I. \"andcr Willigen, loc. cit
■2. Obrccn, Ardiicf, tome I'"", pages 2^8-2211.
CORNEILLE CORNELISZ 2G1
Hollande. Harlem. — Banquet d'arquebusiers. i583. (N" 23.) Le Miracle de Harlem (une religieuse accusée d'avoir manqué au vœu de chasteté est miraculeusement reconnue innocente*. iSgi. (N" 24.) Auto-da-fé . 1598. (No 25.) Banquet d'arquebusiers. 099. (N-^ 26.) Baptême du Christ. i^N" 27.) Adam et Eve. 1620. (N« 28. 1 Jésus-Christ bénit les petits enfants. i633. (No 29.1 Rotterdam. — Bacchus. 1602. (No 98.) France. Valenciennes. — La Charité. (No 55.) Caen. — Vénus et Adonis. (No 129.) Toulouse. — UAge d'or.
Allemagne. Berlin. — Bethsabée. 16 17. (No 734.)
Darmstadt. — Le Serpent d'airain. 1597. (No 285.) Brunswick. — ^'Age d'or. i6i5. (N« 440.) Vénus et l'Amour. 1610. (No 442.) Vénus et Adonis. (N« 441.) Le Déluge. 1592. (No 444.) Démocrite et Heraclite. 161 3. (No 443.) Dresde. — Vénus^ Apollon et Cérès. 16 14. (No 1086.) Carlsruhe. — Baptême du Christ. 1623. (No 220.) Jésus-Christ bénit les
enfants ; grisaille. (N« 221.) Munich. — Même sujet. 1614. (No 3o3.) Hambourg. — Adam et Eve. 1622. (No iS-j.\ Schwerin. — Le Christ mort sur les genoux de la Vierge. 1629.
(No i5i.) Schleissheim. — Jupiter et Mercure arrachent la langue à une nymphe. Autriche. Vienne (Belvédère). — Le Dragon dévore les compagnons de Cadmus. (No 764.) (Palais Liechtenstein). — Allégorie profane : des Nymphes prosternées devant le bouclier de Minerve. (No 1017.) Prague (Musée). — Conversion de saint Paul ; Bacchanale. Belgique. Bruxelles (collection Ed. Pauwelsl. — ■ Sujet allégorique : Un homme et
une femme attablés ; ligures à mi-corps. 161 6. Danemarck. Copenhague. — ■ Allégorie sur la brièveté de la vie humaine. (No 117.) Suède. Stockholm. — Vénus et Adonis. {N° 384.) Vénus, Cupidon, Cérès et Bacchus.
(No 385.) Russie. Saint-Pétersbourg (Ermitage). — Baptême du Christ. (No 5o5.]Cymonet
Iphigénie. 1621. (No 5o6.) Espagne. Madrid (Musée du Prado). — Le Conseil des dieux. (N" 1390.J
JACQUES DE GHEYN
PEINTRE d'aNVERS
Jean Saenredam. — Zacharie Dolendo. — Robert de Baudouz. — Corneille Drebbel.
L'expérience a victorieusement établi ce que peut la volonté chez un esprit sérieux. L'exemple de Jacques De Gheyn le prouve une fois de plus. Entraîné dès Fenfance par son penchant pour le dessin, il est arrivé finalement à peindre à Thuile, point culminant de Tart, et le mode par excellence de rendre la nature sous tous ses aspects.
Jacques De Gheyn vint au monde à Anvers, en i565. Son père, Jacques Jansz vanden Gheyn, n'était pas né sur terre, m'a-t-on dit, mais avait vu le jour sur le Zuyderzée pendant une traversée de sa mère, de Harlingen à Amsterdam. Ses parents étaient originaires d'Utrecht et descendaient d'une honorable famille.
C'était un peintre verrier d'une habileté peu commune ', comme le prouvent plusieurs de ses œuvres, entre autres quatre grandes verrières du chœur de l'église Sainte- Walburge, à Anvers, et plusieurs vitraux qu'il fit pour la nation des Italiens, dans l'église des Récollets de la même ville, et qui sont grandement loués des connaisseurs ~.
