CT
do d'a mb rer à
4er
LOË O1t
les tat
nt, rer
les 1tes 1eté sser s la
ft CE cha- Reli-
une enir
DE
il est. 1 en-
tretient la vie dans l’état religieux est un esprit de dévouement et un esprit de paix.
Dévouement et paix ! voilà bien en effet ce
qui caractérise les âmes que Dieu a appelées’ et qui sont venues joyeuses s'attacher à lui
par ies vœux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté.
Dévouement qui donne tout, qui se donne tout entier et qui est toujours prêt à agir, à souffrir, à mourir pour celui que l'âme appelle son maître et son père. ‘* Rien de vous, n'est plus à vous, religieuses, tout est aliéné, vendu, livré en principe aux mains du souverain propriétaire. Vous êtes devenue Le bien de Dieu, son bien propre ét exclusif; comme Jésus, vous vivez pour Dieu et ne vivez que pour lui; pour l’adorer, le louer, l'exalter, le bénir, lui rendre les mille devoirs que ses saintes perfections réclament. Vous vivez pour le remercier, le consoler, le dédommager, l'aimer, le servir, le servir en travaillant, le servir en souffrant, le servir en vous dépensant. Vous vivez par dessus tout pour lui appartenir. Il y a dans ce seul mot, des mondes de vie, de ra de sainteté, de gloire et de félicité (1). ”
Paix qui ne s'inquiète ni du lendemain, ni même de l'heure qui suit l'heure présente, qui vit pour ainsi dire minute par minute sous la protection paternelle de celui qu’elle nomme si volontiers du nom si doux de Père,
{1}:Gay : De la Vie chrétienne.
— qui demande simplement ce dont elle à besoin, et qui attend avec amour ce qu’elle demande, sûre que tout viendra à son heure.
Paix qui sourit toujours, même quand les : douleurs physiques ou morales forcent ses yeux à répandre des larmes, sûre que ces souffrances sont nécessaires à son salut et à la gloire de son père.
Paix enfin, qui ne lui laisse plus même le désir ni de vivre ni de mourir, mais seulement le désir si suave et si consolant de faire toujours la volonté de son pere.
Oh! qu'il est beau, oh! qu il est bon, cet
ent qui, règnant dans toutes les maisons
igieuses, s'insinue dans l'âme de toutes te personnes qui l’habitent‘ et les anime et les vivifie !
Cet esprit peut être vicié, dans les âmes, et peut être détruit par certaines fautes qui, comme des miasmes empestés, viennent lentement le corrompre.
Ces fautes ne sont pas précisément les.
fautes graves, qui commis quelquefois, humilient profondément, et qui grâce au sacrement de pénitence et au repentir sincère du cœur, ne laissent pas de traces dans l’âme.
Ce ne sont pas non plus ces fautes vénielles. commises habituellement par une religieuse et la laissant dans cette état de tiédeur qui éteint peu à peu esprit de* foi, rend insen-.
es, et qui, t len-
it les s, husacre- ‘re du
ne.
nielles:
gieuse ur qui insen- .
sible aux lumières de la grâce, aux exhortations des supérieurs, et oblige Dieu à dire : Parce que vous êtes tiède, je vais vous vomir de ma bouche. Cette tiédeur amènera peu à peu cette pauvre âme à sa perte, mais la tiédeur d’une religieuse, quoique nuisible à la communauté ne peut pas lui faire perdre son esprit général.
Ce qui le fait perdre, ce sont ces petits manquements personnels et imperceptibles d’abord, mais qui petit à petit, se généralisent et qui font dans une communauté ce que fait dans un navire une fente légère, qui goutte à goutte laisse pénétrer l'eau. — Ces sensuadités qui paraissent insignifiantes, Ces permis-
.Sions qu'on s'accorde facilement et qui pro-
duisent dans une âme et dans une communauté cet effet qu’exprime si bien le mot de relächemnent.
