Archives des Sciences, etc., tome 1°'', page
4. Catalogue de 1881, n" 1042. Le personnage est vêtu d'un justaucorps noir relevé de boutons d'or et coiffé d'une toque également noire.
5. Chez M.-Lescarts, à Mons. Voyez A. Pinchart, Voyage artistique en France et en Suisse, i865; Bulletin des Commissions royales d'art et d'archéologie, tome VII, page 228.
Les tableaux de van Heniessen sont peu communs. S'il en est qui trahissent l'inlluence de l'ancienne école, les œuvres d'une date plus récente montrent déjà l'action des maîtres llorentins. Il en est particulièrement ainsi de V Enfant prodigue du musée de Bruxelles, tableau daté de i536'. Le tableau du musée de Nancy, les Vendeurs chassés du Temple, est de la même date-. Le Tobie du Louvre est de i555.
M. Max Rooses fait un grand éloge du Chirurgien de village, du musée de Madrid'*, qui, sans doute, est du même temps.
En revanche, la Vocation de saint Mathieu, au musée d'Anvers, et le même sujet, daté de i528, à la Pinacothèque de Munich, décèlent l'inlluence de Quentin Metsvs. Le Saint Jérôme de Hampton Court a même été attribué à ce maître '.
Dans l'inventaire des tableaux de Marguerite d'Autriche*, nous trouvons mentionné : « Une petite Notre-Dame en illuminure de la main de Sandres >>.
Ruhens possédait de Hemessen « un portrait d'un homme avec un grand nez », (L'uvre portée à l'inventaire des tableaux délaissés par le maître anversois, sous le n" 200". M. Eisenmann a récemment identifié Hemessen avec l'Anonvme dit du musée de Brunswick '.
Une petite estampe sur bois, exposée au musée de Harlem, représente un homme coiffé d'un bonnet à grandes plumes, avec l'inscription Jan va Hemsen Scilder va Harlm. Ce prétendu portrait a servi de modèle à la planche insérée par De Jongh dans son édition de van Mander. Aucun connaisseur ne peut prendre au sérieux cette grossière supercherie.
Lambert van Noort. — Cet artiste, encore vivant à l'époque où écrivait Guichardin, est qualifié par lui de « grand peintre et architecte «. Si nous ajoutons que Lambert van Noort fut, avec les frères Dirck et W. Crabeth, un des auteurs des célèbres verrières de la grande église de Gouda, nous aurons prouvé qu'il occupait, parmi les maîtres de son temps, une place honorable.
Originaire d'Amersfoort, où il naquit vers i520, reçu bourgeois d'Anvers en i55o. Lambert van Noort resta dans sa nouvelle patrie jusqu'à sa mort, arrivée en \b~\. Les vitraux dont il livra les cartons pour l'église Saint-Jean de Gouda datent de i56o, i56i et i562 **.
Le musée d'Anvers possède de nombreuses peintures de Lambert van Noort, notamment une suite de peintures décoratives : les Sibylles, provenant de la salle des