‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 161 sur 222 · EN · texte numérisé non relu

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implore? Je conviens que ce sont là les der.

niers objets qu’elle doit solliciter. Mais enfin, s'ils sont demandés avec la subordination convenable, s’ils sont véritablement des biens franc pour nous, c’est-à-dire, s’ils ont quelque liai. leu son avec le salut, seul bien sur lequel se 4 €

doivent mesurer tous les autres, la prière les doule obtiendra. C'est la prière qui quelquefois Wd6ses attire des richesses innocentes dans des mains Rebrét pures; qui souvent soutient les familles. ver- fait ré tueuses et les empêche de décheoir; qui fait Re la asseoir parmi les princes du peuple des est da hommes que l'ambition n’a point poussés R0nt dk dans la carrière des honneurs ; qui couronne R"‘{"4 les fronts modestes des rayons de la gloire etWrel2vé de l'estime universelle: qui présente desRuon s secours inopinés au pauvre assez généreux ma pour dédaigner ‘a ressource du crime; qui, R?°n1re par d’heureuses révolutions de fortune, fai RAeTa sécher les pleurs de l'innocence, et ramène la Bouelle

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prospérité au milieu de ceux qui avaient eujétte t assez de vertu pour supporter chrétiennement EEMP les privations de l’indigence. gi

Seraient-ce le soulagement, la consolation dans les misères du corps, dans les peines du cœur, que la prière appelle de ses vœux? Ce soulage ment, cette consolation ne lui seront pas reiu: sés, dans la mesure qui convient pour Île salut. O vous tous qui êtes dans la peine e l'affiction, nous dit le Seigneur, venez à moi venite, omnes; exposez-moi vos misères; def mandez-moi le soulagement ; et vous l’obtien: drez, ei ego reficiam vos. |

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4 6 Voyez-vous cette mère désolée, dont tous nation à les traiss annoncent les privations et la souf- , biens à tance ? De pauvres enfants lui demandent en se lial leurant, pour apaiser leur faim, un morceau uel se 2% ain qu'elle ne peut leur donner. La bre les douleur a percé son cœur, une pensée de quefois désespoir a effleuré son âme; mais elle est main, Benrétienne ; elle s’est jetée à genoux, elle a Les. ver. Bit répéter à ses enfants privés de leur père ui fait Bde la terre, l’invocation au Père commun qui ple des est dans les cieux. D’une commune voix ils poussés ont dernandé le pain de la journée, parem

inostrum quotidianum da nobis hodie. Elle s’est: relevée, l'espérance dans le cœur, la consolation sur le visage ; la voilà, qui pleine de courage, va se livrer à un travail que Dieu bénira; et le pain de chaque jour ne manquéra plus à la famille protégée du Giel.

Quelle est cette autre femme à genoux sur ette terre fraîchement remuée, et toute dé- Étrempée de ses larmes ? (C’est une mère qui prie sur la tombe de son fils, l’unigae objet de ses affections terrestres. Sa douleur est mmense comme était son amour... Mais je Ba vois qui se relève le visage enflammé; un clair de bonheur étinceuie sur son front ; elle à eu dans sa prière une vision des cieux :

image de son fils s’est montrée à elle toute prillante de clarté ; elle l'a vu dans la compa- Baie des anges ; elle l’a vu tourner vers elle in regard ardent, comme pour lui &::e qu'il

uronne loire et nte des énéreux Le ; qui ane, fait mène la ient eu nement

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enir au plus tôt partager son bonheur

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aimera toujours, comme pour l’inviter à

Seraïent-ce les biens de la grdce que la prière EL — sollicite? ah} c'est ici que son pouvoir se déploie avec plus d'éclat. Quel'es vertus ne marchent pas à sa suite? Quelles tentations ne fuient pas devant elle ? Quels vices n’expirent pas sous ses coups? L’enchai..ement des passions, elle le dissipe ; les traits de la volupté, elle les émousse ; les rigueurs da & r pénitence, elle es adoucit. Si la raison Bt:

s'égare, elle la redresse ; si le cœur est près Epu] de succomber, elle ie fortifie; si l'amour.

ropre s’'aveugle, elle lui arrache son banBay

eau. Dans la voie du salut nu] obstackBpris qu’elle ne surmonte, nul piège qu’elle ne déÆ l'étm couvre, nul précipiée qu’elle ne comble. Aux yeux d’un homme de prières les vices n’étalentk plus que des charmes impuissants; dans sk; main la coupe empoisonnée se brise et laisse échapper le poison ; sous ses pas le terrain le moins solide s’affermit ; et le monde, qui pour tout autre n’est qu'une grande tentalion et une occasion continuelle de chutes déplo rables, devient pour lui un temple de paix, où ‘un théâtre de victoires.”

Dilatez-donc vos cœurs, vous surtout âmes; consacrées à Dieu, et, par cela même, aimée plus particulièrement de Dieu! Demandes demandez! Priez! Priez! Si la prière di prodigue est si puissante, quelle ne sera pas lé puissance de Penfant de la maison, de celui ‘qui le Père dit: Tout ce que j'ai est à toi ?

L prière voir se rtus ne atations es n’ex- .æment s de la As de la raison est près l'amour.

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