Il est enfin, je crois, l'auteur d'un grand vitrail aux vives couleurs, qui se trouve dans la vieille église d'Amsterdam, côté ouest. De Gheyn entendait à merveille l'art de rapprocher les fragments de verre colorés dans la pâte et de les disposer de manière à en obtenir le meilleur eflfet de lumière et d'ombre.
C'était, en outre, un peintre très soigneux de petits portraits en
1. .Iakes (sic) van de Geyn est rev'u franc-maître de la gilde de Saint-Luc d'Anvers en i538; il est qualirié peintre sur verre [Glasschryver) et reçoit un e'iéve en iSyo.
2. Les églises de Sainte-Walburge et des Rccollets d'Anvers ont été' démolies pendant la domination française.
JACQUES DE GHEYN
miniature. Il voulut aussi faire de la peinture à l'huile, de sorte qu'aux cartons qu'il faisait précédemment peindre sur papier, il en vint à substituer de grandes toiles peintes à l'huile par lui-même. Il mourut
IACOBU5 DE GE.YN, AnTVERP
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Cj^ eyurmur extnrnu ScahloT^ PiS t^ot^^S ntuf ^ Jnv-entorf-citx , ju-alctc-tjüe hoTiu-f. Et Belli U Vncx'S v-<nje^s InjvjfVLX , p^duî Ivsc Du^i BeMi mi arU^-u^ ajTt.aiv^-
JACQUES DE GHEYN.
D'après la gravure do S. Frisius.
dans toute la force de son talent, lorsqu'il venait d'atteindre sa cinquantième année. L'aménité de son caractère lui avait valu la sympathie de tous.
Jacques De Gheyn, qui n'avait que dix-sept ans*, était déjà si entendu comme peintre verrier, qu'il termina les travaux inachevés de Jansz. Et comme il s'était exercé quelque peu au maniement du burin, du vivant de son père, celui-ci lui fit promettre, en mourant, de persévérer dans la gravure, ce qu'il fit autant que les circonstances le lui permirent, mais il pratiqua longtemps la peinture sur verre comme profession et s'exerça auss? à la miniature.
■ Venu enfin chez Thabile Goltzius, à Harlem, il y pratiqua pendant deux ans la gravure sous la direction de ce maître -, et ensuite, pendant quelques années, tout seul, bien qu'il fût détourné de son art par les plaisirs de la jeunesse, malgré le ferme vouloir de se mettre sérieusement au travaiF.
Marié en i5g5\ et trouvant alors le calme et la tranquillité, il se mit consciensieusement à l'œuvre, poursuivant un certain temps la gravure, et mettant au jour un bon nombre de planches d'après ses propres dessins et ceux d'autres artistes.
Jugeant, toutefois, comme je l'ai dit plus haut, que la peinture était plus propre à rendre la nature, il s'y appliqua de plus en plus et, laissant là la gravure et l'impression, il déplora amèrement son passé qu'il considérait comme du temps perdu.
Sérieusement livré à l'étude, il comprit la nécessité de travailler beaucoup d'après nature et de s'adonner à la composition, afin de mieux se pénétrer des exigences de l'art.
Lorsqu'il aborda la peinture, se disant qu'il aurait quelque peine, au début, à bien différencier les tons, pour aller plus vite, il imagina le système que voici : Prenant un panneau, il le divisa en une cen-
1. Par conséquent, en i38.>; Kranim fait mention d'une planche date-e de 1577, et le catalogue de Weigel mentionne un portrait de 1578. 11 nous semble douteux que ces pièces — que nous n'avons jamais rencontre'es — e'manent de Jacques De Gheyn le fils, celui dont s'occupe plus spe'cialement van Mander.
2. Sans doute de i585 à 1587, alors que Goltzius adoptait sa nouvelle manière. Les planches de De Gheyn se succèdent assez re'gulièrement, à dater de i586; il n'y en a aucune de i38.t ; les Uniformes, d'après Goltzius, sont de 1587, ainsi que la superbe planche appelée le Règne de \eptiine, d'après Guill. Telcho, et qui porte : H. Goltzius exe.
