‹ Le livre de tousChapitre 178 sur 196 · REVUE DU MOIS · texte numérisé non relu

REVUE DU MOIS

l'image de l'âme qui n'a personne pour la conduire.

« L'âme qui a un guide sûr est semblable à une vigne fe'conde, que le jardinier arrose et e'monde avec soin, et qui porte en son temps d'excellents fruits, » dit le même Père. Que d'e'cueils évite's, quand on est conduit comme par la main; que de chagrins adoucis; que de tentations facilement surmontées ; que de vertus pratiquées, que d'actes d'obéissance surtout! Et celui qui obéit est sûr de la volonté de Dieu.

Choix d'un directeur. — «Choisissez-le entre mille, dit saint François de Sales, et même entre dix mille. » Si on ne le peut, il faut aller avec confiance à celui que la Providence nous a ménagé, à moins qu'on n'ait des raisons de faire autrement. Que l'on n'ait qu'un seul directeur, qu'on ne le change pas sans raison. On doit avoir pour le directeur qu'on s'est choisi un grand respect et une grande confiance, sans attachement trop humain toutefois. A un confesseur il suffit de dire ses fautes : à un directeur, il faut, de plus, dire filialement ses défauts, ses tentations, ses périls, ses peines, ses bons désirs, le fruit qu'on retire de ses exercices de piété, tout ce qui intéresse l'âme enfin. La direction peut se faire par lettre, pourvu qu'on y apporte la gravité voulue, ou mieux encore au saint tribunal. Il serait à propos que les personnes du sexe ne la fissent qu'au confessionnal ou par écrit.

C'est le jour de la retraite du mois qu'il est opportun de voir son directeur.

Page 1