XIIJ. EXERCICE POUR LA CONFESSION
Inutile de le redire, 1^ confession fréquente, de tous les huit jours, de tous les quinze au moins, est le moyen le plus efficace pour vivre toujours dans la grâce de Dieu, qu'on relise ce qui est écrit page 307.
Voici une méthode pour faire sa confession avec fruit.
^0 Prière. Avant tout, il faut demander à Dieu la grâce nécessaire pour connaître, de'tester et accuser ses pe'che's, et dans ce but re'citer un Noire Père et un Je vous salue Marie.
2° Examen. Une ne'gligence grave dans l'examen des péche's mortels expose à une mauvaise confession. 11 faut s'examiner sUr les diverses espèces de péche's mortels, sur leur nombre et les circonstances qui changent l'espèce.
Dans les confessions fréquentes et ordinaires, on peut se contenter de l'examen indiqué à la prière du soir, page 407, mais dans les revues et les confessions générales, ou bien quand on ne s'est pas confessé depuis longtemps, il est bon de faire un examen plus complet.
La confession générale est nécessaire au salut de tous ceux qui ont fait précédemment des confessions sacrilèges ou nulles, soit par suite d'une négligence grave dans l'examen des péchés mortels, soit par manque de franchise, soit par manque de contrition ou de ferme propos.
Mais, lors même qu'elle n'est pas nécessaire, la confession générale est très utile aux âmes qui îi'en ont jamais fait; elles en retirent une plus grande connaissance d'elles-mêmes, une contrition
BÏAMBN DE CONSCIENCl 427
plus vive, une se'curilé plus confiante pour l'heure de la mort. Quand on a déjà fait une bonne confes sion générale, il n'est pas bon âe la refaire, on doit se contenter d'une revue depuis la confession ge'nérale ou depuis la dernière revue. Rien n'est plus facile quuue confession générale ou une revue : elles ne demandent pas plus de temps qu'une confession d'un mois. Pas nécessaire, quand on les fait, de dire à part les péchés commis depuis la dernière confession : on les comprendra dans l'accusation des fautes de toute la vie ou de plusieurs années; pas nécessaire d'accuser les fautes légères; pas nécessaire, non plus, de confesser d'abord à part tous les péchés de son enfance, puis ceux de sa jeunesse, etc. Il suffit de parcourir une seule fois les rommandements de Dieu et de l'Eglise, et de dire combien de fois, depuis l'usage de la raison, on a péché contre ces commandements, par jour, par semaine ou par mois, en distinguant cependant, pour les seuls péchés contre la pureté, ceux qui ont été commis avant le mariage ouïe vœu de chasteté, de ceux qui ont été commis après. Dans une confession générale, on doit dire exactement son âge.
ou SONT RAPPELÉS BRIÈVEMENT LES DEVOIRS DD CHH<IIBN
N. B. — Il faut examiner non seulement les diverses espèces de péchés commis, mais encore le nombre des fautes graves et les circonstances qui changent l'espèce.
Depuis combien de temps ne vous êtes-vous pas confessé? Avez-vous reçu l'absolution? Avant la dernière confession, avez-vous négligé l'examen de tous vos péchés graves? Avez-vous oublié ou caché quelque faute grave? Avez-vous négligé de demander par4on à Dieu et de vous exciter à la
résolution de ne plus pécher jamais? Avez-vous accompli la pénitence?
Premier commandement. — Etes-vous instruit des vérités que tout chrétien doit savoir? Avez-vous refusé de croire les vérités de la religion, ou en avez-vous douté? Avez-vous fait connaître aux autres votre manque de foi ou votre doute? Avezvous parlé avec mépris de la religion, ou applaudi à ceux qui en parlaient mal? Avez-vous lu des écrits contre la religion?
Avez-vous désespéré de votre salut, ou de vous corriger de vos mauvaises hahitudes? Avez-vous manqué de résignation dans vos peines, murmurant contre la Providence? Vous êtes-vous exposé aux occasions d'offenser Dieu, en comptant trop sur vos propres forces? Avez-vous attendu ou demandé un secours de Dieu pour faire le mal? Avez-vous péché plus librement, sous prétexte que Dieu vous ferait plus tard miséricorde? Avez-vous cru pouvoir faire votre salut sans bonnes œuvres?
