IL LES GOMMANDEMENS DE L'ÉGLISE
Les fêtes tu sanctifieras, Qui te sont de commandement.
Les Dimanches Messe ouïras Et les fêtes pareillement.
La manière de s'examiner sur ces deux commandemens, se trouve à la suite du troisième commandement de Dieu.
Quatre temps, vigiles jeûneras, Et le carême entièrement.
Vendredi chair ne mangeras, Ni le Samedi mêmement.
Explication, Par le jeûne il faut entendre selon l'usage actuel de l'Église l'abstinence de toute espèce de viandes, et en outre un seul repas par jour ; cependant il est permis de faire le soir une petite réfection ou collation. Les Vendredis ordinaires comme aussi les Samedis (partout où aucune dispense épiscopale n'a lieu) n'obligent qu'à l'abstinence de toute espèce de viande, mais non pas au jeûne.
Les personnes au dessous de 21 ans, les vieillards ayant l'âge de soixante ans, de même que les femmes enceintes, les nourrices, les personnes malades, ou qui se livrent à de grands travaux et toutes celles à qui le jeûne pourrait occasionner un tort réel et considérable, en sont exceptées; cependant elles sont obligées à l'abstinence de viande, si elles n'en sont pas non plus légitimement dispensées. Si les causes de la dispense ne sont que frivoles ou fausses, la dispense n'a aucune valeur. Ceux même qui sont
légitimement dispensés ne peuvent pas selon la bulle de Benoît XIV manger de la viande le soir, excepté en cas de maladie.
Examinez donc si vous avez exactement observé ce commandement ou non; si vous n'avez pas induit vos inférieurs à transgresser la loi du jeune, critiqué, ou même désapprouvé devant d'autres les jeûnes établis par l'Église. Sachez en outre que toute transgression un peu considérable de ce commandement sans des raisons suffisantes est un péché grave.
Tous tes péchés confesseras A tout le moins une fois l'an, Ton Créateur tu recevras Au moins à Pâques humblement.
Sur ces deux points examinez-vous de la manière suivante :
Me suis-je confessé au moins une fois l'an? Ne me suis-je point alors confessé d'une manière sacrilège?
Quiconque dans ce cas se confesse mal, passant sous silence de propos délibéré ou par une coupable négligence , quelque péché grave, ou n'a pas de véritable contrition , ou ne veut point accomplir la pénitence imposée, ou n'a pas reçu l'absolution, ne satisfait pas à ce commandement.
Ai-je reçu la sainte Communion au temps pascal fixé par l'évêque ?
Ne l'ai-je point reçue d'une manière sacrilège, et par conséquent sans satisfaire par là au quatrième commandement de l'Église?
Celui qui n'a pu communier pendant le temps pascal, est obligé de le faire après ce temps. Les malades doivent pendant ce temps se faire apporter la sainte Communion chez eux.
Chaque transgression de ce commandement sans une raison fort importante est aussi un péché grave.
SUR LA PÉNITENCE