Se reiâcher, c’est passer lentement et presque insensiblement du bien à un bien moins parfait. — C'est aller d’une petite omission à une plus grande, d’uñe imperfection à une faute, d’une faute à une habitude.— C’est sentir lourde et pesante cette règle qui nous paraissait si légère et si douce. — Cest en venir à ne pouvoir plus supporter ni privations, ni mortifications, ni réprimandes, ne croyant jamais ni en avoir besoin, ni les avoir méritées.— C’est enfin se débarrasser petit à petit de tout ce qui gêne, contrarie ou fatigue. , | il e voyez-vous pas comment une COmMmuU
nauté dans laquelle s’introduirait ce relâchement se disjoindrait peu à peu et finirait par perdre son dévouement et sa paix ?
Voici la simple énumération des fautes qui amène le relâchement dans les âmes et dans les communautés.
Négligence dans les exercices de piété.
Une religieuse qui commence à négliger ses prières, est une religieuse perdue. (Une comraunauté dans laquelle lesiprières ne se font pas régulièrement et pieusement, est une communauté qui se détraque. )
Oh! les prétextes ne manquent pas pour laisser l’oraison, pour venir tard à l'office, pour ne pas dire son chapelet: une insomnie de quelques heures, — un malaise général qui empéche de respirer à la chapelle — un courant d'air qui indispose, — un travail qui presse ow qui plait et qu'il faut finir à tout prix, <'une classe difficile à préparer...) |
Et vous vous éloignez du bon Dieu, ma pauvre sœur ; et vous laissez votre âme dans l'épuisement ; et la prière que vous ne dites pas aujourd'hui vous sera ‘demain plus pénible à dire; et cette prière, dette contractée envers le bon Dieu, vous la devrez toujours, quand la paierez-vous ? | . N’exagérons rien: quand on ne: peut pas réellement prier, on montre son âme à Dieu et on. lui dit comme à son père: Voyez, celle que vous aimez.est malade, et: l'âme demeure en
paix. La conscience nous dit vite quand nous pouvons rester en paix.
Plus tard, nous vous dirons comment il faut prier, aujourd’hui nous vous répétons, Priez ! Priez ! ne laissez par négligence ou paresse aucune de vos prières! Ne demandez que difficilement dispense des prières de la Com-
unauté, et lorsque vous en serez dispensée, @ que vous resterez solitaire dans. votre lit ou dans votre cellule) unissez-vous par la pensée à vos sœurs qui prient.
Manque de Ponetualité.
La ponctualité c'est la fidélité à se rendre aux exercices dès que l'heure est venue, — la fidélité à se taire, en récréation, dès que le signal est donné ; à partir, même de la chapelle, quand le temps destiné à tel exercice est fini; à se lever et à se “oucher à l'heure fixée.
Rien ne maintient l’ordre dans une maison et dans une âme comme cette fidélité exacte ; rien ne prouve mieux à Dieu qu’on est à lui, et qu'on veut lui faire plaisir. — La cloche n'est-ce pas le signal que Dieu fait donner ? C’est lui, c'est Dieu {qui m'appelle ! allons vite ! voilà le cri de l’âme aimante.
Le manque de ponctualité retarde les exercices, les trouble, fait perdre le temps, accoutume à la vie irrégulière ; et Es L dans une maison on prend l'habitude de lérrégularité, il y a bientôt un désordre général
Un point v’est réellement qu'un point, mais il en soutient un autre; et ce premier soin qui manque, entraine nécessairement l’affaissement du second. — Ne méprisons pas les minutes elles sont nécessaires pour maintenir les vertus.
Manque de complaisance et de politesse.
