‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 156 sur 213 · Vander Meersch, loc. cit , page · texte numérisé non relu

Vander Meersch, loc. cit , page

JEAN SNELLINCK 287

A Malines existe encore un fragment de tableau daté de 1606 : la Descente du Saint- Esprit sur les Apôtres; l'œuvre est à l'église Sainte-Catherine '.

Snellinck décora de fresques, en 16 10, la Sodalité des Gens mariés établie à Anvers; le tout fut achevé en trois Jours! ^ De 161 1 à 1612, neuf compositions, exécutées à l'huile cette fois, vinrent s'ajouter à ces peintures. Les sujets étaient tirés de la Passion du Christ ^.

On vendit à La Haye en 1762 un tableau de Noe' sortant de l'Arche^ comme l'a fait observer Kramm.

Nous avons dit que Snellinck mourut âgé de quatre-vingt-dix ans; le nombre des élèves qu'il forma pendant sa longue carrière fut très restreint; en dehors de ses Hls, on en compte dix à peine ''. Un seul acquit quelque célébrité, Abraham Janssens, qui entra chez le maître peu de temps après son arrivée à Anvers, en i585.

Parmi les précieux renseignements recueillis par M. vanden Branden touchant le vieux Snellinck, figure la mention d'une série de vingt-sept tableaux de Sièges de villes et d'une seconde suite des Sept Merveilles du monde. Ces peintures avaient été exécutées à l'huile en 16 19.

Le maître laissa aussi un grand nombre de toiles à la détrempe, — façon malinoise, — ■ paysages, etc., et parmi ces dernières, la fameuse Rencontre de cavalerie, dite de Leckerbetje [Gérard Abrahamsz.), entre les cavaliers espagnols commandés par ce dernier, et les cavaliers français sous la conduite de Breauté. Il existe de ce sujet un nombre considérable de représentations. Nous avons tout lieu de croire qu'une partie des toiles de Snellinck servit de modèle de tapisseries.

La vieille église Saint-Georges d'Anvers, démolie en 1797, contenait le tombeau de Jean Snellinck, surmonté du portrait du maître, dû au pinceau d'Antoine van Dyck. L'épitaphe donne, il est vrai, au défunt l'âge de quatre-vingt-quatorze ans, mais nous pensons, avec M. vanden Branden, que la déclaration même de l'artiste, se disant âgé de soixante-douze ans en 1620 et de quatre-vingt-six ans en i635, doit prévaloir sur l'inscription funéraire''. L'historien de l'école de peinture anversoise fait observer, au surplus, que l'épitaphe ne fut gravée qu'une vingtaine d'années après la mort du personnage.

Nous ignorons ce qu'est devenu le portrait peint par van Dyck.

La femme de Snellinck ne survécut à son mari que de cinq jours.

Jean Sadeler a gravé d'après Snellinck un Portement de la Croix et une suite de

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