]®. . 140

Moiis"^ Carlière, de Nismes 140

Mad® Cliampy* * 140

Mous'' Desagay ou Desaguels 140

Mons*^ Carlière, de Laon 140

Mons‘‘ le comte de Rostein, Roslaing^ 168

Mons'' le maréchal de Villerog [Villeroi] [350] Mons' le duc de Vendôme. Le fonds de J.

ParroceP

Mons'' le colonel Télau® 140

Mad® Régnault Coutard [Coustard]'-^ 140

Mons'' l’évesque de Troy [Troyes]^*^ 140

Mons'' Ménager, de Rouen^^ 140

Mons'' et Mad® de Brissonnet ou BrlconneV^ . 280

' Hubert-Robert de Tourmont, conseiller au parlement de Paris en 1703.

- Le marquis Lomellini fut chargé d’affaires de Gênes en France de 1695 à 1698.

^ Giau-Francesco, marquis Pallavicino, né en 1631, gouverneur d’Oneglia pour l’Etat de Gênes (1672), élu sénateur en 1682, mort vers 1700.

' Louise de Lamet, femme de Guillaume Champy, conseiller du roi, qui mourut en 1694.

“ Louis de Rostaing-Champferrier, qui épousa en 1692 la fille du premier écuyer du prince de Condé et mourut en 1726.

' François de Neuville, duc de Villeroy. “Foir à l’aimée 1691.

' Louis-Joseph, duc de Vendôme, né en 1654, général des galères, mort en 1712. Gravé par P. Dupin ; plus petit sans signature de graveur après 1712 et par Nicolas Pitau sans date.

* N. de Tettau, colonel du régiment des gardes et chambellan du Landgrave de Hesse-Cassel et son envoyé extraordinaire en France en 1698.

° Anne Régnault, fille d’un conti'ôleur des décimes du clergé, épousa en 1684 Gabriel Coustard, contrôleur de la grande chancellerie.

“ Denis-François le Bouthilier de Chavigny, évêque de Troyes de 1698 à 1716 ; transféré à Sens et mort en 1730. Gravé par Cl. Duflos eu 1706 d’après le P. Lelong.

” Nicolas Ménager, né en 1658. plénipotentiaire à La Haie et à Utrecht, mort en 1714. Existe en original au musée de Versailles. Gravé par C. Simonneau aîné en 1715 et par D. Sornique sans date.

*- Guillaume Briconnet, marquis de Rosay, président au parlement de Paris, mort en 1713, et Charlotte Croisset qu’il épousa en 1697 et qui mourut en 1747. Cet article comprend deux portraits différents.

iMoas^ r évêque de Perpignan Flamenville^ [présent]

Mons* *' le président Dûmes [du Metz, ligure

jusqu’aux genoux] ^ 350^

Mous'' de Boshrnar, Bothmar, envoyé du

duc de ZeP 140

Mons’' de Genevy 140

Mons’’ le prince de la Cisterne'^ 420

Mons'’ Dalbarel^ 140

Mons'’ D’Olivier, de Lion® 140

Mons'’ Périclion, de Lion'^ 140

Mous'' Régnault Coutard [Coustard]® 140

3Ions‘' le duc de Richelieu® 140

Milord Porlland et milord son fils. Le fonds

de J. ParroceP^ 840

Mons''' Prior, secrétaire d’ambassade de

' Jean-Hervé Basan de Plamenville, évêque de Perpignan de 1696 à 1721, date de sa mort. Existait en 1789 dans le couvent des Jacobins de la porte Saint-Honoré. Gravé par J. Sarrabat en 1701, manière noire. Ce tableau a plutôt été peint en 1697, car il cette date il en a été fait une copie.

^ Gêdéon Berbier du Metz, seigneur de Corbeil, vicomte de Pernant, comte de Rosnay, né en 1626, trésorier des parties casuelles, garde du trésor royal, conseiller d’Etat, président de la Chambre des comptes de Paris, mort en 1710. Gravé par Edelinck en 1700 d’après les Mémoires des membres de l’Académie, en 1702 d’après le P. Lelong.

® Le baron de Bothmar était plénipotentiaire pour le duc de Zell ou Brunswick au traité de Ryswick.

* Amédée del Pozzo, prince de la Cisterna, comte de Pouderano, grand fauconnier du duc de Savoie, colonel, puis maréchal de camp en France, mort en

® Etienne de Ponte, comte d’Albaret. Voir à l'année 1697.