Ceci parait peu de chose, mais l’habitude de manquer de complaisance et de’ politesse refroidit la charité et l’éteint petit à petit. Elle est cause de ce serrement de cœur qui finit par rendre froid, boudeur, antipathique ; elle déchire de pauvres cœurs délicats qui se seraient épanchés si volontiers et qui se ferment en souffrant. — C'est une réjunse brusque, c'est un air raide, c’est un refus net de rendre un service parce qu'on n’a pas le temps, c’est une moquerie poussée jusque la fin, alors même qu'on en voit les effets pénibles. |
Nous aurons plus tard à parler loñguement de la charité ; disons seulement ici que 1ien n’est délicat comme cette vertu) Dans une communauté, si on veut être héureux, il faut plus que le simple amour de charité, il faut l'amour d'affection, il faut les prévenances, il faut les délicatesses du cœur, il faut un peu de sympathie, un peu de compassion ; ilfaut en un mot s'aimer comme des sœurs. : N’êtesvous pas rassemblées toutes par les soins de Jésus et rassemblées pour vous aimer ? C'est
ue de à
es bé
DE HO SO © or
pénible à dire, mais que de communautés dans lesquelles bien des cœurs ont prodi-
gieusement souffert : on ne s’y aimait pas !
Manque de silence et de recueillément.
Une communauté silencieuse est ordinairement une communauté fervente et régulière.
Quand on se sent. en passant dans les corridors, comme pénétré par une atmosphère de calme et de paix, quand on peut voir les religieuses, aller paisibles et recueillies, chacune à leur emploi, la tenue et le regard modestes, on peut dire que dans cette maison, le commandement est facile, la charité douce, et que Jésus-Christ y règne réellement en maitre.
Une communauté dissipée n'est plus la maison du bon Dieu.
Nous appelons dissipée une maison où tout lé monde est pressé et empressé, — où rien ne se fait avec calme, — où de bruit est à peu près incessant dans les allées et venues parce qu'on ne pense pas à marcher posément, et parce qu'on n’est pas accoutumé à demander et à donner un renseignement ou un ordre à Yoix un peu basse. Un
Dans ces maisons, l'esprit d’oraison y est :mpossible,— la douceur de l'amour de Dieu y est inconnu, — les rapports entre les sœurs Loan ordinairement brusques et sans affa-
ilité, — l’obéissance surtout y est pesante,— las murmures y sont fréquents, et on peut
dire, humainement au moins, presque justifiées : il n’y a pas d'ordre.
Ce n’est pas en récréation, mais plutôt à la
porte d’une cellule ou dans la cellule même, où on va pauE pärler, que se forment les petites cabales, les petits complots qui détruisent si vite le bon espiit d’une communauté,. (Oh! si nous avions ici un conseil à donner aux supérieures nous leur dirions : Recommandez le silence, silence de paroles, silence d'actions. — Donnez l'exemple d’un grand silence, qu'il n'y ait rien en vous de brusque, d'empressé, — que votre ton de voix soit plutôt plus bas que plus élevé. J |
Préoccupation de la santé.
‘© IL est des personnes, dit Collet, si tendres sur elles-mêmes ge tout les inquiète. Un ‘ jour elles ont mal reposé, un autre jour elles ont; une migraine qui les tue. Le chant ou .a simple récitation du petit office les étouffe: il faut qu’elles sortent de la chapelle pour respirer le grand air. Leur cellule est mal exposée. Ces sortes de personnes toujours malade sans maladie, n’atteignent jamais l:
perfection de leur état; elles sont malheu.
