Si vous êtes marchand, interrogez -vous ainsi
N'ai-je trompé personne par le poids et la mesure?
N'ai-je point vendu les marchandises au-dessus du prix ordinaire?
N'ai-je point, au détriment du prochain, vendu de mauvaises marchandises pour de bonnes?
N'ai-je point de cette façon négligé tout-à-fait le salut de mon âme?
11. Si vous êtes ouvrier, demandez-vous à vousmême: Ai-je travaillé, les Dimanches ou les jours de fête, sans un motif extraordinaire, uniquement par intérêt et par cupidité?
SUR LA PÉNITENCE. 311
N'ai-je jamais rien retenu pour moi du travaii qui m'avait été confié?
N'ai-je point par envie ou par de mauvais artifices retiré aux autres leurs clients?
N'ai-je point contrairement aux conditions posées fait quelqu'ouvrage avec fraude et tromperie?
Ne me suis-je point fait payer trop cher?
N'ai-je point confectionné des objets qui devaient être employés pour le mal?
12.. Si vous tenez une auberge ou un hôtel, demandez-vous à vous-même:
N'ai-je point falsifié les boissons?
N'ai-je point mis sur le compte des hôtes audelà de ce qu'ils devaient?
N'ai-je point permis à des clients de boire jusqu'à ce qu'ils fussent ivres?
N'ai-je point poussé à la dépense certaines personnes, sachant bien que par leur dissipation, elles renversaient les intérêts de leur maison ?
N'ai-je jamais permis des jeux de hasard?
N'ai-je jamais permis à des jeunes gens qui étaient encore mineurs, des dépenses considérables et le jeu?
N'ai-je point donné retraite chez moi à des personnes de mauvaise vie?
Ma maison n'était-elle pas un lieu mai famé?
N'ai-je pas passé sous silence ou peut-être toléré des profanations, des blasphèmes, des railleries, des discours impurs ?
N'ai-je point toléré des familiarités indécentes, des chansons, et des danses dangereuses, ou ne les ai-je pas moi-même établies?