® David d’Olivier de Sénozan, né en 1642, bourgeois de Lyon, banquier, échevin en 1697, anobli vers cette date, mort en 1722.

’ Pierre Périclion, avocat, secrétaire de la ville de Lyon, échevin en 1697, moi't en 1721.

* Gabriel Coustard, avocat du roi, contrôleur de la grande chancellerie (1689). l’oir quelques ligues plus haut le nom de sa femme.

° Armand- Jean de Vignerod, duc de Richelieu, né en 1629, mort en 1715.

Jean-Guillaume Bentinck, comte de Portland, ambassadeur extraordinaire d'Angleterre en France en 1698; il mourut eu 1709. Son fils aîné était Henri Bentinck, duc de Portland en 1716, mort en 1726. Le portrait du fils, premier duc de Portland, existe chez son descendant le duc de Portland en Angleterre.

d’hyacinthe rigaud.

milord Portland^

Mad® de Revelingan [Revelinglien]

Mad® de Mélée ou de Meslay^

Mons’' le baron de Spaar®

Mons‘‘ le baron de Lauriole [Loriol]'^

Mons'' Deltichrnelle [Delticlimel]

Mons'' Pothier [Potier] ^

Mad® la barone de Breteüil. Habillement

original^

le baron de BreteüiP

ili'' et Mad. de Gouy [Gouyx] père et mère d Elisabeth de Gouy depuis Mad. Rigaud^.

d/* *' Germain^

Milord Hustach [Hustacq]

Mons"' de la Brelèche^®

[gratis]

‘ Mathieu Prier, né en 1664, secrétaire d’ambassade (1698), ministre plénipotentiaire en France de 1712 à 1715, historien, poète, mort en 1721. Gravé par Cl. Duflos en 1712 d’après les Mémoires des memires de l'Académie.

’ Marie de Serbet, qui épousa en 1677 Jérôme Mérault, seigneur de Meslay et Bouville, conseiller au parlement de Paris, mort en 1708. Elle mourut en

® Eric Axelsson, baron de Spaar, né en 1665, colonel en France (1694), brigadier des armées (1701), maréchal de camp (1704), lieuteuant général (1707), puis ambassadeur de Suède de 1715 il 1720, mort en 1726.

* Alexandre du Port de Montplaisant, baron de Loriol, président ü, mortier au parlement de Bourgogne.

“ Peut-être Etienne Potier, sieur de la Terrasse, président à mortier au pariement de Toulouse en 1714.

' Anne de Galonné, femme du marquis de Breteüil. Voyez les années 1691 et 1694.

' François le Tonnelier, marquis de Breteüil. Voyez les années 1692 et 1701.

® Jacques de Houllei, seigneur de Gouy, lieutenant général criminel au bailliage de Rouen (1671), puis conseiller au parlement de Rouen en 1691, mort en 1697. J’ignore le nom de sa femme. Elisabeth, leur fille, née en 1668, épousa en premières noces un sieur le Juge ; devenue veuve, elle épousa en secondes noces, en 1710, Hyacinthe Rigaud dont elle n’eut pas de postérité et mourut le 15 mars 1743, quelques mois avant lui.

° Thomas Germain, fils et frère des deux joailliers célèbres, fut d’abord architecte, puis entra dans les finances et fut associé aux fermes royales.

“ Jean-Pierre Richard, sieur de la Bretesche, époux de Marie-Anne de Boullogne, petite-fille du peintre Louis de Boullogne. Il fut receveur général des finances en survivance de Edme-Louis de Boullogne, oncle de sa femme.

Mons’’ Olivier ^ 140^

Mons*' Bossuet, m® des requestes^ 140

Mad"® Prudhomine. Habillement répété'^. . . 140

Les deux princes langraves de Hesse-Cassel'^ 280 Le baron Deffeld [Deffel], leur gouverneur. 140

Mons'' le Baron® 140

Mons’’ le comte d’Aracth, de Harrach^ . . . . 140

Mad® Millieau ou de Milhaud. Habillement

répété"' 140

^lons® Cornet® 140

Mons'' (jrilet le fils, avoccad^ 140

Mons’’ Cousin. Habillement répété'''^ 140

Mons' Provanea [Provanes] 140

’ David Olivier, protestant converti en 1685, marchand de soie à Lyon, échevin en 1735 et 1736. Né vers 1670, il mourut en 1747.

’ Louis Bossuet, neveu de l’évêque de Meaux, conseiller au parlement de Metz eu 1685 et maître des requêtes en 1695.

