‹ Le livre des peintres de Carel van ManderChapitre 138 sur 218 · ne subsiste aucune œuvre de François Minnebroer · texte numérisé non relu

ne subsiste aucune œuvre de François Minnebroer

3. François Verbeke, fils de Charles, reçu franc-maître de la gilde malinoise le 25 août i5?i, doyen en ößS. Il mourut le 24 juillet iSyo. On ne possède plus aucune œuvre de sa main. Un autre François \'erbeke fut reçu franc-maître en i5i8 et mourut en i535. (Neefs.)

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Il fit quantité d'autres choses, qui passèrent en vente en divers endroits, notamment un Hiver sans neige ni glace, avec les arbres dépouillés et les maisons plongées dans la brume, le tout d'une grande vérité. C'est lui qui est l'auteur de ces grotesques noces villageoises et autres drôleries du même genre que l'on rencontre assez fréquemment.

Vincent Geldersman. — 11 y avait encore, à Malines, certain Vincent Geldersman, un fort bon peintre'. Il avait fait une Léda^ figure à mi-corps avec deux œufs; une Suianne^ une Cléopàtre avec l'aspic, et d'autres sujets de même espèce, dont il y a par le monde de nombreuses copies. Tout cela était peint à l'huile, et non moins beau qu'agréable.

On voyait, en outre, à Saint-Rombaut, dans la chapelle des Chevaliers, une Descente de croix où la Madeleine lave les pieds du Christ et où sont réunies plusieurs autres figures très dramatiques.

Hans Hogenberg. — Dans la même chapelle se trouvaient plusieurs sujets de l'Ecriture, Caleb, Josué, etc., peints par un habile maître allemand du nom de Hans Hogenberg, fixé à Malines, où il est mort en 1544'. Il est l'auteur de la frise bien connue de V Entrée de l' Empereur à Bologne'^.

Frans Crabbe. — - 11 y avait encore Frans Crabbe ^, l'auteur du

I. Né vers i53q. 11 n'existe plus aucune œu\re authentique de sa main.

■1. Issu, selon M. Neefs, d'une famille liégeoise et né (à Malines .') vers i5oo; mort dans la même ville vers 1544. Toutes ses peintures sont perdues.

3. D'après M. Neefs, Jean Hogenberg était miniaturiste; cette supposition nous parait erronée. L'Entrée de Charles-Quint à Bologne n'est certainement pas une miniature. François Hogenberg était probablement le fils de Jean et le frère de Nicolas, également graveur, qui mourut le 23 septembre i53q. François termina sa carrière en i5oo à Cologne (J. J. Merlo, Kunst und Künstler in Köln, page 188, i85o); il était protestant. On a de lui de fort nombreuses et de fort belles planches sur les événements du xvr siècle, dans lesquelles les oppresseurs de sa patrie ne sont pas ménagés. î

Nous avons trouvé sous le nom de Jean (Hans) Hogenberg et le monogramnie de jyj^ i^i'""^ suite de six pièces : Y Histoire de Tobie, avec la date i5q4. Quel était ce second Jean Hogenberg?

4. François Crabbe, alias van Espleghen, reçu dans lagilde de Saint-Luc à Malinesen i3oi, doyen en i533, i539et 1540, mort le 20 février i553. (Neefs, tome l"'', page 212.) Il n'existe aucune œuvre de lui. Passavant émet la supposition que Frans Crabbe serait le « maitre à l'écrevisse ». (B., tome VII, page 527, et Passavant, tome III, page i5.) Un tableau de F. Crabbe, un Paysage avec une sorcière dans le ciel, passa en vente à La Haye en 1662. Voyez ^4rc/n'e/ d'Obreen, tome V, page 3oi.

maître-autel des Récollets : la Passion, peinte à la détrempe^ très bonne création. Le panneau central représentait le Crucifix, et, sur les volets, divisés en compartiments, on remarquait plusieurs belles têtes dans le goût de Quentin le Forgeron. Frans était un homme riche. Sa manière offrait beaucoup d'analogie avec celle de Lucas de Leyde. Il mourut en 154S.

Nicolas Rogier. — Nicolas Rogier était bon paysagiste'..

Hans Kaynoot. — Après lui vint un certain Hans Kaynoot , un sourd, qui le surpassa. Il peignait dans le goût de Joachim Patenier et était l'élève de Matthias Cock d'Anvers, vers i55o-.

CoRNKiLLE Enghelrams. — Comeille Enghelrams de Malines ■^ peignit, pour réglise de Saint- Rombaut, les Œuvres de miséricorde accomplies envers des pauvres, en plusieurs compartiments. 11 avait établi la distinction entre les vrais pauvres et les mendiants de profession, en guenilles, avec des vielles, etc. Toutes ces toiles étaient exécutées à la détrempe. Nombre de ses œuvres partirent pour l'Allemagne, particulièrement pour Hambourg.

A Sainte- Catherine, on voit de lui une Conversion de saint Paul, grande toile avec d'assez bonnes figures, mais cette œuvre a beaucoup souffert.

A Anvers, il peignit pour le prince d'Orange, dans une pièce du château, une Histoire de Dai'id, d'après les compositions de Lucas De Heere. De Vries y ajouta des motifs d'architecture : frises, termes, cartouches, le tout peint à la détrempe. Corneille mourut en i583, âgé d'environ cinquante-six ans ^.

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