Avez-vous eu de Tindignation contre Dieu? Avezvous eu en dégoût son service? Avez-vous aimé une créature plus que Dieu, étant disposé à offenser ce bon Maître plutôt que de renoncer à l'amour de cette créature? Avez-vous ajouté foi aux songes, consulté les sorciers, etc., était-ce pour nuire aux autres? Avez-vous maltraité les personnes consacrées à Dieu? Avez-vous manqué de respect dans le saint lieu? Y avez-vous commis ou avez-vous désiré d'y commettre des crimes qui le profaneraient? Avezvous communié sans être à jeun? Avez-vous profané les choses saintes et surtout les sacrements en les recevant indignement? Avez-vous vendu plus cher des choses bénites parce qu'elles étaient bénites? Avez-vous tenté Dieu en vous exposant au péril pour votre âme ou votre corps, en comptant sur son secours? Avez-vous manqué de faire votre prière et négligé de la faire faire à vos domestiques et à vos enfants?
Deuxième commandement. — Avez-vous prononcé le nom adorable du Seigneur sans respect, ou
souffert que ceux qui vous sont soumis l'aient blasphémé? Avez-vous dit des paroles injurieuses contre Dieu et les saints? Avez-vous assuré par serment une chose que vous saviez fausse, ou une promesse que vous n'étiez pas dans l'intention d'accomplir? Vous êtes-vou> engagé par serment à mal faire? Avez-vous confirmé par serment une médisance? Etes-vous dans l'habitude de jurer sans nécessité? Avez-vous négligé d'accomplir les vœux et serments que vous avez faits?
Troisième commandement. — Avez-vous manqué ou mal entendu la messe le dimanche? Y êtes-vous arrivé trop tard? L'avez-vous fait entendre à ceux sur qui vous avez autorité? Avez-vous négligé d'assister aux instructions de la paroisse, et d'y mener les domestiques et les enfants, lors même que ces instructions vous étaient nécessaires? Avez-vous travaillé, ou fait travailler le dimanche sans nécessité pendant un temps considérable?
Quatrième commandement. — Avez-vous eu de la haine contre vos parents, votre époux, vos enfants, vos frères, vos sœurs? Leur avez-vous souhaité du mal? Avez-vous frappé vos enfants, vos frères, et vos sœurs sans nécessité? Avez-vous menacé vos parents? Avez-vous eu des préférences injustes pour quelqu'un de vos enfants? Avez-vous négligé d'assister vos parents, vos frères et sœurs dans leurs besoins, de prier et de faire prier pour eux pendant leur vie et après leur mort? Avez-vous refasé d'accomplir leurs dernières volontés? Avez-vous manqué de respect à vos parents, ou à votre époux, par des paroles ou des airs de mépris, par des injures graves, ou en rougissant d'eux?
Avez-vous désobéi à vos parents ou à votre mari de manière à les faire mettre en colère et à les porter au blasphème? Avez-vous désobéi en matière grave dans les choses qui regardent l'administration de la famille? Avez-vous désobéi à vos parents, quand ils vous commandaient d'éviter les mauvaises compagnies, les fêtes mondaines, ou les autres occasions de péché? Avez-vou-'î commis quelque imprudence pen-
430 bxàhen de conscience
Jant le temps de la grossesse? Avez-voas abandonné seuls vos petits enfants? Les avez-vous laissés pleurer trop lon^'temps? Les avez-vous mis dans le lit à côté de vous, lorsqu'il y avait danger de les étouffer? Les avez-vous laissés languir dans la malpropreté? Avezvous refusé sans raison de les nourrir vous- même? Les avez-vous confiés à d'autres enfants incapables de les préserver d'accidents? Les avez-vous laissés endurer la faim? Avez-vous négligé de leur faire apprendre un état? Leur avez-vous refusé sans raison la permission de s'établir? Avez-vous refusé à un enfant la permission et la dot voulues pour entrer dans une maison religieuse?