’ Marie Luillier de Boulloncourt, femme de Louis Prudhomme, seigneur de Fontenay, qui a sou article quelques lignes plus bas.

* Frédéric de Hesse, né en 1676, roi de Suède en 1719, landgrave en 1730, mort en 1751, et Guillaume de Hesse, son frère, né en 1682, major général de la cavalerie de Hollande, gouverneur de Bréda, mort vers 1750.

® 11 s'agit probablement de Michel Boyron, dit Baron ou le Baron, comédien et auteur dramatique célèbre, né en 1652, mort en 1729. Il est probable que Rigaud a peint son portrait. Le musée de Periiignan possède un portrait de Baron attribué à Rigaud, qui avait passé en 1860 dans la vente de M. Delamarche, de Dijon.

* François-Bonaventure Harrach, né en 1637, envoyé de l’empereur en l'rance (1669), en Espagne (1673-1696), conseiller intime (1677), grand écuyer (1684), ministre, mort en 1706.

' Marie-Anne de Masse, femme eu 1672 de Charles de Thomas, seigneur de Millaud.

® Deux frères Cornet vivaient alors à Paris : Jacques, marchand, mort avant 1722, et Adrien, avocat au parlement et aux conseils du roi.

® François-Pierre Gillet, né en 1648, avocat, auteur de plaidoyers et d’ouvrages de droit, mort en 1720. Existe en original chez M. Gillet de la Renommière, au château de Vigneulles (Meuse).

Louis Cousin, né en 1657, président de la cour des monnaies de Paris, mort en 1718.

'' Le comte Provana, secrétaire d'ambassade (1698), puis ministre plénipotentiaire de la cour de Savoie en France en 1717 et 1724.

d’hyacinthe rigaud. G7

Mous'’ le comte de Caunilx’ 140^

Mons'' de Chantlieu- 140

Mons’’ le chevalier Prudhomme^ 140

Coppies de la même année.

Une de Mad® Moreaux 70

12 de Mons’’ Bégon 890

Cinq de Mons'' l’évesque de Meaux 308

Une du Roy pour M' le colonel Tétaut.. , . 140

Quatre de Mons'' d’Estray 280

Deux de Mons'' de Tourment 140

Deux de Mons' Tévesque de Troy 140

Six de Mons' d’Albaret 420

Une de Mad® de Revelingan 70

Deux de Mad® Roullier 140

Une en pied du Roy pour M. le mal d’Harcourt 600

Une du Roy de même pour M' de la Comp.

Desjordes 600

Une autre du Roy pour M' le mal de Bou-

flair 600

Trois de M' d’Arrnénonville 210

Une de M' de Meaux pour M' l’arch. de

Reims 70

Un buste du Roy pr M' d’Albaret 70

' Dominique-André, comte de Kaunits-Rittberg, né en 1614, mort en 1705, diplomate, vice-chancelier de l’Empire (169S) et ministre d’Etat.

’ Jean-Bénigne Naturel, seigneur de Chamijlieu, Baleurre et Nanton, capitaine au régiment d’IIumières, né en 1675, marié en 1699 il Eléonore de Rodde.

’ Louis Prudliomme, seigneur de Fontenay en Brie, chevalier de Notre-Dame du Mont Carmel en 1696, trésorier de France a Rouen, commissaire provincial de l’artillerie.

LIVRK DE RAISON

Un buste du Roy pï' M'' le marq. de Clé-

rembaut 140*^

Deux de Mad® de Mélée 210

Deux de M'' Bossuet 140

Une de M'' Lebret 70

Une de M® le duc de Richelieu 70

Une de M’’ de Meaux 70

Une de M"' Pothier 70

Une du Roy pT M® Germain 210

Une pour le chevalier Prudliomme 70

Deux de milord Portland et milord son fils 500

Une de M’’ le duc de Vandosme 168

Une de M'' de Meaux 70

Une de M*” Cornet 70

[Mémoire de l’argent donné pour les copies faites pendant l’année] 1698C

Mélingue.

Pour le portrait de M*" le marquis de Vins. 28 Tournière®.

Six copies de M'' l’intendant de Perpignan

à 20*^ pié 120

Deux de madame Roullié 40

Une copie de M*" Potier 20

Une copie de M*' Bossuet 20

’ Ce mémoire de 1698 n’est pas séparé dans le manuscrit de celui de 1697 ; j’ai placé la séparation il l’endroit où il est question de copies de tableaux peints en 1698.

