Musée de La Haye, n° 16 b. (4° édition du catalogue
4. Jean Mathyszen Ban, l'ami de Goltzius, à qui van Mander dédie son Livre des Peintres. Nous ignorons où se trouve actuellement le tableau cité.
5. Il n'est pas douteux '.]ue le maître n'ait peint, à plus d'une reprise, ce sujet relevé par G. Hoet dans les ventes hollandaises.
CORNEILLE CORNELISZ
sèment qu'il met à rechercher Toccasion de les faire. Mais son esprit n'est pas absolument porté vers des travaux si minutieux '.
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GEERIT PIETERSZ (SWELING).
D'après la gravure de S. Frisius.
En la présente année 1604, il est âgé de quarante-deux ans et dans
I. Le musée d'Amsterdam possède de lui un fort beau portrait de D. V. Coornhert. (N° 107.) Il a été gravé par Jean MuUer.
toute la force de son talent. Laissons-le poursuivre paisiblement ses travaux '.
Cornelisz a formé quelques bons élèves, parmi lesquels, et surtout, le frère de Jean Pietersz, le premier des organistes, FOrphée amsterdamois'^. Il se nomme Geerit Pietersz''.
Ce Geerit eut pour premier maître Jacob Lenartsz, d'Amsterdam, dont le père était un marin de Santvoort, mais Lenartsz était bon peintre et excellent verrier, et son habileté d'exécution était peu commune*. Geerit fit de tels progrès chez ce maître, que celui-ci finit par lui dire qu'il n'avait plus rien à lui enseigner et qu'il l'engageait à se chercher un meilleur guide. Par l'entremise de Jacques Rauwaert, il entra alors chez Cornelisz et fut, je crois, son premier élève.
Après avoir consacré un an ou deux à se perfectionner dans ses études, Geerit resta encore trois ou quatre ans à Harlem ^ travaillant pour son compte et peignant chaque jour d'après nature, ce qui le rendit extrêmement habile dans la connaissance de la forme, et j'estime qu'on a rarement vu chez des Néerlandais pareille application à l'étude ou pareil désir d'arriver à la perfection, le tout joint à un amour aussi ardent de l'art. Il allait jusqu'à dire qu'il ne voudrait pas échanger son pinceau contre le sceptre du roi d'Espagne, donnant ainsi à entendre qu'à ses yeux, mieux valait être bon peintre que puissant monarque.
Il a, depuis, habité Anvers ^ et séjourné plusieurs années à Rome,