LE CHAMEAU
Le chameau, si renommé par sa sobriété, par sa patience et sa modération, est sensiblement affecté par l'injustice -«t les mauvais traitements auxquels il peut être exposé de la part d'un maître brutal. Les Arabes affirment que, si l'on a maltraité un chameau sans motif apparent, l'agresseur échappe rarement à la vengeance de cet animal. Dans les accès de sa rage, le chameau saisit l'homme avec ses dents, le renverse et le foule cruellement aux pieds. Mais si cette puissante bête manifeste un ressentiment si profond pour les injures qu'elle a reçues, elle dépose toute haine dès que sa vengeance est une fois satisfaite ; souvent même il suffit que le chameau croie avoir assouvi cette passion furieuse sur son ennemi pour qu'il la bannisse à jamais. Lorsqu'un Arabe s'est attiré la haine de son chameau, il SB dépouille de ses vêtements et les dépose à terre près d'un chemin où l'animal doit passer. Le chameau reconnaît les vêtements de celui qui l'a traité avec injustice; il s'en empare, les secoue avec violence,
les foule aux pieds et les met en pièces. Lorsque sa fureur est apaisée, il les abandonne, et alors le maître peut reparaître sans crainte, charger et diriger ranimai, qui se soumet avec une étonnante docilité. Quand on a mis un chameau en colère et qu'on est sur son dos, il faut bien se garder de descendre, car on serait exposé à être tué par lui ; mais on le flatte de temps en tenips avec la main, et peu à peu il reprend sa marche et son flegme habituel.
L'élève traduira cette dictée au pluriel, en prenant pour titre :