Avez-vous différé sans permission de faire donner le baptême à vos enfants? Avez-vous négligé de baptiser ceux qui, par quelque accident, sont venus au monde longtemps avant le terme de la grossesse? Avez-vous négligé d'envoyer vos enfants à des écoles vraiment chrétiennes? Avez-vous négligé d'instruire vos enfants et vos domestiques des principales vérités de la foi? Avez-vous négligé de former vos enfants et vos domestiques aux vertus chrétiennes? Avez-vous nourri en eux l'insoumission, la vanité, l'orgueil, la paresse, la sensualité, l'égoïsme, l'avarice, etc? Avez-vous pris à votre service des domestiques sans foi et sans mœurs? Avez-vous eu soin de leur faire fréquenter les sacrements aussi bien qu'à Tos enfants?
Avez-vous veillé sur les paroles, les actions, les rapports de vos enfants et de vos domestiques? Les avez-vous longtemps perdus de vue sans les surveiller? Les avez-vous laissés fréquenter de mauvaises compagnies et des personnes de sexe différent? Avez-vous souffert qu'ils soient allés au cabaret, qu'ils aient fait de mauvaises lectures, qu'ils aient pris part aux divertissements du monde, aux danses en particulier? Avez-vous négligé de reprendre vos, domestiques et vos enfants, quand ils ont violé les lois de Dieu ou celles de l'Eglise? Avez-vous laissé seuls des domestiques de sexe différent dans une maison d'où vous ét'ez longtemps absent?
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Avez-vous rendu vos domestiques complices de vos fautes? Les avez-vous scandalise's par vos paroles ou par une conduite mondaine? Avez-vous manqué de modestie en levant, en habillant, en portant les petits enfants? Avez-vous tenu devant vos enfants et vos domestiques des discours contre la religion ou vous êtes-vous permis des paroles trop libres? Leur avez-vous fait partager vos rancunes, ou vos injustices, ou vos désordres? Avez-vous négligé de prier pour vos parents et vos enfants?
Avez-vous manqué de respect et d'obéissance à vos maîtres? Avez-vous révélé leurs secrets de famille ? Avez-vous p&rdu votre temps, lais'ïé dépérir ce qui vous était confié, fait tort à vos maîtres? Tuteurs, avez-vous rempli à l'égard de vos pupilles, vos devoirs qui sont semblables à ceux des parents à l'égard de leurs enfants? Parrains ou marraines, avez-vous négligé, à défaut des parents, de veiller sur la conduite de vos filleuls?
Cinquième commandement. — Avez-vous eu de la haine, du mépris pour le prochain? Avez-vous souhaité du mal à quelqu'un, et quel mal? Est-il des personnes auxquelles, par haine, vous refusez de parler? Avez-vous frappé quelqu'un, ou nui à quelqu'un dans sa vie ou sa santé? Vous êtes-vous battu en duel, avez-vous assisté à un duel? Avez-vous semé la division par des rapports vrais ou faux ? Avezvous porté le prochain au mal, et à quel mal, par vos conseils ou vos exemples? Avez-vous aidé de quelque manière les autres à faire le mal et quel mal? Avez-vous détourné quelqu'un de ses devoirs? Avezvous prêté ou vendu de mauvais livres, de mauvais journaux, procuré aux autres des occasions de péché? Avez-vous négligé d'empêcher le mal, quand vous pouviez et deviez le faire? Vous êtes-vous souhaité la mort par impatience ? Avez-vous cherché à abréger vos jours? Avez-vous exposé votre vie et votre santé imprudemment?Avez-vous négligé de faire l'aumône? Avez-vous repris ceux que vous pouviez et deviez empêcher d'ofîenser Dieu? Avez-vous négligé de faire ad !i;;;.strer à temps les sacrements aux malades?
