‹ Le livre de tousChapitre 126 sur 196 · DB LA CONFIRMATION · texte numérisé non relu

DB LA CONFIRMATION

Ces dons sont des habitudes saintes répandues dans 1 ame par le Saint-Esprit. Ils se distinguent des vertus, en ce que les vertus sont des habitudes bonnes qui perfectionnent la volonté, en la disposant à obéir à la raison ; tandis que les dons du Saint-Esprit la disposent à obéir à l'action de Dieu.

Notre raison a besoin, pour découvrir, juger et apprécier sainement les vérités, soit pratiques, soit spéculatives, des dons d'intelligence, de conseil, de sagesse et de science; notre volonté a besoin du don de piété pour se porter facilement à tout ce qui tend à la gloire de Dieu et à l'utilité du prochain, du don de force pour triompher des obstacles, du don de crainte pour s'arracher aux plaisirs terrestres.

L'âme qui a reçu les dons du Saint-Esprit devient apte à produire des fruits spirituels. Les fruits du Saint-Esprit sont des actes que nous opérons par son secours; ils sont au nombre de douze ; l amour de Dieu, la joie et ta paix qui en résultent ; la patience, qui supporte les maux ; la longanimité, par laquelle on attend en paix les biens dont on est privé; la bonté ou la volonté de faire le bien aux autres; la bénignité, par laquelle on le fait en réalité dans l'occasion; la douceur, qui supporte les défauts d'autrui; la fidélité, qui fait que, loin de chercher à nuire à autrui par la fraude ou le mensonge, on tient, à l'égard de tous, la parole donnée et qu'on s'attache de tout cœur à la foi chrétienne ; la modestie, qui règle notre extérieur; la chasteté, qui repousse les plaisirs coupables ; et la continence, qui se refuse même les plaisirs permis.

Heureux ceux qui, faisant fructifier les dons de l'Esprit divin, restent inébranlables dans la foi, foulent aux pieds le lâche respect humain, dont

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nous avons parlé plus haut, et s'exercent à produire les œuvres saintes qui nous méritent le ciel.

Bien que ce sacrement ne soit pas absolument nécessaire au salut, ils se privent d'un grand secours, ceux qui négligent de le recevoir. Cette négligence est coupable.

ÎJn certain Novatus, qui avait été converti à la foi, apostasia pendant les persécutions; et les fidèles crurent que cette lâcheté et cette chute avaient pour cause sa négligence à recevoir le sacrement de Confirmation.

Si quelque personne déjà avancée en âge n'avait pas été confirmée, elle devrait en parler à son confesseur, qui la préparerait à ce sacrement, et ensuite se présenter à l'évéque, dès qu'il donnera la Confirmation dans sa paroisse ou dans une paroisse voisine. L'évéque, en effet, ou un prêtre qui a reçu ce pouvoir du Souverain Pontife peuvent seuls administrer ce sacrement.

Celui qui se dispose à le recevoir doit être en état de grâce. Ce serait un sacrilège de recevoir la Confirmation avec une faute grave sur la conscience. Il est donc bien important de s'y préparer par une sainte confession; mais il n'est pas nécessaire d'être à jeun pour la recevoir. Que le confirmant, s'il est adulte, ait soin de s'instruire des principales vérités de la foi. Il doit être présent à l'imposition des mains de l'évéque. qui se fait au commencement de la cérémonie, et surtout il doit recevoir l'onction que l'évéque, imposant les mains sur le confirmant, lui fait au front avec le Saint-Chrême, en disant : iV., je vous marque du signe de la Croix, et je vous confirme par le Chrême du salut, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ces paroles de l'évéque sont la forme essentielle; et l'onction qu'elles

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