reuses et rendent malheureuses les autres . Elles ne font rien qui soit digne du Maitre auquel elles se sont consacrées. La tiédeur qui est leur vrai partage les rend incapables -de faire le bien que Dieu leur avait réservé,
“ue
Pa, 0 PE NT
ne |
Lt, An BL om en æ <-{ FF ET ni
, ne
a |} et petit à petit, ces infirmités à peu près àla À imaginaires se changeront en infirmités me réelles. ” | SCC N’exagérons pas les choses : Une supérieure t les | + CRE p Tone de reg dé- |! doit être pour les malades, les infirmes, les ne | santés délicates, d’une immense maternité. Son devoir est de ne rien épargner pour nner guérir, souager, soigner celles de ses enfants on qui souffrent; elle doit même puiser la con- Tence descendance et la bonté, jusqu'à avoir d si M réellement pitié des maladies imaginaires, et sque, L essayer de les guérir par un redoublement lutét M d'affection (c’est souvent le seul remède),
mais que la religieuse sache bien qu’elle doit, elle aussi, surmonter ces petites misères inhérentes à la nature, qui passent souvent bien vite par le mépris qu’on fait d'elles. — Qu'elle n’aille pas surtout se préoccuper d’une maladie qu'elle peut avoir; qu’elle ne regarde pas une heure d'insomnie comme l'annonce d'une grande maladie ; — si elle est simple, elle ira dire à sa supérieure la fatigue qu’elle éprouve, comme une enfant le dit à sa mère, et elle se laissera traiter, et elle acceptera le soulagement qu'on lui offrira ; et si le bon Dieu permet qu'on n'ait pas pour elle la pitié affectueuse qu’elle avait droit d'attendre, elle ira le dire aw bon Dieu, mais rien qu’au bon Dieu; croit-elle que Dieu ne saura pas faire des reproches à celle qui en mérite? Er,
Dévotion exagérée ou singullèe,
C’est là une vraie source de trouble et de division dans une communauté. Quand est-ce donc qu'on pourra faire comprendre aux religieuses que toute sainteté, leur sainteté personnelle, est attachée à l'observation simple de leur règle ? Tout, mais nt plus ni moins.
La singularité dans la dévotion est le défaut le plus tenace et le plus nuisible surtout quand elle forme un parti ou un simple groupe qui se croit plus pieux que le reste de la communauté.
On se croit appelé par Dieu à quelque chose de plus parfait, — on multiplie les pratiques de dévotion en dehors de la règle, on reste à l'église plus longtemps que les autres, — on trouve qu'il y à beaucoup de relâchement dans la communauté, —on prend tout de suite un extérieur plus raide, plus humble, plus serré, —on laisse échapper quelques paroles de blâme indirect contre les supérieurs qui refusent une communion de plus, — on demande des pratiques de piété avec insistance, on murmure contre le confesseur qui tient dans l'humilité. .
Ecoutez saint François de Sales : “ Si j'étais religieuse, dit-il à une sœur, je pense que je ferais ceci: je ne demanderais point à communier plus souvent que la communauté le fait; je ne demanderais point à porter la haire, le cilice, la ceinture, à faire des jeûnes extraordinaires, ni disciplines, ni aucune
autre chose ; je me contenterais de suivre en
tout et partout la communeuté. Si j'étais.
robuste, je ne mangerais pas quatre fois le jour; mais si on me faisait manger quatre fois, je le ferais et ne dirais rien. Si J'étais. débile, et que l’on ne me fit manger qu'une fois le jour, je ne mangerais qu’une fois le jour, sans penser que je serais débile ou non. Je veux peu de choses, ce que je veux, je le veux fort peu. Je n’ai presque point de “ésirs ; mais si j'étais à renaître je n’en aurais point du tout. Si Dieu venait à moi, j'irais aussi à lui. S'il ne voulait pas venir à moi, je me tiendrais là et je n’irais pas à lui. Je dis donc qu'il ne faut rien demander ni rien refuser, mais se laisser entre les bras de la Providence divine sans s'amuser à aucun désir, sinon à vouloir ce que Dieu veut de nous.”
Que ce soit là votre règle de conduite et rappelez-vous que la voie commune est toujours la plus sûre.
Amitiés particulières.
Elles sont nuisibles à l’âme parce qu'elles
poussent peu à peu à la sensualité, nous en parlerons dans la seconde partie. — Elles sont nuisibles à la communauté, en ce qu’elles sont injJurieuses aux autres sœurs qu'on paraît mépriser en les laissant de côté, en ce qu’elles. détruisent la charité, excitant la jalousie et. sont pour beaucoup de sœurs ainsi unies une source de fautes nombreuses: manque au
ee ren nn Re ee 0
silence, d'abord comment ne pas se parler et ne pas se parler en cachette ; — manque à l'obéissance, on leur a défendu de rester ensemble et elles ne cherchent que les occa- | sions d’être à côté, — manque à la pauvreté, est-il possible qu’elles ne se fassent pas de petits présents, qu'elles ne travaillent pas, toujours en cachette, l’une pour l’autre ? — manque au respect des supérieurs, est-il possible qu'elles ne se disent pas les défenses qu'on . leur a faites, qu’elles ne les trouvent pas injustes, qu’elles n’accusent pas leurs compagnes de rapporter ? — manque d'esprit intérieur, Dieu ne reste pas dans ces cœurs qui pen pour de l’amitié ce qui n’est que de passion.
