Par rapport 7. Règles
1. Pour savoir jusqu’à quei point les règles obligent la conscience, il faut en distinguer de deux sortes :
Les règles qui sont énoncées par forme de précepte ou de défense portant par exemple
ces mots: nous défendons strictement... nous
n’a recours à ces paroles que bien rarement, pour des motifs vraiment graves, et encore doit-il bien connaître le pouvoir que lui donnent les constitutions.
(1) Valentin, Le Prétre Juge et Médecin, 11,203.
ordonnons...— Celles qui forment les statuts ou constitutions de l’ordre comme par exemple, le soin des malades pour les sœurs hospitalières, l'éducation des enfants, pour les ordres enseignants, — et celles qui traitent de la matière des vœux (1) Ce sont dans ce cas des lois réelles autorisées par l'Eglise, et que le fondateur a voulu rendre obligatoires en conscience. — Ces règles obligent par ellesmêmes sous peine de péché mortel, comme obligent les commandements de l'Eglise. La transgression peut cependant n'être que vénielle à raison de la légèreté de matière, ou par défaut de consentement.
Les règles qui ne sont pas énoncées par forme de précepte mais seulement de direction, e* qui ne se rapportent qu'à l’observation de la discipline : la règle par exemple qui veut qu'on soit exacte à se rendre au son de la cloche. n’imposent point par ellesmêmes une obligation de conscience; mais d'après saint Thomas, un religieux qui transgresse volontairement ces règles, pêche presque toujours ou par tiédeur ou par négli:
gence ou par curiosité ou surtout par le scandrae qu'il donne; et certes, si on doit répondre à Dieu d'une parole oiseuse et inutile, comment Dieu ne demandera-il pas
compte à une religieuse de la transgression
(1) Regulæ quæ cadun sub volis aut præceplis expressis superiorum. non carent culnà el quidem gravi
pro gravilale materiz. (Gury, 11. 145),
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d’une règle dont la violation est contraire à un ordre légitimement donné ? (1). |
2. Quand une règle contient quelque chose qui a rapport aux vœux ou est commandé ow défendu par la loi de Dieu indépendamment de la règle, on est obligé d'observer cette règle sous peine de péché, non en vertu de la règle, mais en vertu du vœu qu’on à fait, ou de la loi que Dieu a donnée ; et le péché est plus ou moins grave selon la violation du vœu ou du commandement.
3. Il y a péché mortel à violer la règle, quand même elle n’obligerait pas sous peine de péché, si cette violation a pour cause le mépris formel qu'on en fait; et ce mépris formel existe, dit saint Liguori, lorsqu'on la transgresse parce qu'on ne veut pas se soumettre à cette règle ou aux ordres supérieurs, ou qu’on regarde comme bagatelle et niaiserie de se soumettre à tant d’observances. IL n'en serait pas de même si lorsque la règle
(1) ‘ Les règles ne sont pas de simples conseils; elles ont pour obliger plus de vertus que ces derniers ; ce sont des lois vérilables alors même qu'elles n’imposent pas d’obligation sous peine de péché ; elles autorisent au moins les supérieurs à punir les infractions qui leur sont contraires, et les inférieurs sont tenus de se soumettre à ces punitions. On ne pourrait pas dire la même chose des omissions qui ne concerneraient que ce qui est de conseil : ainsi, un supérieur ne pourrait infliger une pénitence à un religieux, qui
ar exemple n'aurait pas rentes jour où la règle ne
e prescrit pas, bien qu'il pût lui permettre ce jeûne
ou même l’exhorter à le faire. ” (Craisson, 481}. |
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à n'oblige pas d’une manière grave, on n’y J manquait que par entrainement de légèreté ou de passion, ou parce que on ne regarde
me pas cé point de règle comme nécessaire au Hix salut, où qu’on ne le juge pas gravement oblitte gatoire. L’habitude même de manquer à la règle en matière légère, habitude due seulede ment à l’insouciance et à la légèreté de carscalt, tère, ne dépasse pas les limites du péché ché véniel.
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4, Le mauvais exemple aussi bien que le Le mépris formel peut rendre grave. la violation SC) d’un point de règle léger par lui-même, et ce
e mauvais exemple est bien à craindre quand il. * y a habitude de la violation. ‘ Le religieux, Ni dit saint Liguori, est #nu sous peine de péché ne grave, de ne pas nuire à sa communauté voie d’une manière considérable, entraînant au frs relachement par ses mauvais exemples; ce
11 qui aurait lieu s’il rompait le silence à tout
propos, S'iÙ laissait de côté la prière, s'il avait des allures peu modestes, s'il entrait habituellement dans les cellules des autres, ou transgressait d’autres points de ce genre.”