‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 192 sur 222 · CES · texte numérisé non relu

CES

autant de fois qu’elle le voudra et que la règle le permettra.

A religieuse fidèle aime la sainte communion parce qu’ellesait que chaque communion Pélève jusqu'a Dieu et que la véritable grandeur, celle à laquelle elle aspire, est en Dieu seul.—Oui, plus l’âme s'approche de Dieu plus elle devient grande, et quand elle a communié peut-elle être plus près de Dieu ? Elle ne fait

w'un avec lui ; tout intervalle a disparu entre

ésus et l’âme et elle peut dire en toute vérité : Jésus demeure en moi et moi je demeure en lui ; ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus qui vit en moi ; je suis devenue participante de la nature divine. Et aux yeux des anges et des saints la créature la plus pauvre, la plus petite, la plus ignorée sur la terre, est plus grande, quand elle vient de communier, que tous les génies et que tous les héros que tout le monde admire ! |

La religieuse fidèle aime la sainte communion parce que chaque communion enrichit son âme des dons les plus précieux.—La sainte communion inspire l'humilité, protège la pureté, persuade la douceur ; par elle la foi devient plus vive, l’espérance plus ferme, la charité plus généreuse et plus ardente.

Demandez un acte de dévouement ou un sacrifice à l’âme qui vient de commumier et vous verrez si elle hésitera.—S'il nous était donné de voir une âme après la sainte com munion, ge spectacle ravissant frapperai pos regards ! Nous verrions une épouse parée

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, aMabilité, ]a douceur ? 11 4 a religieuse fidèle aime la sainte commu- | e vérité : niOn parce v'elle lui 4Pporte tous Jes trésors | e en lui ; € la Science qui fait COMprendre et aimer les {| fui vit en Le oses du ç 1, et qu ême r les choses | a nature de la terre donne une Perspicacité et une prusaints la dence qui étonnent, et Surtout y Pratique 1e >, la plus 1 fait évite les graves erreurs dans fes. | e; quand LE Ouelles tombent les “évants—[La sainte com- l 2 génies Munion est s uvent aussi #n foyer ères : | monde 8 esprits sans culture ÿ Ont puisé des con- | Naissances su Périeures à celles de tous les sa. | COMMU- E vants du siècle, et les docteurs de p &lise ont ! enrichit avoué qu’ils avaient a pris, après ] commuà sainte MON, das ce apport intime entre Jésus et tège LE. âme, des vé ités q Jêmais ne leur e la foi avaient Montrées Je

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n’a pas senti l’apaisement venir tout-à-coup ! qui n’a pas pleuré du bonheur d’avoir retrouvé a paix |

a religieuse fidèle aime la sainte communion parce qu'elle lui permet de recevoir, de la manière la plus intime, la grâce spéciale attachée à /a chair de Jésus-Christ, à son sang, à son cœur, à son esprit, à son âme, à sa divinité, car c’est tout cela qu’elle reçoit par la sainte communion.—Communier c’est entrer en communication des biens possédés par deux personnes qui se sont réciproquement unies d'amitié et d'intérêt et qui se donnent mutuel. lement l’une à l’autre, par un contrat solennel, tout ce qu’elles. possèdent ; or la communion sacramenteile n’est-elle pas un contrat entre Jésus et l’âme ? Dieu se donne à l’âme, l’âme se donne À Dieu ; Dieu se donne tout entier, lui ei iout ce : ae possède, l’âme se donne tout entière, elle et tout ce qu’elle possède.

Oh ! que de granÿs et sublimes mystères se montrent à nos regards !

La chair de Jésus-Christ, à laquelle est attachée une grâce de pureté, d’innocence et de consécration s’umit à la chair de la communiante, dit le P. Avrillon, et lui communique cette grâce de pureté, d’innocence, de con: sécration qui la sanctifie,—qui la soumet à

l'esprit, —qui arrête la pente naturelle qu’elle}

a vers les plaisirs sensuels et les répugnances qu'elle à pour la pénitence et les mortifica tions,—qui*enfn ia préserve, La soutient et li

à-COUP !

etrouvé

>ommuvoir, de spéciale on sang, livinité, Sainte rer en r deux , unies nutuel.

lennel, union | entre , l'âme entier, donne ède.

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munie Conmet À u’elle} ances tifica- , et la

Le cœur de J ésus-Christ au une grâce d’onction et d’am e la Communiante foi vive et

ine dans

les choses même les plus pénibles que Dieu

exige de sa fidélité.

"2 ses erreurs, de 45. P'éJugés ; ja rend aux vérités divines, plus soumise de ses Supérieurs, —]ui d

Parfaite Connaissance de Dieu et de

dme sainte de ‘Jésus-Chr

ses entête.

plus docile

seule fois sur le calvaire, le sacrifice qui a racheté le monde tout entier.

. La vie de Jésus-Christ, à laquelle est attachée une grâce de vie intérieure et surnaturelle, s’unit à la vie de la communiante et lui communique la vie de la grâce et la vie d'union par laquelle cette âme demeure en Jésus- Christ et Jésus-Christ demeure en elle.

La divinité de, Jésus-Christ, à laquelle est attachée une grâce d’élévation et de transformation, s’unit à la nature de la communiante et la fait pour ainsi dire sortir de son être pour entrer dans l'être de Dieu ; elle cesse en quelque manière d’être ce qu’elle est pour participer à la nature divine et être heureusement transformée en Dieu.

Voilà les communications ineffables qui se font entre Jésus et l’âme qui communie; E pa: voilà pourquoi elle aime tant la sainte com- KE mi

munion, la religieuse fidèle ! ou!

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