‹ Le livre des missionsChapitre 165 sur 232 · EXAMEN SUR LES DEVOIRS D'ÉTAT · texte numérisé non relu

EXAMEN SUR LES DEVOIRS D'ÉTAT

Si vous êtes supérieur, demandez -vous à votesmême :

Ai-je pris soin des nécessités temporelles de mes subordonnés?

Ne leur ai-je point nui par méchanceté ou par négligence ?

Ai-je eu soin du salut de leur âme?

Ai-je veillé sur leurs mœurs et leur conduite?

Ai-je tâché d'éloigner d'eux ce qui pouvait donner lieu au désordre, à la dissolution; où à la séduction ?

Ai-je puni leurs fautes et récompensé leur vertu?

N'ai-je point blessé la justice ou la charité dans l'exercice de mon emploi?

Ai-je pris la défense des pauvres et des innocents ?

N'ai-je point opprimé les pauvres, les veuves et les orphelins?

N'ai-je point défendu et secondé les méchants?

2. Si vous êtes subordonné, interrogez vous ainsi: Ai-je été obéissant à mon supérieur?

Ne me suis-je point prêté à des services criminels?

Ai-je rendu à mes supérieurs l'honneur qui leur était dû?

N'ai-je point murmuré contre eux? ne les ai -je point jugés témérairement? ne les ai-je point diffamés ou n'ai-je point indisposé contre eux d'autres personnes?

Leur ai-je payé les rentes que je leur devais ou d'autres dettes légitimes?

3. Si vous êtes père et mère de famille demandez vous à vous-même:

Ai-je pris un soin convenable de la vie et de la santé de mes enfans?

Ne les ai-je point, dès avant leur naissance, exposés à quelque grand danger?

Ne les ai-je point conservés dans mon lit, tandis ! qu'ils étaient trop jeûnes ou trop âgés, avec danger de les étouffer, ou de leur donner du scandale?

N'ai-je point imprudemment laissé dormir en- ; semble mes enfans parvenus à un certain âge, ou sans qu'ils fussent suffisamment couverts?

SUR LA PÉNITENCE

Ai-je eu soin de leur entretien, de leur nourriture, de leur vêtement, de leur éducation et de leur sort à venir?

Leur ai-je fait apprendre un métier, un art, ou une science pour qu'ils pussent se procurer dans la suite une honnête existence?

N'ai-je point injustement préféré l'un à l'autre?

Ne les ai-je pas contraints d'embrasser un état, pour lequel ils ne se sentaient point de vocation?

Ne les ai-je point injustement empêchés de suivre leur vocation?

Ai-je aussi soigné le salut de leur âme en leur donnant une éducation chrétienne?

N'ai-je point négligé de leur faire conférer à temps le saint Baptême et les autres Sacremens?

Ai-je eu soin de les envoyer à l'école et à l'église?

Les ai-je portés à la piété selon mon pouvoir, et à la fréquentation des sacremens? leur ai-je montré en cela le bon exemple?

Les ai-je punis pour leur bien quand ils l'avaient j mérité?

Ne leur ai-je point donné de scandale par des paroles injurieuses, des emportements ou par d'autres mauvais exemples?

Ne les ai-je point laissé circuler çà et là, pendant toute la journée, sans faire la moindre attention à eux?

Ne leur ai-je point permis de mauvaises compagnies, des jeux pernicieux, des sorties nocturnes, des liaisons suspectes?

Ne les ai-je point maltraités brutalement dans la colère?

Ai-je songé à leur laisser quelque fortune?

4. Les devoirs des en fans envers leurs parens ' ont déjà été traités au quatrième commandement de Dieu,

b. Si vous êtes maître ou maîtresse de la maison, demandez-vous à vous-même:

Ai-je eu soin de me procurer des domestiques pieux ?

Ai-je pris à cœur le salut de leur âme?

Les ai-je fait prier chaque jour et assister aux offices les jours de précepte, entendre la parole de Dieu, fréquenter les Sacremens?

Ne leur ai-je point commandé ou du moins permis de faire le mal?

Ne les ai-je point surchargés d'ouvrage?

Ne leur ai-je point imposé des travaux défendus, les dimanches et les jours de fête?

Ne les ai-je point traités d'une manière dure et hautaine ?

Ne leur ai-je point permis des réunions dangereuses, des sorties nocturnes, des liaisons suspectes et des rendez-vous? N'ai-je point négligé d'avoir l'œil sur eux ou de fermer ma maison la nuit?

Leur ai-je toujours donné la nourriture nécessaire ?

Les ai-je traités charitablement dans leurs maladies?

Ne les ai-je pas renvoyés sans raison avant le temps convenu?

Ne les ai-je point retenus à mon service malgré leur conduite scandaleuse?

Leur ai-je ainsi, qu'aux ouvriers, payé sans retard et selon leurs beoins le salaire qui leur était dû?

N'ai-je point par faiblesse toléré dans ma maison des personnes ou des réunions scandaleuses?

6. Si vous êtes domestique, examinez - vous '• comme il suit :

Ai-je rendu à mes maîtres le respect et l'honneur qui leur étaient dûs?

N'ai-je point parlé mal d'eux?

N'ai-je point révélé leurs fautes?

SUR LA PÉNITENCE

N'ai-je point malicieusement semé la discorde dans leur maison?

Ai-je travaillé fidèlemeut et diligemment pour eux ?

Ne me suis-je point prêté à quelque service criminel, sachant bien qu'il fallait obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes?

Ne leur est-il arrivé aucun tort par ma faute?

N'ai-je rien détourné ou retenu de ce qui leur appartenait sous le faux prétexte de me dédommager de la trop grande modicité de mon salaire?

N'ai-je point souvent retenu pour moi quelque potite chose en faisant des achats pour mes maîtres?

N'ai-je point fait renvoyer sans raison les autres domestiques ?

N'ai-je point tû à mes maîtres les vols ou la mauvaise conduite de leurs autres serviteurs?

N'ai-je pas même fait cause commune avec eux ou pris part à leurs injustices?

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