“ Robert Tournièrcs, né en 1668, mort en 1752, fut membre de l’Académie.

d’hyacinthe RIGAUD.

Prieuré.

Pour deux quartiers sur les copies qu’il m’a

fait 125*=^

Pour deux têtes de M” d’Arménonville .... 12

Pour une copie de M*' Desaguais 12

Pour une copie de jVP le comte d’Albaret. . 12

Pour une copie de M"' l’évêqne de Troyes . 12

Pour une copie de M*’ le duc de Richelieu. 12

Pour une copie de 3P l’évêque de Meaux. . 12

Pour une copie de M*' Dumélé 12

Pour une tète de M"' d’Arménonville 6

Une copie du Roy pour M’’ Germain 30

Pour une copie de M"" le maréchal de Duras 14 Deux autres copies 28

Parossel.

Pour le fonds de M’’ de Vandôme et de

milord Portland 56

Le Gros.

Pour son année 230

‘ Adrien Prieur, peintre de portraits.

M’’ le prince d’Anspach^ 1.800* *^

M'' le jeune prince d’Anspach^ 195

M'^ le comte de Schwasenberg ^

M"“° Beaubourg 140

M*' Fradet'^ 140

M'' Boutin^ 140

M'' de S*- Contest® 140

M*" Pelan, de Londres. Habillement répété 140

M"" le comte de Guiscard, lieutenant généraF 1.500

M’’ de Mouchy® 140

M*' de Barantin^ 140

* Georgcs-Frétléi’ic de Brandebourg, fils de Jean-Frédéric, marquis de Brandebourg-Anspach, né en 1678, tué à la guerre en 1703.

* Guillaume-Frédéric de Brandebourg, frère du précédent, d’un autre lit, né en 1683.

’ Adam-Fraucois-Charles, comte, puis prince de Scbwartzenbcrg, né en 1680, grand écuyer de l’empereur (1711), grand maréchal de la cour (1712), mort eu 1732.

‘ Antoine-Arnaud Fradet, comte de Châteauméliant, vicomte de Villeminard, baron de Bourdeilles, gouverneur du Berri, maistre de camp, brigadier des armées, tué il la guerre.

' René-François Boutin, conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes (1729).

* Jacques Barberie, seigneur de Saint-Contest, conseiller au parlement de Paris (1693).

’ Louis, comte de Guiscard, créé marquis eu 1703, ambassadeur en Suède, né en 1651, mort en 1720.

* André de Moucby, dit le marquis de Moucby, baron de Vismes, colonel d’infanterie, gouverneur du Poutbieu. Existe eu original chez M'”° la duchesse de Moucby, au chilteau de Moucby.

* Cbarles-IIonoré de Barentiu, conseiller au parlement de Paris, puis maître des requêtes. Gravé par Stéph. Gontrel sans date et en 1701 par un graveur qui signe des initiales S. T. (Simon Tardieu).

d’hyacinthe rigaud.

M* *” de Ribert ou Riberti, conseiller cl’État^ 140^ M'' le comte d’Epinate, cap“® lieutenant de

la gendar. Le fonds de J. Parrocel'^ 42U

M"" le marquis Imperiali^, 140

M*' l’abbé d’Etrés"^ 140

AR le marquis de La Vardin le fils ^ 140

M'' le baron Kraclict® 140

Milord Gersey, deux portraits en grand'.. 845 M*" le comte de Coigny, lieutenant général® 420

M'' Deliotaut le cadet® 140

M'’ l’abbé de BellevaL® 140

M*" Grand^^ 140

* Antoine de Ribeyre, seigneur de l’Homme, conseiller au parlement de Paris (1G57), maître des requêtes (1G67), intendant à Limoges, Tours, Poitiers, président au grand conseil, enfin conseiller d'Etat (1682).

^ Georges-Louis-Anne de Pernes, comte d’Epinac, capitaine de cavalerie (1085), lieutenant-colonel des gendarmes du dauphin (1690), brigadier des armées (1702), premier gentilhomme de la chambre du duc de Bourbon (170.3).

’ François-Marie, marquis Imperiali, doge de Gênes et ambassadeur extraordinaire en France en 1684.

* Jean d’Estrées, abbé de Vrou, Conches, Villeneuve et Saint-Claude, ambassadeur en Portugal, en Espagne et enfin archevêque de Cambrai en 1716. Il mourut en 1718. Gravé par J. Audrau en 1699 et avec quelques différences en 1704 ; par Cars en 1700 d’après les Mémoires des mcmhrcs de V Académie ; enfin par Desrochers sans date.