432 EXAMEN DE CONSCIE.VCE
Slxièyne et neuvième commandements. — Avez-vous consenti à des pensées ou à des de'sirs contre Ja sainte vertu de pureté, et à quels désirs? Vous étesvous réjoui du mal que vous avez fait par le passé ? Avez-vous dit ou entendu dire avec plaisir des paroles contre la pudeur, chanté ou entendu chanter de mauvaises chansons ou romances? En avez-vous appris ou fait apprendre aux autres? Avez-vous consenti à des regards ou à des actions contraires à la modestie ? et à quelle sorte d'action ? et avec quelle sorte de personne ? Avez-vous manqué de respect à la sainteté du mariage en n'y vivant pas conformément à la loi de Dieu? Vous êtes-vous exposé aux occasions de chute, par des lectures légères ou mauvaises, par des entrevues et des liaisons avec des personnes de sexe différent? avez-vous eu avec elles des familiarités? Avez-vous assisté aux bals, aux danses, aux spectacles ? Avez-vous fréquenté de mauvaises compagnies et tenu avec elles des discours mauvais ou légers?
Septième et dixième commandements. — Avez-vousfait tort au prochain, dans les marchés ou de toute autre manière ? Avez-vous causé du dommage à autrui par votre faute ? Avez-vous négligé de payer vos dettes et en particulier le salaire des domestiques ? Avez-vous gardé ce que vous avez trouvé, bien que vous en connussiez le maître? Avez-vous désiré de prendre ou de retenir injustement le bien d'autrui?
Huitième commandement. — Avez-vous sans raison soupçonné ou jugé mal les autres? Avez-vous dit du mal, vrai ou faux, du prochain, de manière à lui nuire dans ses biens ou dans sa réputation? Avezvous encouragé les autres à calomnier ou à médire? Avez-vous outragé le prochain par des injures ou des airs de mépris ou des railleries? Avez-vous menti, surtout de manière à nuire au prochain? Avez-vous témoigné contre la vérité devant les tribunaux? Avez-vous manqué de discrétion, en dévoilant des choses que vous deviez tenir secrètes, en disant des lettres adressées à d'autres? Il y a obli-
gation de réparer le dommage cause' par ces pe'che's?
Commandements de l'Eglise. — Avez-vous ne'gligé de sanctifier les fêtes commande'es, soit en manquant la messe, soit en vous livrant à des travaux de'fendus ? Avez-vous négligé de remplir l'obligation de la confession annuelle ou de la communion pascale, ou avez-vous souffert que ceux de votre maison Talent violée? Avez-vous violé la loi du jeûne et de l'abstinence sans dispense légitime? Avez-vous négligé de reprendre vos domestiques quand ils ne l'ont pas remplie?
Péchés capitaux. — Avez-vous fait, pour satisfaire votre vanité, des dépenses excessives? On peut, à cet égard, se rendre gravement coupable devant Dieu. Par orgueil, avez-vous méprisé gravement les autres? Avez-vous rebuté le pauvre sans lui donner l'aumône ? Vous êtes-vous réjoui du malheur d'autrui, et avezvous été jaloux de la propriété du prochain? Avezvous fait trop de dépenses dans les repas? Avez-vous fait des excès dans le boire et le manger? Ou en avez-vous permis à vos enfants? Vous êtes-vous mis en colère ? Avez-vous négligé d'accomplir vos devoirs d'état? Avez-vous perdu votre temps dans des occupations vaines ou frivoles?
Des interrogations à faire d'après saint Liguori aux personnes de divers états qui sont d'une conscience peu timorée. Vous avez dit les péchés de Charles, disait un prêtre à un empereur, mais vous n'avez pas dit ceux de l'empereur. Que d'âmes damnées uniquement parce qu'elles n'ont pas rempli leurs devoirs de père, de mère, d'époux et d'enfant, etc. !
Aux juges. — Avez-vous fait acception de personnes? Avez-vous instruit suffisamment la cause, avant de juger? Avez-vous fait traîner les causes en longueur?
Aux notaires. — Avez-vous pris les informations suffisantes? Avez-vous augmenté ou diminué la force de la déposition des témoins? Avez-vous fait des actes injustes, ou bien justes, mais sans les formalités voulues?