?. En i3ni, Jacques De Gheyn est à Anvers, appelé par les Jésuites. (Voir A. Pinchart, Archives, tome 111, page 'xio.)
4. Sa femme était la demoiselle Eva Sialpart van de Wiele. (Kramm, De Lcvens en Werken der Hollandsche en Vl.xamsclie Kwistschilders, etc., page i5,^(). Amsterdam, 1861.)
JACQUES DE GHEYN 205
taine de carrés et leur donna, dans un carnet, un numéro d'ordre correspondant à chacun d'eux, puis peignit les carrés en diverses nuances de gris, de vert, de jaune, de bleu, de rouge, de tons de chair, etc., donnant à chaque nuance ses ombres normales, et nota le tout, comme il vient d'être dit, dans un carnet.
Bien que cette manière de procéder fut quelque peu singulière. De Gheyn la trouva fort utile pour apprendre à colorer et il se mit alors à peindre eL à voir comment il se tirerait d'affaire.
Son premier tableau fut un petit vase de fleurs appartenant encore à Henri van Os, à Amsterdam. C'est une peinture extrêmement soignée et surprenante pour un premier essai.
Malgré son vif penchant pour la figure, il ne se contenta pas de cette tentative et voulut faire une autre épreuve du même genre. Il peignit un tableau de fleurs plus grand, dans le but de corriger ce qui lui déplaisait dans l'œuvre précédente'. Prenant un verre, il y mit tremper un bouquet de fleurs, s'appliquant à reproduire le tout avec autant de patience que de précision. Ce tableau fut acquis par Sa Majesté impériale-, ainsi qu'un petit volume dans lequel De Gheyn peignit plus tard en miniature des fleurs et des animaux.
De Gheyn jugea alors qu'un trop grand fini n'était pas favorable à ses progrès et qu'il fallait changer de manière. Ce fut alors qu'on le vit adopter un procédé plus large, convaincu que le grand art réside surtout dans les œuvres plus développées, pour qui est en état d'y réussir.
A cette époque, Son Excellence le prince Maurice étant, par suite de la guerre de Flandre, entré en possession d'un superbe cheval ayant appartenu au Sérénissimc Archiduc"', fit savoir à De Gheyn qu'il désirait obtenir de lui un portrait du coursier, de grandeur naturelle, offre que le peintre accepta avec d'autant plus d'empressement que les
1. Ce sont exclusivement des tableaux de Heurs qui titçurent sous son nom dans les catalogues de ventes publie's par Gérard Hoet et Terwesten. Une œuvre du même genre se vendit 20 florins à la vente Nieuhoff', à Amsterdam, en 1777.
2. l,e musée du Belvédère ne contient aucune peinture de De Gheyn.
3. L'archiduc Albert. C'était un gcnet blanc d'Espagne qui fut capturé en lôoo par le prince Loui.; Günther de Nassau, à la bataille de Nieuport, et donné au prince Maurice. (Voir Xederlandschc Kitnstbode, page iSg. Harlem, 1880.)
grandes choses convenaient mieux à ses goûts. Il peignit donc le cheval et le palefrenier qui le tenait par la bride '.
Le tableau satisfit grandement Son Excellence, mais non pas le peintre, qui voulut faire Tessai d'une nouvelle manière et peignit la Tête de mort qui appartient à Renier Antonissen, d'Amsterdam^.
En la présente année 1604, il a peint la Vénus endormie qui est à Amsterdam chez Guillaume Jacobsz. Près de la déesse, de grandeur naturelle, on voit l'Amour également endormi et deux satyres, dont l'un s'apprête à enlever par surprise une draperie légère qui voile les charmes de Vénus \
Sans détour, j'estime que cette œuvre, envisagée au point de vue de la composition, de la pose, de la proportion, de l'exécution et de l'aisance, est une chose surprenante pour un début dans la branche l:i plus difficile de notre art. Je ne crois pas, toutefois, que l'auteur en reste là, son amour de la peinture devant le pousser à faire de mieux en mieux ^.