® Emmanuel-Henri de Beaumanoir de Lavardin, né en 1684, colonel, tué devant Spire en 1703.

* Le baron Craggs, ambassadeur d’Angleterre en France en 1716 et 1717, puis secrétaire d’Etat (3 719-1720).

^ Edouard Villiers, neveu du duc de Buckingham, grand écuyer de la reine d’Angleterre (1688), pair (1690), plénipotentiaire pour la paix de Rj’swick, secrétaire d’Etat et comte de .Tersay (1698), grand chambellan (1700), maréchal, membre du conseil privé, mort en 1711.

* Robert-Jean Franquetot, comte de Coigny, lieutenant général, mort en

° Peut-être Jacques Lieutaud, né à Arles en 1660, mort à Paris en 1733, qui eut une certaine réputation comme mathématicien.

Jean Testu de Mauroy, abbé de Belleval, Fontainejean et Saint-Chéron. précepteur des fils du dauphin, membre de l’Académie française, mort eu 1706.

“ Peut-être André Le Grand, conseiller du roi, contrôleur général des domaines de la couronne, mort en 1700.

Mad® Delaborde, de Pau^ 140* *^

M'’ le marquis de Duras le père^ 140

Les M’’* les marquis de Duras Taisrié et le

cadet^ 280

M‘' le marquis de Ximénés, lieutenant général 140

IVP Bignon, intendant des finances^ 140

M'' d’Artagnan'’ 140

Mad. de Croissy. Habillement original;

les fleurs de HullioO

Mad. d’Hosier. Les fleurs id.^

Mad. Passerai. Les fleurs id.^

d/r de Verthamont, mort p. p. du Grand-

conseiP^

M'' de Torcy, secrétaire d’État^^ 400

' Madeleine Alleman, femme de Jean-Pierre, marquis de la Borde, seigneur de Méreville, fermier général, originaire de Pau (1759-1768).

* Claude de Durfort, marquis de Civrac et de Duras, sénéchal du Bazadois, vivant en 1708.

' Jacques de Durfort de Duras, colonel, ambassadeur de France à Naples et a Vienne en 1706, et son frère dont le prénom est inconnu, qui fut aide-major général de la maison du roi ; fils du précédent.

* Joseph de Ximénés, seigneur de Dundéville, Poizy et Malzy, né en Catalogne, colonel du régiment de Roussillon, lieutenant général en 1701, gouverneur de Maubeuge en 1702, mort en 1706.

’ Jérôme Bignon, avocat du roi, intendant à Rouen, en Picardie, en Artois, conseiller d’Etat, prévôt des marchands (1698-1726).

" Pierre de Montesquiou d’Artagnan, né en 1640, maréchal de France en 1709, mort en 1725. Existe en original au musée d’Arras.

’ Françoise Béraud, femme de Charles Colbert de Croissy, morte en 1719. Le peintre des fleurs est Pierre-Nicolas Hulliot.

* S’il s’agit de la femme de Charles-Roger d’Hozier, c’est Edme Terrier, née en 1655, mariée en 1682, morte en 1733. Si c’est la femme de Louis-Roger d'Hozier, c’est Madeleine Bourgeois de la Fosse, née en 1642, mariée en 1680, morte en 1728.

’ Anne Lecourt, femme de Louis Passerai, avocat du roi en l’élection de Provins.

Michel-François de Vertamont, premier président du grand conseil, d’abord maître des requêtes. Gravé par A. Trouvain et C. Malbouré, d’après le P. Lelong on 1703.

'* Jean-Baptiste Colbert, ministre d’Etat, né en 1665, mort en 1746.

d’hyacinthe rigaud.

AP le prince Vahiny* * 140*^

M*’ le prince Léon- 140

Mad® de la Moussaye^ 210

AP Dalibour 140

j\P Jourdain, envoyé de Pologne. Habillement répété^ 140

Mad® Pabesse de S‘ Amand^ 140

M"" Bignon, cap“® aux gardes® 140

AP l’évesque de Dol d’Argenson ’ 140

AP Lecomte® 140

>P l’abbé d’Argençon l’oncle® 140

M'' Masson 140

Mad® de Chirny^^ 140

M‘‘ de Polastron'2 140

’ Guy, marquis Vaini, prince de Cantalupo, duc de Selci, marquis de Yacon. mort en 1720.

