Ce tableau n'existe plus à Audenarde
5. Le Martyre de saint Georges est depuis i852 au musée de Dunkerque, après avoir orné jusqu'alors l'église de Saint-Éloi. Il est signé franciscus fourbus iv, et pictor iSyy. Le peintre s'y est représenté.
G. François Pourbus mourut le 19 septembre i58i. (Vanden Branden, page 282.) 7. La seconde fois en 1378, avec Anne Mahieu. (Vanden Branden, page 281.)
de Martin van Cleve ', et qui, pour employer une locution vulgaire, n'abandonna pas son maître trop tôt, car il est excellent peintre de figures, de paysages, de compositions, et très habile dans la représentation des paysans, soldats, marins, pêcheurs, comme dans l'interprétation des effets de nuit, incendies, rochers, etc. Il fut reçu membre de la gilde d'Anvers en i5jg'^ et demeure actuellement à Delft, en Hollande ■^.
François Fourbus a laissé un fils, portant le même prénom que lui et qui est fort bon peintre de portraits d'après naturel
COMMENTAIRE
Les trois Fourbus constituent un groupe important de l'iiistoire de la peinture aux Pays-Bas. Pierre, le plus ancien artiste du nom qui nous soit connu, peut être envisagé comme le dernier représentant de l'école de Bruges. De 1540 à 1584, son pinceau y livre de nombreuses peintures dont plusieurs méritent d'être qualitiées de chefs-d'œuvre. Le musée, l'hôtel de ville et les églises possèdent de sa main neuf pages authentiques et plusieurs autres figurent chez des particuliers, notamment dans la belle Galerie du docteur De Meyer.
On trouvera l'énumération de ces œuvres dans les ouvrages de MM. Weale (Bruges et ses environs, iSjS], Duclos [Bruges en trois jours, i883), Kervyn de Volkaersbeke i^les Fourbus, 1870), G. E. Taurel [l'Art chrétien, II, 223). Hors de Bruges et de la Belgique, les peintures religieuses du maître sont peu communes. Le Louvre possède de lui une Résurrection de Lazare datée de i566, mais c'est avant tout comme portraitiste qu'on apprend à le connaitre dans les Galeries de l'Europe. Nous ajouterons que la peinture des portraits est aussi la forme la plus intéressante de son génie.
Dire que les effigies de Pierre Fourbus se confondent avec celles de Holbein et d'Antonio Moro, suffit à faire l'éloge de ces admirables spécimens.
La signature habituelle du maître se compose d'un monogramme formé de ses initiales P. P., séparées par une croix surmontée d'un 4. Néanmoins on trouve aussi son nom écrit en entier, comme sur un portrait du musée de Bruxelles, n° 386, daté du mois de mai i583, par conséquent, une des dernières œuvres du maître.