De Gheyn a formé quelques bons graveurs. 11 y a d'abord l'excellent et célèbre Jean Saenredam, aujourd'hui fixé à Assendelft "', puis Zacharie Dolendo*^, qui débuta d'une manière supérieure, comme on
1. Ce tableau a été offert à l'État néerlandais, en 1880, par M. le chevalier van Panhuys. Il est signé De Gheyn fe. i6o3 et porte le chronogramme suivant :
h\'nC dedIt a\'strIaCo teLL\"s hIspana CreatrIX \'ICtor1q\'e dedIt i-LandrIa Ma\'rItIg.
L'addition des chiffres donne 1600.
Il est actuellement au Musée National d'Amsterdam, où un autre cheval, peint aussi par De Gheyn, est entré depuis peu. (Communication de iM. le chevalier de Stuers.) Le musée de Berlin possède une série d'études de chevaux dessinées à la plume par notre artiste, sans doute en vue des deux peintures dont il s'agit.
2. Nous ignorons où se trouve cette peinture. Nous n'avons pas besoin de dire qu'il existe im nombre considérable d'œuvres du même genre, qualifiées Mémento mori et Vanitas.
3. Nous craignons fort que ce tableau n'ait été enle\é à son auteur pour être attribué k quelque autre maître.
4. En dehors du cheval cité plus haut, nous ne connaissons d'autre peinture qu'une App.irition de Jésus-Christ à sainte Hélène, signée et datée de 161 i. Cette œuvre est au séminaire de Bruges. Elle mesure o"',6o sur o"',45.
5. Jean Saenredam, né à Zaandam en i5f)5, mort à Assendelft en lijoy. Il fut également l'élève de H. Goltzius. Son œuvre, décrit par Ad. Bartsch {Peintre-Gravem\ tome III, page ii"), se compose d'environ 11b pièces.
6. Zacharie Dolendo, né à Harlem en i5üi; ses planches, très remarquables, sont traitées dans la manière de H. Goltzius.
JACQUES DE GHEYN
peut le voir par quelques-unes de ses planches, entre autres une petite suite de la Passion d'après mes dessins, et d'autres œuvres.
11 était possédé de l'amour de son art, mais mourut jeune, des suites d'une lésion des poumons contractée par la danse, les gambades et Tabus des boissons. 11 eut de nombreux crachements de sang et, finalement, ne put être sauvé.
Il y a encore certain Robert qui habite Amsterdam ' et un Corneille qui est actuellement en P'rance '.
Jacques De Ghevn pouvait être le rival de Goltzius, et VœW exercé du connaisseur constate seul chez lui Tabsence de cette liberté d'allures qui, dans le maniement du burin, accuse le graveur de profession. Mais il mit aussi au jour des compositions originales et, sous ce dernier rapport, son œuvre est des plus intéressants.
L'eau-forte devait avant peu, en Hollande, éclipser la gravure linéaire. L'incomparable génie de Rembrandt rejette bien loin les productions sages et méthodiques du burin. Que dire, cependant, d'un artiste composant des scènes, parfois très dévclf)ppées, pour venir ensuite les retracer sur le cuivre, dans leurs moindres détails, avec toute la précision requise et le soin d'un miniaturiste? Tel fut .lacques De Ghevn.
Sa réputation grandit rapidement et de grands travaux lui tombèrent en partage. Dès l'année i5yi, alors qu'il était à peine âgé de vingt-cinq ans, les Jésuites d'Anvers, chargespar leur général de faire graver en' cuivre « certaines ligures ■' », le faisaient venir tout exprès, « estant advertvs qu'en la ville d'Amsterdam se trouve ung Jacques de Ghein fort excellent ouvrier en matière de schulpture ».
11 fallut solliciter un sauf-conduit, l'Espagne étant alors en guerre avec les Provinces- Llnies, et répondre de l'orthodoxie du graveur. Le jésuite Melandt répondit qu'il ne croyait pas De Gheyn hérétique; toutefois, que s'il en était ainsi, <■ il espérait, avec l'aide de Dieu, le convertir, pendant qu'il travaillerait au collège ».