Fréquentation des parloirs et recherche des nouvelles.
Les gens du monde quand ils veulent faire l'éloge d’une religieuse disent : elle va peu au parloir ; veulent-ils marquer le peu d’estime qu'ils font d’une communauté, ils disent : Les parloirs sont toujours pleins. |
‘Quelle est la religieuse qui a pu dire devant le bon Dieu après une heure de parloir : j'en suis revenue plus sainte !
Le parloir fait perdre le temps, — le parloir. dissipe, — le parloir donne l'esprit du monde et, le faisant quelquefois regretter, affaiblit la vocation. — Le parloir est la source de beau- <oup de tentations. : à | La curiosité pour savoir les nouvelles, cause
et ‘Ÿ aussi un immense préjudice à l'esprit d’une
v,0 Y communauté. Interdissez-vous sévèrement la
ster lecture des journaux quels qu'ils soient, des
CCa- livres futiles, des recueils périodiques. Ne
été, À lisez rien sans permission et demandez peu de cette permission. Oh! si vous aviez l’amour
pas, de votre emploi comme toutes vos pensées,
1 toutes vos lectures tendraient à vous rendre
ible plus apte à le remplir!
l'on
pas | TITI
om- | |
nté- Savez-vous les effets que peuvent produire, qui | armi les membres d’une communauté, l’ha-
de itude des fautes que nous venons d’énu-
mérer ?
En voici la liste qui vous paraîtra longue mais qui n’est que l'indication des différents esprits, esprits mauvais, que le démon vient
aire M peu à peu mettre à la place de l'esprit de déau, | vouement et de paix.
ime Cette liste vous servira de miroir pour les reconnaître en vous la moindre tache à mesure | qu’elle se montrerait, et vous aidera à la faire ant | disparaitre aussitôt en. vous rapprochant du en bon Dieu à l'aide de la prière, et vous appliquant plus fortement à l’accomplissement de Loir votre devoir de l'heure présente. 1 de Pr tla Mauvais esprits qui peuvent s’insinuer dans. :
les communautés. :
Esprit d’ambition qui cherche à avoir un emploi plus élevé que celui qu’elle a à fem-
— — — = — — = = == LE — / OR se Be sp = +5 ER — — = == SE à " #. Sa : PE " —
plir et qui, pour cela, flatte les supérieurs dénigre délicatement ses compagnes, pen tous les moyens pour faire montre de ses talents.
Esprit de babil qui parle partout, parle de tout, qui sait tout, qui se mêle de tout et remplit habituellement la maison du bruit de sa voix qu’il ne peut jamais modérer.
Esprit de bouderie qui, après la moindre observation, reste un ou deux jours sans ouvrir la bouche ; montre à tout le monde un visage sombre, morne et va jusqu’à refuser de prendre sa nourriture.
Esprit de critique qui contrôle tout ce qui se fait et croit passer pour spirituelle et clairvoyante en trouvant quelque défaut à tout.
Ses supérieurs n'échappent pas 4 sa langue méchante et ses compagnes la redoutent et la fuient. — Il est mécontent de tout : tantôt c'est la nourriture, la maison qu’il trouve détostable, tantôt ce sont ceux qui vivent avec lu: qui sont grossiers, tantôt c’est son emploi qui est trop lourd, tantôt la communauté qui a besoin de réforme.
Esprit de caprice qui ne peut jamais passer deux jours dans lé même état et avec les mêmes idées; qui passe avec une facilité in- <royable de l’amour à l'indifférence, de l’indifférence à la haine; — qui demande un emploi avec insistance et qui, un mois après,
ne peut plus y tenir et refuse de continuer à
de remplir. ; | Esprit de curiosité et d'indiscrétion qui veut
Jr