‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 147 sur 213 · Tableau non retrouvé · texte numérisé non relu

Tableau non retrouvé

4. Né à Leyde en ibbH (.'), mort à Anvers en il'viS. On vient de voir qu'il fut, en réalité, peintre et graveur. On le croit élève de Corneille Cort pour cette dernière branche.

5. Né à Leyde en 1.562, mort à La Haye en iG^q. C'est à tort que M. Taurel le dit né en iSjo, attendu qu'il étudiait le droit en iSyS. Pensionnaire de la ville de Leyde, il fut échevin de La Haye, (üomme peintre, il exécuta à Leyde un tableau de la Levée du Siège, figures de grandeur naturelle. (Musée de Leyde, n" 1376.)

6. Rammelman Elsevier, dans le Navorschcr, 2" série, tome 1\', page i8(). Amsterdam, 1S71.

OCTAVE VAN VEEN 2/5

Il se vantait de noblesse et prétendait descendre des ducs de Brahant, par un bâtard de Jean IIP.

Corneille van Veen dut s'expatrier, en 072, car il tenait pour TEspagne. M. vanden Branden a fait connaître la déclaration même de l'ancien bourgeois de Leyde-; elle nous apprend que ce fut le 24 octobre que la famille fugitive vint à Anvers. Dès le mois de février suivant, Corneille informait la municipalité de son intention de transporter ailleurs ses pénates. Il alla d'abord à Aix-la-Chapelle faire une cure et se tixa ensuite à Liège pour retourner à Leyde, peu d'années après, et v mourir en i5<)i, après avoir repris ses anciennes fonctions de bourgmestre.

Othon ou Octave van Veen était le quatrième des dix enfants issus du mariage de Corneille van Veen avec Gertrude Neckin. Né en iSSj'', il avait, par conséquent, atteint sa quinzième année lors de l'expatriation de son père. Nous ignorons ce qu'il apprit, comme peintre, de Dominique Lampsonius, dont certainement, l'influence fut considérable sur ses destinées, mais il garda longtemps, sinon toujours, la vive empreinte de l'enseignement de son premier maitre Isaac Swanenburg, un artiste consciencieux et intelligent et un homme instruit, appartenant, comme le père van Veen, à l'administration municipale de Leyde.

On ne sait rien touchant le séjour du jeune peintre à Liège ni sur les travaux auxquels il se livra en Italie, oii l'on assure qu'il devint l'élève de Frédéric Zucchero, le peintre alors le plus en vogue '', et l'ami de Lampsonius.

Baldinucci rapporte que ce fut en Italie même que van Veen entra au service d'Alexandre Farnèse : ceci n'est point exact, attendu que nous savons par van Mander que lorsque de .losse van Winghen partit, le titre de peintre de la cour échut à Octave ■'. Il paraît constant, aussi, que le jeune artiste servit l'Electeur de Cologne après avoir quitté l'Italie et qu'il eut l'occasion de se joindre à une ambassade envoyée par ce prélat auprès de Rodolphe II.

Mais lorsque Merlo fixe à l'année i585 les relations d'Otto Venius avec Ernest de Bavière, il se trompe, attendu que l'on a une preuve évidente de la présence de l'artiste dans son pavs, l'année précédente.

Revenu à Leyde en 1584, il y créa son oeuvre la plus intéressante : le portrait de famille que possède maintenant le musée du Louvre, qui toutefois, nous ignorons pour quel motif, la juge indigne de sa galerie, pour l'accrocher dans l'étroit passage qui conduit au musée de la marine.

Non seulement on lit sur l'œuvre même les noms de toutes les personnes qui y sont

1. Pour de plus amples dc'tails k ce sujet, voir un article de M. P. Génard dans le Journal des Beaux-Arts, tome IV, page 148.

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