1. Robert de Baudouz, né k Bruxelles en i-^yS, bour£;eois d'Amstcrd;nn en iSqS, vivait encore en 1Ô48. (\'oir A rcliief A' Ohi-ccn, tomes H, pages 5, lôi-iiji; III, page 221, et \", page 40.)
2. Très probablement, Corneille Drebbel, né k Alkmaar en 1572 et mort k Londres en \hi^. 11 a gravé des planches d'après van Mander et Goltzius, dont on le croit l'élève.
3. Alexandre Pinchart, Archives des Arts, Sciences et Lettres, tome 111, page ?2o. Bruxelles, 18H1. Ne s'agirait-il pas de l'exécution du recueil : Vita B. P. Ignatii Loyola' Societatis Jesu fundatoris, Rome, i6oq? Ces planches, au nombre de quatre-vingt-une, sont d'origine Hamande, et Mariette en a même attribué, sans aucune raison, le dessin k Rubens. Elles virent le jour k la suite de la béatification de saint Ignace (ifjoy). Le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale de Paris possède la série complète de la Vie de saint Ignace, avec des retouches k la plume. (Voir k ce sujet notre Histoire de la gravure dans VÉcole de Rubens, pages 2Ô-3i. Bruxelles, 1X79.)
Nous ne sommes pas renseignés sur le plus ou moins de nécessité delà chose, mais, sûrement. De Gheyn était de retour à Amsterdam en i593 et y assistait, en qualité de témoin, au mariage de sa sœur Anne avec le docteur vander Borcht, originaire de Bruxelles'. "
La même année, il gravait, par ordre des Etats, une planche du siège de Gertrudenberg, pavée I20 florins-. Pareil travail, procédant d'un homme qui venait si récemment de travailler pour Tordre des Jésuites, ne dénote pas une bien grande ferveur de sentiments religieux. II faut même observer que. Tannée suivante. De Gheyn participait, à Amsterdam, à une représentation organisée par les rhétoriciens en Thonneur de Maurice de Nassau.
En i5()7, il gravait la Bataille de Turnhout, nouveau triomphe des armes néerlandaises'', estampe payée par les Etats, de môme qu'un plan de La Haye '', dont la commande se Ht au mois de janvier iSqS. En un mot, De Gheyn s'était absolument acclimaté en Hollande, et nous serions très enclin à douter, avec Kramm, de l'authenticité de son tableau de Sainte Hélène, de i6i i, s'il ne nous avait été donné de voir personnellement cette œuvre, qui décore un des salons du séminaire épiscopal de Bruges, où le public a difficilement accès.
La plupart des auteurs font mourir Jacques De Ghevn en 1616. Selon J. D. Passavant'% sa carrière prit fln en i()i5. Grâce aux recherches de M. A. Bredius, on sait aujourd'hui que Thabile artiste mourut à La Haye, sans doute le 3i mars i62(), car son inhumation se fit dans la grande église, le 2 avril".
Il avait un moment habité Leyde, à dater du mois de mai i5()8.
Quant à Jacques De Gheyn, troisième du nom, Kramm le suppose né vers i5q4 et publie une résolution des Etats-Généraux de Hollande, établissant qu'il habitait la Suède en 1620'. Toutefois, aucune œ-uvre ne figure au musée de Stockholm, ni sous le nom du père ni sous celui du fils.
De Gheyn le jeune fut un graveur adroit, un compositeur original, fondant très intelligemment Teau-forte et le burin, comme on le constate par une suite des Sept Sages de la Grèce, publiée à La Haye en 1616 avec une dédicace au père de l'auteur, ce qui suffirait seul à démontrer Terreur de Passavant.
Cette date de 16 16 figure également sur une Leçon d'anatoiuie, du professeur P. Paauw, de Leyde, gravée d'après De Ghevn pour André Stock •*. Il est douteux que la composition, qui n'est pas sans analogie avec celle qui sert de titre au traité d'anatomie de Vésale, soit du fils, encore à ses débuts.
1. Kramm, Levons on Werken der Hollandsche en Vlaamsdic Kiinstschilders, etc., Supplement, page u).