En i558. Il en fut le doyen en iSya
4. M. vanden Branden (page 217) ne confirme pas cette assertion. Pierre De Vos était presque un artisan. Il fut le père de Guillaume De Vos le peintre, dont van Dyck nous a laissé le portrait gravé à l'eau-forte.
5. Le musée d'Anvers, k lui seul, possède une trentaine de tableaux de Martin De Vos, œuvres sages et froides, aussi dissemblables que possible de la manière du Tintoret. Les portraits du maître, beaucoup moins nombreux, sont des œuvres très distinguées. Les musées de Bruxelles, de Lille, de Nantes, nous montrent dans ce genre des créations de premier mérite. Dans un tableau du musée de La Haye (n° 225 c), le maître a introduit son propre portrait, celui de sa femme Jeanne Le Boucq, ceux de leurs enfants, ainsi que l'image du Tintoret, placé à droite et vêtu de rouge. Le catalogue assure que ces effigies sont celles de la famille van Panhuys. Le portrait de De Vos est aussi au musée des Offices, à Florence. (N" 440.)
MARTIN DE VOS
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son adresse à grouper les figures, en un mot, son génie'. Ces planches sont en tel nombre qu'on peut dire que Martin De Vos égale, s'il ne
MARTIN DE VOS
Réduction de la gravure d'Kgidc Sadeler d'après Joseph Heinz.
surpasse en fécondité, l'autre Martin, je veux dire Martin Hecmskerck.
I. Peu d'artistes ont livré aux graveurs un nombre aussi considérable de djssins. Les estampes exécutées d'après ses compositions se chiffrent par centaines et paraissent avoir occupé à la fois tous
Il était abondant, correct et précis dans son dessin. Au physique, c'était un homme de haute taille, imposant et robuste. Il est mort le 4 décembre i6o3, âgé de soixante-douze ans.
COMMENTAIRE
Martin de Vos est une figure assez importante de l'école d'Anvers. Il y recueillit la succession de Frans Floris et prit une part considérable à Tornementation des cditices du culte après le retour des Espagnols. Ce fut également à lui qu'échut la direction des ensembles décoratifs, lors de la joyeuse entrée du duc d'Alençon et de l'archiduc Ernest d'Autriche. Il s'acquitta de ces diverses missions avec la conscience qui est le côté saillant de sa personnalité artistique. Bien que ses œuvres ne soient pas très répandues hors des Pays-Bas, il eut à l'étranger même une grande réputation. Lomazzo^ parle de lui dans les termes les plus élogieux :
« Il gran Martin de Vos pittore anch' egli grandissimo. Il qualc ohre moite altre opère portale qua è là per il mondo à diversi Principi ne hà mandato quattro al Catolico Filippo Rè di Spagna, uno di Christo all' horto cô'i discepoli allumato d'ail' Angelo. r altro deir Angelo con Lotto, e le figlie che fuggono dalle arse città, il terzo di Santa Maria co'l tiglio, con San Giosetîo che passa sopra una nave per venire in porto, e r ultimo d' una Venere ignuda. sopra un letto che ride vedendosi comparir avanti un satiro con molti tesori a donaldi per acquistar la gratia di lei. E quivi è anco un Cupido che piange scorgendo il brutto desiderio di questo e la lascivia grande di quella, che per acquisitare tesori à ciascun si sottopone-. «
Martin De Vos rendit à l'art flamand le signalé service de lui conserver le chefd'œuvre de Quentin Metsys, V Ensevelissement du Christ, peint pour les menuisiers d'Anvers, et que la corporation songeait, en i58i,à aliéner. L'intervention de notre peintre eut pour résultat de faire acquérir par la municipalité elle-même le grand triptyc^ue du Forgeron, qui fut déposé à l'hôtel de ville en quittant l'église de Notre-Dame •'.
Une des dernières œuvres de Martin fut le panneau central d'un grand triptvque que Ton voit aujourd'hui au musée d'Anvers in" 88:, Saint Luc peignant la Vierge, tableau que le peintre avait otïert à la corporation des artistes pour orner sa chapelle à la cathédrale, et dans lequel il s'est représenté lui-même. L'œuvre est datée de 1602 et ne trahit chez son auteur aucun affaiblissement des facultés créatrices ''.
les ateliers d'Anvers. Goltzius, k ses débuts, a également livre quelques planches d'après Martin De Vos. Toutes ces œuvres témoignent d'une grande facilité mais d'un guùt médiocre.