SANCTIFICATION DES ACTIONS
extraordinaire ; ils ont pratiqué des austérités qui nous étonnent, entrepris de grandes œuvres pour la gloire de Dieu. Ils ont réussi, c'est bien; mais cette manière de faire n'est sans doute pas à la portée de tous. Il en est une autre qui nous ira à merveille; elle consiste à ne pas perdre son temps ni sa peine, à tirer parti de tout ce que l'on fait pour amasser des mérites, en d'autres termes, à sanctifier ses actions ordinaires. Mais ce dernier moyen si efficace de se sauver est nécessaire si l'on ne veut pas prendrelepremier, leciel n'étant pas pour les oisifs. Il faut l'employer.
Mais à quelles conditions nos devoirs de chaque jour, nos travaux ordinaires, deviennent-ils méritoires? D'abord, il est nécessaire que nous soyons en état de grâce. Sans cela aucune de nos œuvres ne peut nous mériter le ciel, comme nous l'avons dit à la page 267. Il faut ensuite offrir nos actions à Dieu par un motif inspiré par la foi : Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, que tout soit pour la plus grande gloire de Dieu. Pour qu'une lettre arrive à sa destination, il faut y mettre l'adresse. Adressons nos actions à Dieu, si nous voulons qu'il les reçoive favorablement. Donnerions-nous son salaire à la fin du jour à un ouvrier qui aurait travaillé pour notre voisin? Il serait déjà trop heureux si nous ne lui faisions pas de reproches. Dieu ne nous doit rien, si nous ne travaillons pas pour lui. Donc, selon le sentiment de grands théologiens, sentiment qui est le plus sûr, rapportons-lui noâ actions par un motif de charité, d'amour parfait pour ce Dieu infiniment aimable, afin que toute ' soient dignes du ciel.
Dès notre réveil, ce que nous avons de plu^ pressé à faire, c'est de tourner notre esprit notre cœur vers Dieu et de lui dire : « Mon Diet