‹ Le livre des peintres de Carel van Mander (volume 2)Chapitre 20 sur 213 · PEINTRE DE MUNICH · texte numérisé non relu

PEINTRE DE MUNICH

Le maître qui, de nos jours, a été la perle de rAllemagne entière, dans la peinture, est Christophe Schwartz, de Munich, en Bavière '. Il était au service de la cour du sérénissime duc de Bavière -. C'était un coloriste éminent, comme le prouvent les grandes et excellentes œuvres de Téo-lise des Jésuites ^ et d'autres conservées à Munich.

Plusieurs de ses compositions ont été reproduites par Jean Sadeler en de très belles estampes, notamment celle de la Passion où le Christ est le plus souvent étendu sur le sol '', et beaucoup d'autres choses qui vous font connaître le génie de l'auteur dans le groupement et l'attitude des figures. Goltzius, étant à Munich en iSgi, fit son portrait au crayon. Il mourut en 1594^.

COMMENTAIRE

L'éloge que van Mander fait de Christophe Schwartz met en relief les véritables prédilections de notre auteur. Les frères Zucchero, B. Sprangcr, Henri Goltzius, dans leurs allures les plus excessives, lui semblent dans la bonne voie. La constatation n'en fait que plus honneur à l'indépendance des vues de Thistoricn mis en présence de travaux plus sérieux.

1. 11 parait avoir vu le jour non loin d'Ingolstadt, vers i55o, selon quelques auteurs, mais Nagler [Künstler-Lexikon, chapitre xvi, page ii5) n'admet pas cette date et il a certainement raison. Il re'sulte, en effet, des papiers de la corporation des peintres de Munich, qu'en l'année i5i)0 Melchior Bocksperger passa un contrat avec Christophe Schwartz qui devait alors avoir plus de dix ans.

Page 1