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LISTE DES VILLES OU EXISTENT DES SOCIÉTÉS DE CHARITÉ MATERNELLE

Ain Bourg.

Allier Moulins.

Manosque.

Réthel.

Sedan.

Troyes .

CarcassoDoe.

Aude \ Narbonne.

CastelDjodarj

Basses-Alpes Ardennes.

Aube. . .

Bouches-du-Rhône

( Marseille.

Calvados

j Arles.

\ Caen.

\ Trouville.

Charente Angoulême

Charente-Inférieure La Rochelle

Cher Bourges.

Côle-d'Or . . . . Dijon.

Côtes-du-Nord. . St-Brieuc.

Doubs Besançon.

Eure Evreux.

Eure-et-Loir. . . Chartres.

Finistère Brest.

Haute - Garonne . Toulouse.

Gironde Bordeaux.

Hérault Montpellier

i Rennes.

La Guerche.

Vitré.

( Chàleauroui.

Issoudiin.

; La Châtra.

'Tours.

Bourgoin.

I Nantes.

' Ancenis.

Orléans.

Angers.

Saint-Lô.

Indre

Indre-et-Loire Isère

Loire-Inférieure

Loiret

Maine-et-Loire.

Manche ....

Meuse.

Marne .... i Châlons-s.-lIarDe

i Reims.

Haute-Marne . . . St-Dizier

Mayenne Mayenne

{ Bar-le-Duc j Verdun.

Morbihan Vannes.

Nièvre j N^^^^'^-

Cosne.

Lille.

Douai.

Talenciennes.

Le Cateau.

Arras.

St-Omer.

St-Pierre-les-Cal

Pau.

Nord.

Pas-de-Calais .

Seine .

Basses-Pyrénées .

Rhône Lyon.

Sarlhe Le Mans.

Paris.

Charenlon-Ie-P

Seine-et-Oise . . . Versailles.

Deux- Sèvres . . . Niort.

Somme Amiens.

Ibi.

Tarn.

Castres.

Lavaurs.

[ Mazamet.

Tarn-et-Garonne . Monta uban

Var ....... Dragoignan.

i Avignon.

Apt.

L'Isle-s.-Torgne

Vendée La Roche-s.-ToD .

Vienne Poitiers.

Limoges.

St-Yrieix.

Vosges Epinal.

Yonne Auierre.

Haute- Vienne.

enfants. La plus ancienne de ces œuvres est celle de Paris; elle a été fondée en 1788, ses ressources sont importantes, et le bien qu'elle fait est considérable; ainsi, dans une seule année, elle a distribué à 2,751 mères de famille une somme de 143,103 francs soit 52 francs environ par personne.

L'ensemble des secours distribués par les quatrevingt-deux Sociétés de charité maternelle existant en France atteint annuellement plus de 760,000 francs ; le nombre des femmes en couches secourues dépasse 15,000, qui reçoivent environ 50 francs chacune.

Nous donnons ci-contre la liste des villes dans lesquelles existent ces Sociétés de charité maternelle. Leurs présidents se feraient assurément un plaisir de communiquer tous les renseignements utiles aux personnes bienfaisantes des villes voisines désireuses de fonder, dans leur localité, une œuvre analogue.

Toutes ces excellentes institutions méritent à tous égards d'être connues et propagées, et il nous a semblé que nous ne devions pas terminer notre ouvrage sans adresser à nos lectrices, en leur faveur, un pressant appel.

Que la mère qui a bien voulu nous lire jusqu'au bout, et qui est assez heureuse pour pouvoir donner elle-même ou faire donner sous ses yeux à ses enfants les soins les plus assidus, veuille bien songer

'm LE LIVRE DES JEUxNES MÈRES

un instant à tous ces pauvres petits déjhérités dont la naissance , au lieu d'être saluée comme un bonheur de famille, n'est qu'une charge nouvelle qui vient encore ajouter à la misère des parents!

Maintenant que votre enfant a grandi, et qu'il fait votre joie, voulez-vous que nous jetions ensemble un rapide regard sur le passé? Vous rappelez-vous toutes les précautions que nous a^ous avons demandé de prendre pour vous-même dès les premiers jours de votre grossesse; vous rappelezvous avec quel plaisir nous avons préparé ensemble longtemps à l'avance la layette et le berceau de celui que nous attendions? Ahl rien n'a manqué pour le recevoir, ni les soins du médecin, ni les caresses des parents. Et après sa naissance, vous rappelez-vous les féhcitations de vos amies, les compliments que vous étiez si heureuse et si ôère de recevoir sur la beauté et la santé de votre nourrisson? Et le jour où vous avez craint pour lui la plus légère indisposition, vous rappelezvous quels soins vous lui avez prodigués, vous et tous ceux qui vous entoMraient? Laissons de côté les joujoux dont vous l'avez comblé et les caresses dont vous l'avez entouré. Vous rappelezvous tout le temps que vous avez passé à lui demander et à attendre son premier sourire? Et sa première dent, vous rappelez-vous que ce fut un événement dans la famille? On a couru le dire à la grand'mère; et n'a-t-on pas fait, ce jour-là, un cadeau à la nourrice I

Eh bien, si tout cela est vrai, si vous êtes, comme

nous le souhaitons, la plus heureuse des mères, et si vous avez pu goûter ainsi votre bonheur jusque dans ses moindres détails, vous ne voudrez pas oublier qu'il y a de pauvres femmes qui n'ont pas un lange pour recevoir l'enfant qu'elles vont mettre au monde, et qui se lèvent pour travailler trois ou quatre jours après leurs couches. Si votre enfant est le plus heureux des enfants, vous ne voudrez pas oublier qu'il y a de pauvres petits êtres, mal soignés, mal surveillés, mal vêtus, mal nourris, et vous chercherez à venir au secours de ces infortunes, parce que vous ne trouverez pas juste qu'il y ait tant de bonheur d'un côté, et tant de misère de l'autre ! Les diverses Sociétés protectrices de l'enfance vous en fourniront les moyens, et c'est pour cela que nous avons voulu donner à la fin de notre livre quelques renseignements sur ces utiles institutions.

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