Aux médecins. — Etes-vous suffisamment instruit
sur la science médicale? Etudiez-vous dans les cas diificiles? Avez-vous donne' sans raison la permission de faire gras? Avez-vous donné un remède dangereux avant que Tétat du malade fût désespéré? Avez-vous adressé les malades à un pharmacien sans science ou sans remèdes efficaces? Avez-vous donné vos soins aux pauvres en cas de nécessité grave, et même en dehors de ce cas si vous recevez un salaire à cette fin? Avez-vous omis d'avertir les malades de se confesser quand la maladie était grave ?
Aux pharmaciens. — Avez-vous donné des remèdes à la mère qui puissent nuire à l'enfant? Avez-vous vendu un remède pour un autre, ou avez-vous vendu trop cher ?
Aux marchands. — Avez-vous fait de faux poids et de fausses mesures? Avez-vous vendu au-dessus du prix le plus élevé? i
Aux tailleurs. — Avez-vous retenu les coupons J des habits? Avez-vous trouvé une occasion de péché en prenant mesure des habits à des personnes d« sexe différent ?
Aux courtiers. — Avez-vous retenu une partie di prix des marchandises vendues au nom d'un autre ou avez-vous fait payer plus cher ce que vous avie; acheté au nom d'autrui?
Aux barbiers. — Avez-vous manqué la messe?
AuxpeniÂquiers. — Avez-vous trouvé une occasioi de péché en coiffant les personnes d'un autre sexe (Liguori, praxis, n. 55 et suivants.)
Aux cabaretiers. — Avez-vous donné sans raison! graves du vin aux personnes qui devaient s'enivrer' Avez-vous servi du gras seulement, les joun maigres, quand on ne vous en demandait pas' Avez-vous favorisé ou supporté des désordres dani votre maison?
Aux électeurs. — Avez-vous voté pour des hommei hostiles à la religion, ou en vous abstenant de votai avez-vous été cause de ce qu'ils ont été élus?
Après s'être examiné, il faut s'exciter à la conti tion sincère d'avoir offensé Dieu.
3° Contrition. — Sans contrition, sans la résolution de ne plus pécher et d'éviter les occasions prochaines de pécher gravement, il n'y a point de pardon. Donc, que la contrition précède l'absolution, et qu'on s'y excite, ainsi qu'au ferme propos, avant de se présenter au saint tiibunal. Pour s'exciter à la contrition, on pense à l'enfer que le péché grave mérite, au ciel qu'il nous fait perdre, aux souffrances et à la mort queNotre-Sei^'neur a endurées pour expier le péché, aux perfections de Dieu que le péché outrage, et à cette vue on entre dans des sentiments d'une douleur sincère des fautes commises, on se détermine à les éviter, ainsi que les occasions, et à prendre les moyens de se corriger, qui sont la prière fréquente, surtout dans la tentation et les sacrements souvent reçus. Puis, on récite l'acte de contrition, page406. Si on n'a sur la conscience que des fautes légères dont on n'ait pas la contrition, il est nécessaire de faire porter sa contrition sur une faute plus sérieuse de sa vie passée et d'accuser en confession cette même faute passée, bien qu'elle ait été déjà dite. Toutefois, il n'est pas nécessaire dans ce cas de la répéter avec détail, il suffit de dire la vertu contre laquelle on a péché, par exemple : Mon père, je m'accuse de tous les péchés de ma vie contre la sainte vertu.
Cette pratique, toujours utile, serait nécessaire si on ne confessait que des fautes légères, dont on n'eût pas la contrition, comme nous l'avons remarqué déjà.
4° Confession. — L'important est de dire toutes les fautes graves. Quelle consolation de déverser son âme avec toutes ses peines, tous ses doutes dans le cœur du ministre de Dieu! Si on ne sait pas s'expliquer, qu'on le prie d'aider à le faire, et il sera heureux de rendre ce service à son pénitent.
Après la confession, qu'on ait soin de remercier le bon Dieu, de renouveler et d'exécuter aussitôt sa résolution de lui être fidèle, et de suivre les avis de son confesseur ; et enfin d'accomplir au plus tôt la pénitence imposée.