L\ PRIÈRE DOIT ÊTRE FAITE AVEC ATTENTION
L’attention dans la prière consiste à avoir l'esprit et le cœur pénétrés ou des pensées et des idées que nous exprimons par nos paroles — ou de la pensée de Dieu à qui nous nous adressons.
Cette condition de la prière est exigée par le simple bon sens.
Les juifs écrivent sur la muraille de leurs synagogues : La prière sans altention est un corps sans âme; et cette pensée est exacte.
Dieu ne veut pas seulement le corps, il veut l'âme aussi; et ce n'est pas le corps qui de. mande, c'est l'âme. — Comment osez-vous attendre que Dieu vous écoute et vous exauce, dit S. Cyprien, quand vous ne vous écoutez pas vous-mêmes ? — Comment voulez-vous que Dieu se souvienne de vous, pendant que vous vous oubliez vous-mêmes ?
: L’attention est souvent difficile à cause de la mobilité de notre esprit. On pourrait ce.
pendant le fixer : |
4. En se préparant à la prière quelques momers avant de la prononcer. Cest le con:
seil du S.-Esprit: . Avant de prier dispose ton dme.— Ne pas aller précipitamment au liou où se fait la prière ; si c’est à l'église, prendre pieusement de l’eau bénite et se rendre posé-Æ ment et. modestement. à sa place. — Faire I signe de la: crois. avec une certaine lenteur,
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et ri chaque parole avec une certaine gra vité.
2. En ne voulant pas faire des prières trop longues. — Il vaut mieux, en principe, quard on prie seul, mesurer le temps qu’on destine à la prière que compter les prières qu’on dira
ndant ce temps. Une prière précipitée, breouillée ne peut être favorablement accueillie par le bon Dieu. — Quand on prie en commun ou que les prières sont déterminées par la règle, l'office par exemple, il est bon de s’interrompre de temps en temps pendant une demi seconde au plus pour élever son cœur à Dieu : un regard sur le tabernacle, sur le crucnifix, sur une image tenue dans le livre, peuvent suffire.—Il est bon d’avoir certains mots de l'office qui nous avertissent de cette élévation de notre cœur, le mot Deus qui se rencontre si fréquemment, le Gloria Patri, le Deus in adjutorium, le Benedicamus Dominr…
3. En s'efforçant de se pénétrer du sens des mots de la prière quand ce sens est connu.
Voilà pourquoi, il serait utile dans les com-
Emunautés qu’on expiiquât les principales for:
nules de l'office, les versets qui reviennent le plus fréquemment, l’idée générale des psaumes qui sont récités tous les jours. Ce travail ne serait pour le bien de l’âme.—Se pénétrer au moins
en parlant des effets de la prière.—
8 long et serait d’un grand secours.
d'une des pensées que nous indiquerons plus [-11 0 es les âmes qui ne récitent pas leurs,
prières, mais qui les parlent. L'âme qui aime et qui veut dire son amour, l’âme qui a besoin et qui veut demander, l’âme qui est triste et qui veut être consolée, l’âme qui, à son tour, veut consoler, ne récite pas une prière, et alors même que sa prière est app'ise par Cœur ou.
* parent est lue, elle sent bien qu’elle /a fait. ä e qui fait une prière ce ne sont pas les mois di c'est ce que le cœur met dans les mots. ‘at 4, En éloignant avec paix, maisavecnettetE les distractions qui, survenant pendant kqu prière, détournent notre esprit de Dieu.—Cel distractions peuvent être absolument involo taires ei tenir à la mobilité de notre esprit elles peuvent être volontaires dans leurs cause produites par notre dissipation habituelle, pa une trop grande préoccupation de ce qui no
arrive ou de ceque nous avons à faire, par ul manque de préparation immédiate avant rière ; quelle que soit leur cause, repousson es doucement et continuons notre prière € nous attachant plus fortement au sens des mo , que nous »prononçons, ou, si c’est pendail Voraison mentale, en prononçant avec une cel Ce
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taine force de volonté quelques actes 0 quelques paroles adressées à Dieu qui noi °°! écoute.—Une prière pendant laquelle les d@"0 tractions qui nous harcellent sont rejetés d reviennent encore, sont encore répoussédi" le peut être une prière pénible et sans goût ; e “a n’est pas toujours une prière sans mérites, Los
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Cette condition est tellement dans la nature ide l’être qui demande, qu’il semble inutile d'insister,
s: Non, il n’est pas difficile de se sentir humble pauses jquand an pense à ce qu’on vient faire en se Ann présentant à Dieu.
eu.— "5 On est là pour demander quelque chose ; ‘le né nvoloN nest donc des mendiants. eu tre esp'iÜS On est là pour implorer un pardon; on est te urs CA onc des coupables. le
ituelle, Jai e qui n0 ire, par ul te avant repousson e prière el ns des TM st pendai ec une & actes !
UL qui noi blle les dl nt rejetét répoussét y goût ; € mérites.
On est là pour attendre la guérison de son qi ime ou de son corps ; on est donc des malades. fl On est là pour remercier ; on est donc des Jébileurs.
On est là pour adorer ; on est donc des étres infiniment inférieurs à celui qu’on adore, des tres qui lui doivent tout et qu’il pourrait éantir sans leur faire la moindre injustice.
M Cette humilité doit étre au fond du cœur et l'est elle qui doit inspirer les pensées et les aroles de la prière. L'histoire du publicain du pharisien nous donne la plus précise
es leçons. Elle doit aussi se manifester par extérieur de celui qui prie. | Sans doute, à moins d’une indication pré- :.
psc dans les As, publiques, il n’est pas de psition absolument rc'juise pour la prière, ais la position à genoux est la plus conforme
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‘ ils nous obtiendront des grâces de conversion
sentons le besoin de Ares les saints d’être no"
aux sentiments d’'humilité qui remplissent le cœur; c’est à genoux qu'on implore ja pitié, à genoux qu’on attend le pardon.—La prostra.
tion a quelque chose de plus humble encore, —La tenue debout est plus respectueuse ; c’est debout que l'Eglise fait chanter le Credo et le Gloria Patri.—La tenue assis rappelle davan. À tage la famille.—Il faut être malade ou retenu au lit par la règle pour prier couché; mais quelle que soit la position, c’est surtout le cœur que le bon Dieu regarde, car c’est lui qui donne à la prièrs sa valeur.
C'est ce sentiment de notre pauvreté, de notre faiblesse, de notre ingratitude et de ce que le péché a mis en nous de repoussant, qui nous porte, indépendamment de toute autre considération et du précepte formel de | l'Eglise, à nous adresser aux Saints et surtout à la très sainte Vierge pour qu'ils présentent nos prières à Dieu. Ils sont les amis de Dieu, ils l'ont servi, ils l’ont aimé; et Dieu, qui peut sans aucune injustice repousser notre prière, doit à son affection pour eux et à leurs mérites unis aux mérites de Jésus-Christ d’écouter leurs demandes.—Ils sont bons, miséricor. dieux, ils ont surtout le zèle de la gloire de Dieu et, pour nous aider à sauver notre âme,
et de préservation.
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La confiance est la ferme Persuasion
Dieu, infinimens bon, nous ACCordera les gr que nous lui q Mandons.