Le livre des professes [microforme]
Sur le rapport favorable qui nous a été fait par ka Commission chargée de l’examiner, Nous approuvons l'ouvrage intitulé Ze Zivre des Religieuses Professes, composé par M. l’abbé Sylvain, chanoine honoraïe, déjà si bien connu par ses Paillettes dOr et par.ses autres écrits. Nous en recommandons la lecture aux personnes
pieuses pour lesquelles il a été fait et auxquelles il convient si bien.
Avignon, le 10 décembre 1878. | e
+ LOUIS, Arch. d'Avignon.
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C'est toujours avec un profond sentiment de respect que, de vive voix ou par écrit, le prêtre s'adresse à des religieuses.
C'est que, il comprend, lui éclairé par la lumière divine, il comprend ce qu'est une religieuse.
Une religieuse, c'est une âme des plus aimées parmi les plus aimées de Jésus, à qui elle s’est donnée si généreusement et si cpmplètement.
Une âme que la Sainte-Vierge a pris en affection toute particulière parce qu’elle lui ressemble d’une manière plusintime ; qu’elle garderait près d'elle comme une compagne aimée, et à qui elle dirait — si elle était là — avec ce sentiment affectueux qu'elle mettait dans ses paroles à Jésus-Christ: Ma fille !
aimez Jésus! restez près de Jésus! consolez
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Jésus! servez Jésus! remplacez-moi près de Jésus !
Une âme à qui Jésus a donné ces charmes intérieurs inconnus à la terre, mais qui ravissent les anges, les remplissent de respect et les rendraient jaloux s'ils n'étaient pas des anges.
Une âme que Jésus a appelée à lui, près de lui, afin que par son amour et par conséquent par son union intime avec lui et par sa fidélité, elle le dédommageât de toutes les ingratitudes, de tous les sacriléges, de tous les oublis, de tous les délaissements que lui fait sentir le monde — afin que par sa soumission complète à sa volonté divine, elle lui fût un aide, continuant, sous la direction de ses prètres, l’œuvre du salnt des âmes, — afin sur.
tout que par son dégagement complet de toutes choses et par sa générosité à tout accepter, elle devint, comme Jésus dans l’Eucharistie, une victime souffrant continuellement et avec joie, — elle qui peut souffrir, — des douleurs physiques, des douleurs mo-
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rales, des humiliations profondes et servant ainsi, unie à Jésus-Christ, de compensation à l’'orgueil, à l’avarice, à la sensualité.
Une âme enfin pour qui le monde avec ses richesses, ses honneurs, ses attraits, n’est pas assez vaste; que, seule, peut contenter la possession de Dieu et qui, sous un extérieur Calme, paisible et doux cache, pour ce Dieu à qui elle s'est donnée, un amour qui n’a point de nom sur la terre.
Voilà ce que la foi révèle au prêtre quand il s'occupe des religieuses !
Comment ne serait-il pas heureux d’être choisi pour les former, pour les purifier, pour les encourager ?
Aussi, comme il prie Dieu de lui inspirer tout ce qu’il a à dire! comme il demande à Dieu, quand l'heure est venue, des paroles de lumière, des paroles de force, des paroles de paix, des paroles de douceur, des paroles de plaintes affectueuses, des paroles quelquefois austères. O Jésus! nous trouvons toutes
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ces paroles dans votre Évangile ! Prêtez les
moi pour écrire ce petit livre !
Qu'il ne renferme pas un mot qui blesse, pas un mot qui trouble, pas un mot qui décourage !
Je veux, Ô Jésus, y mettre tout mon cœur;
mais laissez-moi, avant, le renfermer dans le vôtre pour qu’il y puise la lumière, le zèle, la prudence et l'amour !
Fête de l’Immaculée-Conception de la Ste.-Vierge, 1878.
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Être Professe, — dans le sens attaché à ce mot par l'Eglise catholique, — c’est avoir été admise par les supérieurs légitimes dans l’état religieux; c'est-à-dire être devenue membre d’une communauté approuvée où se font les vœux d'obéissance, de pauvreté et de chasteté — et s'être engagée à pratiquer tout ce qui est prescrit dans cette communauté pour atteindre le but qu'elle se propose.
L'Etat religieux, qui se définit : une forme de vie approuvée par l'Eglise, dans laquelle des fidèles unis en société religieuse se fixent, d'une manière permanente, pour se consacrer à Dieu, et tendre à la perfection par les trois vœux, d'obéissance, de pauvreté et de chasteté selon la règle qui est imposée, — voilà donc l’état que vous ayez embrassé.
Etre religieuse, voilà la profession dans laquelle vous vous êtes engagée.
“C'est pour vous faire connaître, apprécier, aimer cet état, — et pour vous venir en aide dans la ferme volonté qui est en vous d'en
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