“ Peut-être faut-il lire 7e prince de Léon, et alors il s’agirait de Louis-Bretagne-Alain de Rohan-Chabot, né en 1679, prince de Léon jusqu’en 1727, oïl il devint duc de Rohan, mort en 1738.

® Suzanne de Montgommery, femme d'Henri, marquis de la Moussaye, comte de Plouer et Quintin, vicomte de Touquedec et Pommerith, baron de Saint- Bonnet et de Nogent-sur-Loir.

* Au musée de Brunswick, il existe de Rigaud un portrait d’homme catalogué dans les termes suivants : Bildniss cines Fddzeugmeister von Jordan. S’agit-il de Jourdan, envoyé de Pologne, c’est ce que je ne puis dire.

' Marie-Elisabeth de Barentin, abbesse de Saint-Aniand de Rouen (1691- 1721).

' Louis Bignon, capitaine aux gardes, major général des armées du roi, mort en 1730.

' De 1692 il 1702, c’est Jean-Frangois de Chamaillard qui était évêque de Dol ; François de Voyer de Paulmy d’Argenson n’a été évêque que de 1702 il 1715. Cette partie du livre de raison a donc été écrite après 1702.

’ Peut-être Florent Lecomte, peintre, sculpteur, auteur du Cabinet des singularités d'architecture, peintiore et gravure, imprimé en 1699.

® Jacques Le Voyer de Paulmy d’Argenson, abbé de Preuilly, né en 1632, mort en 1715.

” Nicolas Ma-sson. contrôleur des rentes de la ville de Paris (1665-1673), mort en 1706. ou Frédéric, son fils, également contrôleur des rentes (1674- 1680).

“ Elisabeth Carré, femme de René Coycault, seigneur de Chérigny ; se remaria vers 1702 à Jean Hay, marquis du Chfttelet, et mourut en 1716.

Jean-Denis de Polastron, lieutenant général, commandant dans les trois évêchés, seigneur de Lorac et Villeneuve, né en 1664, mort en 1706.

M*" le cardinal de Coaslin* 210^

M'' le comte de Molan, envoyé de l’empereur-, 140 Madame Milan et son frère^

Coppies de la même année.

M*' le comte d’Aracth 7 coppies 490

Quatre de M*' de S‘ Contet 280

Une de M’’ d’Olivier 70

Une de M’’ de Glianlieu 70

Trois de Prudhomme 168

Une de AU Cornet 70

Deux de M*’ le duc de Vandosme 140

Une du Roy pT- AU de Clérembaut 140

Une de AU l’archevêque de Rouën 50

Une de Alsgr jn- AU le prince de Conty.. . . 140

Une de Alsg7 {7r AU le prince de Alonaco. . . 84

Une du Roy jJ? le même’seigneur 600

Une de AIs'^- pour Alad® Le Camus 500

Une de AIsgT- pour AU le duc de la Foeuillade 200

Deux pF milord Gersay du Roy et de AIs^. 280 Deux P? AU le comte de Alolac du Roy et de

AIsgT'

Une du Roy "[u' AU l’éves(|ue de Montpellier 600

Quatre de AU’ le cardinal de Coaslin 280

Deux de AU Bignon 140

Trois de AU le prince d’Anspacli 220

* Pierre de Cambout de Coislin, évêque d’Orléans de 16GG fl 170G, cardinal en 1G97, il mourut eu 170G. Gravé par Sarrabat en 1700 d'après le P. Lelong.

- Ce nom est altéré ; la liste des copies donne Molac ou Molard.

’ Marie-Madeleine-Thérèse de Coj’cault de Chérigny, femme en 1G77 d’Alexandre Milon, maître des requêtes. Son frère était probablement René Coycault, seigneur do Chérigny, dont nous venons de faire mention ci-dessus et qui mourut vers 1700.

Trois de le comte de Sv^assemberg 220^

Une du Roy 3R de Guiscard 600

Une de Ms^ pr M'' le duc de Richelieu.. . 210

Deux de milord Portland et milord son fils . 420

Une de M"' l’évesque de Meaux 70

Deux de M‘‘ le prince de Conty 140

Une de M"' l’évesque de Meaux 70

Une de M'' l’évesque de Troye 70

Deux de M'' le prince de Conty 140

[Mémoire de l’argent donné pour les copies faites pendant TJannée 1699.

Parrossel.

Pour le fonds de M"' le comte d’Epinat .... 14

Tourmère.

Pour sept copies de monsieur le comte d’Harak 168

Page 1